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Actu-Environnement

Parc éolien-photovoltaïque : le SER veut un contrat avec l'Etat

Face à la chute des raccordements des puissances éolienne et photovoltaïque relevée par le CGDD mi-2013, le Syndicat des énergies renouvelables présentera en septembre son plan de relance au gouvernement pour redynamiser ces secteurs d'ici 2020.

Energie  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com

Les nouvelles capacités de production éolienne raccordées au premier semestre 2013 s'établissent à 198 MW (mégawatts) en France, et accusent une nouvelle baisse de 26% par rapport au premier semestre 2012, selon le tableau de bord éolien-photovoltaïque publié le 30 août par le Commissariat général au développement durable (CGDD). Cette décroissance se poursuit également pour le parc solaire photovoltaïque : les puissances raccordées atteignent seulement 207 MW au premier semestre 2013, soit une diminution de 73% par rapport à la même période en 2012.

Des marchés au ralenti

Concernant l'éolien : la puissance raccordée est néanmoins supérieure au second trimestre 2013 par rapport au premier avec 118 MW raccordés fin juin contre seulement 80 MW en mars dernier, précise le CGDD. Le parc éolien atteint désormais une puissance installée de 7.821 MW au 30 juin 2013, en hausse seulement de 3% par rapport à fin décembre 2012. La production éolienne s'élève elle à 7,6 TWh au premier semestre 2013, soit une progression de 10% par rapport à la période équivalente de 2012. Fin juin 2013, un peu plus de 500 projets sont également en file d'attente pour une puissance cumulée annoncée de 8.781 MW. "Le nombre de projets reste quasi stable, tandis que la puissance correspondante augmente de moins de 1%", analyse le CGDD. La part de l'éolien dans la consommation électrique nationale progresse quant à elle pour s'établir à 3,4% fin juin 2013.

Pour le solaire photovoltaïque : "le net ralentissement", observé à partir du quatrième trimestre de l'année 2012 se poursuit au second trimestre 2013, avec 100 MW raccordés, "soit un niveau assez proche de celui enregistré au premier trimestre", souligne le CGDD.La puissance du parc solaire s'élève désormais à 4.263 MW fin juin. Sur le premier semestre 2013, les installations photovoltaïques comprises entre 36 et 100 kW ont représenté plus de 40% de la puissance totale installée, tandis que les centrales de plus de 250 kW en ont représenté près du quart. Le nombre de projets en file d'attente augmente de 7% par rapport à fin mars, la puissance cumulée correspondante de 2.724 MW étant en revanche "relativement stable".

Philippe Martin va recevoir le SER

Les chiffres "publiés par le Commissariat général au développement durable confirment une baisse très importante des raccordements des installations éoliennes et photovoltaïques. Cette décroissance des marchés éoliens et photovoltaïques met en péril les objectifs 2020 [19.000 MW d'éolien terrestre et 5.400 MW de photovoltaïque, ndlr] et de nombreux emplois", a de nouveau alerté le Syndicat des énergies renouvelables (SER) dans un communiqué.

Le SER doit proposer en septembre au gouvernement et aux pouvoirs publics son plan de relance pour atteindre les 23% d'énergies renouvelables (EnR) en 2020. Ce plan comportera, outre "des simplifications drastiques de procédures réglementaires, une refonte des cadres économiques des filières, et un contrat avec l'Etat, qui facilitera le développement industriel et la création d'emplois dans le secteur des énergies renouvelables", a précisé Jean-Louis Bal, président du syndicat qui doit s'entretenir le 5 septembre avec le ministre en charge de l'Energie Phillipe Martin sur la question.

"Comme nous le craignions, les mesures d'urgence adoptées en début d'année [par le gouvernement en matière de photovoltaïque en janvier 2013 et en matière d'éolien dans la loi Brottes d'avril 2013, ndlr] se sont malheureusement avérées insuffisantes pour endiguer la baisse des marchés", estime Jean-Louis Bal. "Les chiffres publiés par le CGDD rappellent l'importance de redynamiser, sans délai, ces secteurs".

Réactions12 réactions à cet article

 

Le gouvernement français s'entête a maintenir des objectifs irréalistes bien audelà de ceux de Kyoto (statut quo sur les émissions de CO2). La France très peu de CO2, et ce sont les transports et le chauffage qui le produise. Il ne faut pas ceder à la collusion verts-industriels, nous avons le temps de mettre en place des solutions adaptées au contexte français, et en premier lieu les économies d'énergies.
Les français sont majoritairement opposés, avec raison, à l'éolien et photovoltaïque qui défigurent la France et créent des nuisances multiples.
Le désastre allemand devrait servir de leçon !

