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Les énergies renouvelables veulent peser dans la relance économique

Les EnR créent des emplois et de la valeur ajoutée en France, rappelle une étude du SER. En structurant les filières pour s'appuyer sur le tissu local et en relocalisant certaines activités, le secteur peut profiter davantage à l'économie nationale.

Energie  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com
Les énergies renouvelables veulent peser dans la relance économique

En 2028, si les objectifs de développement des énergies renouvelables (EnR) fixés dans la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) sont atteints, ce secteur représentera 264 000 emplois directs et indirects en France et 10 % de la valeur ajoutée créée en 2018 par le secteur industriel, selon les estimations d'une étude réalisée par EY pour le syndicat des énergies renouvelables (SER), publiée le 17 juin.

Au sortir de la crise liée à la Covid-19, cette étude tend à montrer comment les énergies renouvelables peuvent participer à la relance économique du pays. « Aujourd'hui, 80 % de la valeur créée par le développement des énergies renouvelables profite à l'économie nationale. Une marge de progression reste toutefois possible à travers la mise en place d'une stratégie de densification du tissu industriel français », analyse le SER. En relocalisant la fabrication de certains équipements, cette valeur ajoutée pourrait être encore plus importante.

L'étude vise également à répondre aux nombreuses critiques sur le coût des énergies renouvelables : « Chaque euro de soutien public investi dans les énergies renouvelables génère en moyenne deux euros de valeur ajoutée en 2019 », indique-t-elle. Un chiffre qui devrait passer à 2,8 en 2028 grâce à la poursuite de la baisse des coûts des EnR.

Où est la valeur ajoutée aujourd'hui ?

Plus de la moitié de la valeur ajoutée est créée par les acteurs de la filière : les développeurs, les fabricants d'équipements, les constructeurs, les exploitants, les opérateurs de maintenance, les agriculteurs et les exploitants forestiers qui produisent les matières premières pour les bio-énergies. La moitié restante est générée par les sous-traitants et des fournisseurs de biens et de services.

« Les filières chaleur et gaz renouvelable représentent plus de 50 % de la valeur générée en 2019, avec une contribution majoritaire des filières bois-énergie et des pompes à chaleur (PAC) aérothermiques », indique l'étude. En 2028, ces filières devraient encore représenter plus de la moitié de la valeur ajoutée créée, « avec cette fois les filières bois-énergie et méthanisation en tête, suivies de près par les pompes à chaleur ».

Relocaliser la fabrication et revoir les objectifs à la hausse

 
Plus de la moitié de la valeur ajoutée est créée par les acteurs de la filière : les développeurs, les fabricants d'équipements, les constructeurs, les exploitants, les opérateurs de maintenance, les agriculteurs et les exploitants forestiers qui produisent les matières premières pour les bio-énergies.  
 
Les filières électriques représentent un tiers de la valeur ajoutée. Le nombre d'emplois générés par ces filières devrait doubler en dix ans, pour atteindre 100 000 emplois. Mais en diminuant les importations et en relocalisant la fabrication de panneaux photovoltaïques et d'équipements pour l'éolien terrestre, il serait possible de générer 2,5 à 2,6 Md€ de valeur ajoutée supplémentaire dans la décennie à venir. Le SER plaide également pour une meilleure structuration des filières, en identifiant et en renforçant le tissu des fournisseurs de biens et services, « qui sont souvent des PME ».

Dans les filières chaleur et gaz renouvelables, « c'est en particulier la méthanisation qui pourrait bénéficier d'un renforcement de la part locale avec une valeur supplémentaire de 1,6 Md€ dans les équipements ».

Le SER plaide donc pour un renforcement des objectifs de la PPE, en particulier pour les filières du biogaz, de l'éolien en mer, du bois énergie domestique et de la géothermie. Cela pourrait générer 21 Md€ et 35 000 emplois supplémentaires dans la décennie à venir. « La filière du gaz renouvelable représente une part importante de cette valeur additionnelle (environ 70 %), ce qui témoigne des importantes marges de progrès qu'il reste possible de réaliser afin de pleinement exploiter le potentiel de création de valeur de cette filière ».

Réactions2 réactions à cet article

 

Cela est toujours surprenant de voir que l'on considère la PAC comme une énergie renouvelable. C'est comme si je disais, la chaudière est une énergie renouvelable.
Vous me répondrez: De quelle type de chaudière parlez-vous?
Il en vas de même pour la PAC. Son combustible est de l'uranium, du solaire PV, de l'hydroélectrique, du gaz, et tout ce qui compose le mix énergétique électrique français. Son vecteur et l'électricité. Donc pourquoi appeler la PAC, énergie renouvelable? Avoir un COP/SCOP performant,n'en fait pas d'elle une EnR.
Cela crée de l'emplois, tant mieux, mais ne nous dévoyons pas des vrais EnR.

JN-SDESM | 19 juin 2020 à 09h16
 
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Il faudrait d'abord définir le champ des renouvelables. Y inclure l'hydraulique serait évidemment malhonnête... Reste donc en terme de capacités essentiellement les intermittentes, importées pour l'essentiel, qui donc ne créent quasi pas d'emploi en France et au contraire appauvrissent les Français, et dont les revenus enrichissent la finance off-shore. Ces chiffres sont donc à tout le moins douteux. Quant aux projections, ça tient du mantra...

dmg | 19 juin 2020 à 18h37
 
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