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Actu-Environnement

Le SEDIF lance l'appel d'offres pour la gestion de son service d'eau

Gouvernance  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com
Les 142 maires du Syndicat des Eaux d'Ile-de-France (SEDIF) ont décidé en décembre dernier de laisser au secteur privé la gestion de son service d'eau, qui dessert quatre millions d'habitants sur sept départements. Le service de l'eau des élus du SEDIF est géré par Veolia depuis 85 ans, dont le contrat, d'un montant de 371 millions d'euros par an, s'achève fin 2010.

Les élus du SEDIF ont refusé de découper le marché de l'eau francilienne, comme le demandait Suez Environnement, et lancé l'appel d'offres international pour la délégation du ''plus grand service public d'eau en Europe'', a annoncé le 10 avril le Syndicat communal dans un communiqué.

Par une très large majorité (108 voix, 12 contre et 9 abstentions), le Comité du SEDIF a clos le débat sur un éventuel allotissement du marché de l'eau d'Ile-de-France, a précisé le SEDIF affirmant que les élus ont clairement manifesté leur choix pour le maintien d'un grand service unique sur l'ensemble de son territoire.

Le Président du SEDIF, André Santini, a par ailleurs été autorisé par une très large majorité également à lancer l'appel d'offres international pour la délégation de ce service public. La durée du contrat, qui porte sur la production et la distribution d'eau potable, sera ramenée à 10 ans et une tarification sociale sera instaurée. Dans les jours qui viennent, paraîtra l'avis ouvrant une période de 2 mois au cours de laquelle seront reçues les candidatures des entreprises ou de leurs groupements, a ajouté le Syndicat communal.

Rappelons que l'association de consommateurs l'UFC-Que-Choisir avait dénoncé le 10 décembre 2008 une surfacturation de l'eau en Ile-de-France évaluée à 90 millions d'euros par an. L'UFC proposait également de limiter la durée d'engagement du contrat à 10 ans et de subdiviser le contrat en plusieurs lots fonctionnels (production, canalisation, gestion des abonnés) afin que la concurrence soit plus effective.

Réactions4 réactions à cet article

 
La surfacturation va continuer

En décembre, les élus choisissent la DSP, en avril, ils choisissent de ne pas pas découper le marché en lots et l'année prochaine, ils attribuent le marché à Veolia. En gros, rien ne change, et surtout pas la surfacturation.
Les élus sont-ils vraiment libres de choisir au SEDIF ? N'y a-t-il pas de pressions ? Tout le monde a des doutes, mais personne ne semble contrôler le fonctionnement du SEDIF pour vérifier qu'une mise en concurrence réelle est possible.

Fifi | 15 avril 2009 à 12h47
 
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ça risque de faire des remous...

Les associations le dénoncent depuis longtemps: quand il n'y a pas de concurrence effective, c'est l'abonné qui trinque!
Opacité et surfacturation: est-ce que ça va durer longtemps? Est-ce qu'on peut continuer comme ça, comme au bon vieux temps des petits arrangements dans l'ombre?
Je crois pour ma part que le monde a changé: les citoyens-consommateurs demandent plus de transparence, refusent d'être traités comme des vaches à lait. Alors y aura-t-il des rebondissements dans cette affaire, comme le laisse entendre la Gazette des communes? On parle même d'une possible intervention de l'Autorité de la concurrence.
Affaire à suivre, qui nous révélera l'état de santé de notre démocratie...

François | 17 avril 2009 à 09h21
 
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Heureusement !

la voix de la raison a triomphé, malgré cet étrange lobbying de Suez. Alors que l’on parle sans cesse de mutualisation et de regroupement des services d’eau en Ile-de-France, il aurait fallu diviser le service d’eau sur le territoire ?

Martini | 24 avril 2009 à 15h55
 
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UFC la fumette

Je ne comprends pas comment certaines personnes peuvent croire que la division en lots peut optimiser les conditions de fonctionnement et alléger les coûts. C'est contraire à toute logique ! Comment UFC peut-elle défendre une telle position ? Suez ferait elle partie des soutien financier du journal ...?

Alzerty | 24 avril 2009 à 17h58
 
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