Ecologique | 03 septembre 2013 à 08h27
 
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il suffit d' aller consulter le Site officiel de rte pour voir la production électrique française... Anticyclone, vent nul, ou vent trop fort, l'éolien c'est une énergie aléatoire... les 982 Parcs éoliens en France avec 4000 machines et une production installée de 8000 MW... Donc une production éolienne qui a du mal à dépasser 2% de production, souvent O% et pour info 555 MW le 29 août à 12h... Les Prometteurs d'énergies ne sont pas prêts de fermer les Centrales nucléaires, même en multipliant par quatre les Eoliennes en France d'ici 2030... Leur nouveau dada, planter des éoliennes en mer, mais pas trop loin car ça coûte plus cher au montage et à la maintenance... Donc des Forêt d'éoliennes sur l'horizon marin face à Fécamp, Courseulles, St Brieuc, le Tréport, St Nazaire, les 2 îles de Vendée, Yeu et Noirmoutier...imaginez le Chemin des Douaniers sur la Côte sauvage du Croisic avec des Machines à 12Km qui vont se transformer en une girlande de 80 phares rouges clignotants... non aux éoliennes en baie du Pouliguen la baule La mer, ce garde manger pour les générations futures nous offre des énergies permanentes avec les courants, marées, houle et d'autres tecniques à l'études comme les différences de températures ou de salinités... Réduisons notre consommation, isolons nos habitations et n'attendons rien de bon des Eoliennes qui imposent des Centrales thermiques faute de vent

triton | 03 septembre 2013 à 11h19
 
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La France ne peut se passer de l'éolien, utiliser les force de la nature pour produire de l'énergie est une évidence, le régime des vents en France le permet largement, l'éolien doit faire partie du mix énergétique d' énergies renouvelables intégré au réseau smart grid. Quand à l'aspect paysager c'est complétement subjectif, je trouve ces "grands moulins à vent" modernes particulièrement esthétiques surtout en mer.

lio | 03 septembre 2013 à 11h56
 
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Bonjour,

C'est bien de défendre ses intérêts et son opposition!
Mais le mieux, c'est d'apporter des solutions.
Contre le photovoltaïque et contre l'éolien = pour le nucléaire?
Quid de l'analyse de risque confrontée aux alternatives énergétiques?

L'hydroélectricité est de toute façon bloquée ( qui accepterait de nouveaux barrages de nos jours??? réponse= Personne)

Question: Que faire pour avancer dans l'optique de fournir de l'énergie à une population toujours grandissante?

C'est donc facile de dire que l'éolien et le photovoltaïque défigurent la France, par contre on ne dit rien quant à l'importation de pétrole pompé dans les pays voisins....

Il ne faut pas oublier que le photovoltaïque entre autre apporte une alternative aux agriculteurs qui survivent avec leurs exploitations et les chantiers profitent bien souvent aux entreprises locales.

Pour finir, oui il faut réduire notre consommation. Le prix de l'immobilier ne cesse de croître, donc exode rural. qui dit exode rural dit plus de déplacements pour se rendre sur son lieu de travail.
Pour cela, entre autres, il existe le home office (travail depuis chez soi), les entreprises sont elles prêtes? (nous connaissons la réponse).

Merci,
Cordialement,
Julien.

Julien | 03 septembre 2013 à 12h02
 
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La France peut très bien se passer de l’éolien.
Nonobstant sa non-intégration évidente dans nos paysages, l’imposture éolienne n’est bénéfique que pour ses promoteurs.
Si Jean-Louis Bal et consort paniquent, c’est qu’ils sentent leur échapper une très juteuse source de revenus.
Ajoutons à cela la pression de l’Allemagne de Merkel, qui pour réussir sa transition vers le tout éolien, ‘et donc le tout thermique), a besoin que ces voisins s’embarquent dans la même galère.

Pour ma part, je ne m’estimerai satisfait que lorsqu’on abandonnera définitivement cette gabegie éolienne, et que l’on s’engagera à ne point renouveler les contrats en cours.

Je rappelle que nous sommes tout de même le pays qui produit le moins de CO² en Europe, contrairement à l’Allemagne qui est celui qui en produit le plus.

La France est un pays démocratique, alors, pourquoi ne pas provoquer un référendum sur cette forme de « production » de l’énergie ?
Après tout, le citoyen est concerné à plusieurs chefs…

Tireman | 03 septembre 2013 à 13h19
 
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On peut rapprocher la propagande éolienne de celle qui fit se multiplier les autoroutes .
Mêmes affirmations :elles seraient indispensables à la croissance , mais mêmes aboutissements : spéculation financière, programmes démesurés et économiquement inutiles, proliférations catastrophiques pour notre paysage et rejet par l'opinion ; certes après avoir constaté les nuisances , mais il n'est jamais trop tard pour accéder à la raison.

siius | 03 septembre 2013 à 15h52
 
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on peut aussi se poser des questions sur l'esthétique des plate-formes off shore au large du Congo, de l'Angola, des pipelines au Niger, des puits de gaz (de schiste)....mais tant que ça reste chez les autres.
L'énergie la moins cher étant celle que l'on ne consomme pas, il est temps de faire des efforts. Accepter de vivre proche des emplois et des lieux de consommation...fini la maison à la compagne et le travail en ville.
Produisons de l'énergie à partir de culture non subventionnées, les prix de l'alimentaire augmenterons et les pays du tiers monde ne pourrons plus acheter, ils produirons leurs propres cultures sur place au lieux de consommer nos invendus.
Et le programme iter dans tout ça ?

