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Résidus de pesticides dans l'alimentation : des statistiques officielles pas vraiment claires ?

Agroécologie  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com

En se penchant sur les données de surveillance des résidus de pesticides dans l'alimentation, publiées régulièrement par la direction générale des fraudes (DGCCRF), l'association Générations Futures s'est rendu compte que les chiffres communiqués ne faisaient pas la distinction entre fruits et légumes bio et non bio.

« Faute de spécification, nous pensions bien sûr que les chiffres fournis par la DGCCRF dans les documents résumant ses plans de surveillance (33567) concernaient les fruits et légumes issus de l'agriculture intensive, les résultats concernant les produits biologiques étant présentés à part des résultats des plans de surveillance dans les rapports de la répression des fraudes », explique l'association.

Erreur : les résultats communiqués publiquement portent sur l'ensemble des échantillons, bio et non bio, sans distinction. De fait, après avoir refait les calculs, Générations futures obtient des chiffres, pour les échantillons issus de l'agriculture conventionnelle, « significativement plus élevés que ceux communiqués officiellement ». Ainsi, en 2017, « 66,70 % des fruits non bio contenaient des résidus de pesticides quantifiés (contre 63,10 % annoncés dans les plans de surveillance mélangeant bio et non bio) ; 45 % des légumes non bio contenaient des résidus de pesticides quantifiés (contre 43,20 % annoncés...). Pour l'ensemble fruits + légumes : 53,80 % contenaient des résidus de pesticides quantifiés (contre 51,30 % annoncés...) », corrige-t-elle.

Réactions7 réactions à cet article

 

Intéressante réaction: les chiffres ne sont pas si différents, bien qu'un peu plus élevés, mais pourquoi Générations Futures ne mentionne-elle pas les chiffres recalculés pour les fruits et légumes bio? Seraient-ils différents de 0?

Anonyme | 17 septembre 2020 à 09h31
 
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Les pesticides sont utilisés en production conventionnelle ET en bio, la précision est importante car beaucoup de gens pensent que bio = sans aucun pesticide, ce qui n'est pas automatique.
Et la distinction entre pesticide "naturel" et "de synthèse" est un faux argument, naturel n'étant pas forcément sans danger (pour l'applicateur, et l'environnement).

Applefish | 17 septembre 2020 à 10h04
 
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GF joue pleinement son rôle de promotion des rayons bio des grands distributeurs...
Toujours la promotion par le dénigrement. Ces gens de marketing sont particulièrement retors.

Albatros | 17 septembre 2020 à 11h32
 
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Je pense que Générations Futures ne mentionne pas de chiffres recalculés pour le bio car ils apparaissent dans le document de la DGCCRF, dixit l'article, paragraphe 2.

Noder | 17 septembre 2020 à 11h45
 
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Je suis surpris par le contenu de cet article. Le décalage n'est pas énorme entre le global et le calcul sur l'intensive. Ce qui donnerait du sens à l'argumentation serait de connaitre les résidus dans les produits Bio ?

Thierrylt | 17 septembre 2020 à 13h04
 
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Bon faut pas rêver ,ou vous bouffez votre propre production en épluchant les chenilles ou ne gardant qu'un morceau, ou trier 1 à 1, noisettes, cerises, prunes, et oublier tout ce qui est de la famille du chou, mais vous n'achèterez jamais les mêmes produits "réellement bios" au magasin, petits moches et véreux.
Quand aux salades après une attaque de vers fils de fer (taupins) mieux vaut attendre févier et les pissenlits.

pemmore | 17 septembre 2020 à 13h09
 
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J’adore le bon sens pragmatique de Pemmore, c’est tellement réaliste de ce qu’un rural vit !
Je ne suis pas exagérément surpris par la le peu de différence entre les deux types de résultats. De même, pour les côtoyer régulièrement dans mon travail, je ne suis pas surpris de la méthode de travail de la DGCCRF : elle travaille selon SON cahier des charges, donc pas forcément A CHARGE comme ont tendance à vouloir faire les organisations de consomma(c )teurs. D’ailleurs je rejoins entièrement leur analyse des résultats indiquée dans le dernier paragraphe du lien. Les organisations de consommateurs ont une fâcheuse tendance à vouloir faire leurs tests et leurs statistiques selon leurs propres méthodes, qui n’ont rien d’officielles. Il en découle des « aberrations » quant aux résultats exprimés, notamment quand ils parlent de traces… Pour avoir travaillé en laboratoire, on indique des résultats par rapport à des limites de quantification, selon des méthodes normées et validées, pas des traces dont on ne connait même pas l’ordre de grandeur, ni la méthode de mesure.

nimb | 17 septembre 2020 à 14h39
 
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