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Ondes électromagnétiques : les seuils d'exposition actuels sont-ils contraires au principe de précaution ?

Risques  |    |  Marine Calmet  |  Actu-Environnement.com

C'est ce dont sont convaincus les membres de l'association Robin des toits. Dans un recours en excès de pouvoir déposé ce jeudi 12 mai auprès du Conseil d'Etat, ils dénoncent l'illégalité du décret du 3 mai 2002 relatif aux valeurs limites d'exposition du public aux ondes électromagnétiques au regard du principe de précaution et réclame la fixation de nouvelles normes plus sévères.

"Les valeurs limites d'exposition du public aux ondes électromagnétiques doivent être définies au regard du principe de précaution qui impose de prendre des mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommage grave et irréversible à l'environnement en cas d'absence de certitude, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment", souligne Vincent Corneloup, l'avocat de l'association Robin des toits.

L'association fait valoir qu'il existe aujourd'hui un consensus scientifique dénonçant les risques sanitaires potentiels liés à l'exposition aux ondes électromagnétiques. Elle fait notamment référence aux conclusions des études menées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a classé les champs électromagnétiques des technologies sans-fil en catégorie 2B, c'est-à-dire "potentiellement cancérigène pour l'homme".

Partant du constat que les connaissances scientifiques actuelles ont permis de démontrer le risque sanitaire potentiel que représentent ces ondes même lorsque les taux d'exposition sont inférieurs aux seuils légaux en vigueur, l'association réclame l'application du principe de précaution. Pour Etienne Cendrier, porte-parole de Robin des toits, "le caractère sérieux et le nombre grandissant des études scientifiques menées par des équipes de chercheurs universitaires de haut niveau, pointant les effets nocifs des champs électromagnétiques des technologies du sans-fil et démontrant l'existence d'effets biologiques potentiellement ou certainement pathologiques à des niveaux d'exposition bien en dessous de ceux du décret de 2002 est acquis".

L'existence de ce risque pour la santé humaine a d'ailleurs été formellement inscrit dans la loi du 9 février 2015 qui formule le principe de sobriété et entend limiter l'exposition des personnes les plus vulnérables, notamment celle des enfants. "Si le risque venait à se réaliser, il pourrait avoir des conséquences sanitaires et aussi bien économiques, catastrophiques. Il est absolument indispensable que les seuils limites d'exposition soient abaissés", s'inquiète Etienne Cendrier.

Réactions2 réactions à cet article

 

On peut aussi revenir à la bougie... et une espérance de vie de 50 ans... Les lois autour du principe de précaution sont le fait de politiciens totalement ignares en matière de sciences, juste préoccupés de caresser l'électeur potentiel dans le sens du poil !
Et pendant ce temps, les voitures font 3000 VRAIS morts par an en France et les poussières de charbon 10000 par an en Europe.
Et aussi : il y a une bonne dizaine de substances reconnues cancérigènes dans les pommes... interdisons les pommes !

dmg | 14 mai 2016 à 22h07
 
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thèse, antithèse, synthèse !
N'est-t'il plus possible d'avoir une information qui ne soit pas orientée et un peu explicative dans la définition des principes suivis pour l'établissement des valeurs réglementaires actuelles ?

Pan | 18 mai 2016 à 11h18
 
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