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Restauration collective : le nouveau Conseil national promeut les produits de qualité et bio

Agroécologie  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com

Le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume a installé, le 13 mars, le Conseil national de la restauration collective (CNRC). Celui-ci est chargé de contribuer à l'atteinte des objectifs de 50 % de produits de qualité, dont 20 % de produits biologiques dans la restauration collective d'ici 2022. Ces taux d'approvisionnement sont fixés par la loi "Agriculture et Alimentation" du 30 octobre 2018.

Le CNRC regroupe les pouvoirs publics et sept collèges d'acteurs impliqués dans la restauration collective. Il est présidé par Mireille Riou-Canals, conseillère maître à la Cour des comptes. "La réussite de nos ambitions en matière d'alimentation durable ne peut qu'être le fruit d'une action collective. Le CNRC doit désormais, en enclenchant une dynamique collective, permettre un déploiement opérationnel des orientations fixées par la loi «Agriculture et Alimentation»", a déclaré Didier Guillaume, dans un communiqué.

La première séance du CNRC a été dédiée à l'examen des trois projets des décrets d'application de la loi. L'un des textes porte sur l'expérimentation d'un affichage obligatoire de la composition des menus. Les gestionnaires des restaurants collectifs devront informer les usagers, annuellement à compter du 1er janvier 2020, de la part des produits de qualité entrant dans la composition des repas.

A titre expérimental, au plus tard au 1er novembre 2019, pour une durée de deux ans, les gestionnaires des services de la restauration collective scolaire seront aussi tenus de proposer, au moins une fois par semaine, un menu végétarien. Ce menu peut être composé de protéines animales ou végétales.

Réactions1 réaction à cet article

 

50 % de produits de qualité, dont 20 % de bio. Fort bien. Mais quid des autres 50 % fournis par l'agroalimentaire ? Ils ne sont pas de qualité : CQFD ! Et ils forment aujourd'hui la grosse majorité des quantités avalées en restauration collective. Youpi, vive le pays de la bonne chère tant vendue hors frontières par le marketing touristique, industriel et politique !
De même, la petite phrase "la réussite de nos ambitions en matière d'alimentation durable" est un aveu que notre modèle agro-alimentaire actuel n'est pas durable. CQFD ici aussi !
Conclusion : le consommateur doit être un consom'acteur de ce qu'il souhaite trouver dans son assiette et charge à lui de refuser d'être lobotomisé par les sirènes du marketing de l'industrie agro-alimentaire. Ca n'est pas toujours facile ni accessible partout au quotidien mais à force de l'exiger, les lignes bougent. Et cela procure un réel plaisir qu'il serait dommage d'ignorer dans son exitence.

Pégase | 18 mars 2019 à 10h25
 
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