moris | 03 septembre 2013 à 16h34
 
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Le SRE ne représente que les intérêts des promoteurs, ses membres cotisants.
regardons ailleurs (Merci Enerzine) : "les résultats environnementaux de la transition énergétique allemande sont encore incertains. Certes, la production d’énergie électrique d’origine renouvelable y a fortement crû ces dernières années (23% de l’électricité produite en 2012). Mais, dans le même temps, la production d’origine fossile a elle aussi augmenté (+15 TWh entre 2010 et 2012). Si bien que le kWh allemand reste, à ce jour, l’un des plus carbonés d’Europe et l’économie allemande l’une des plus émettrices de CO2 (728 millions de tonnes en 2012).

Le paradoxe climatique danois

Plus encore que l’Allemagne, le Danemark illustre le paradoxe selon lequel une pénétration importante des EnR dans le mix électrique peut aller de pair avec de médiocres performances environnementales. En effet, grâce au choix précoce qui fut fait de recourir massivement à l’énergie éolienne, le Danemark produit aujourd’hui 40% de son électricité via les EnR. Pourtant, avec 478 grammes de CO2 par kWh, l’électricité danoise figure parmi les moins sobres en carbone d’Europe : la faute à la place toujours prépondérante qu’occupent le charbon et le gaz dans la production d’électricité (56% de l’électricité produite).
Bref, l'éolien n'apporte pas de bénéfices écologiques, seulement des bénéfices financiers.

marcelle | 03 septembre 2013 à 19h39
 
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Bonjour Marcelle,
Et merci d’énoncer ici, ce qui est la démonstration de l’imposture éolienne.
En effet, ceux qui sont intéressés au premier chef par cette énergie, s’appuient sur cette évidence : le vent est naturel, donc écologique.
Ils occultent soigneusement les implications de ce choix, et culpabilisent ceux qui mettent en doute leur Credo : si vous n’acceptez pas les énergies renouvelable, et plus particulièrement celle produite par l’éolien, c’est que vous ne faites que peu de cas de l’avenir de vos enfants…
C’est ce que l’on nomme, le terrorisme verbal.

Concernant l’aspect financier de la chose, il faut savoir qu’une seule éolienne détruit l’impôt sur le revenu de 6000 foyers fiscaux !
Pourquoi ?
Parce que l’éolien est gavé d’argent public pour obtenir un équilibre artificiel.
Par quelques lois, l'Etat a consenti des avantages particuliers à une poignée insignifiante de bénéficiaires (cinq ou six grandes entreprises, quelques dizaines de promoteurs et une infime minorité d'agriculteurs).
La filière éolienne est organisée pour être une économie défiscalisée et spéculative bien plus qu'une filière énergétique.
Elle accentue le déficit budgétaire de l'Etat en asséchant les possibilités de soutien à d'autres pans de l'économie nationale.

Tireman | 04 septembre 2013 à 11h23
 
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Bonjour Moris.
Permettez-moi de reprendre votre démonstration, car elle me chagrine un peu.
Vous dites :
« On peut aussi se poser des questions sur l'esthétique des plateformes off shore au large du… etc. »
Je suis bien d’accord avec vous, mais cela doit-il justifier le saccage de notre patrimoine ?
Une sorte d’auto-flagellation en somme ?

« Accepter de vivre proche des emplois et des lieux de consommation...fini la maison à la compagne et le travail en ville. »
Donc, entériner la création d’un désert rural, où, par voie de conséquence, on pourra librement implanter des mâts dans l’indifférence générale ?
Cela amène plusieurs réflexions :
Vous préconisez l’hypertrophie des zones urbaines, avec pour corolaire, la création de ghettos, suite à l’inflation inéluctable du foncier.
Un retour au XIXe siècle en somme.
Si les lignes SNCF d’intérêt local avaient été préservées, comme en Suisse par exemple, cela offrirait une alternative valable au transport individuel.

Pour ce qui est de produire de l’énergie à partir de l’agriculture, la conséquence directe est la famine dans des régions entières, du fait que les terres sont acaparées pour ce nouveau lobby…

Pour ce qui est du programme ITER, ce serait une excellente chose qu’il aboutisse, cela remettrait toutes les pendules à l’heure.

Tireman | 04 septembre 2013 à 11h51
 
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Bonjour,

Je vois que l'éolien remporte beaucoup de sondages négatifs mais on n'oublie le photovoltaïque.
Pour la plupart des projets, ce sont soit des délaissés en friche, soit des parcelles ayant subit des incendies ou des tempêtes, soit des champs agricoles (plutôt rare) et enfin des forêts (le bois coupé sert à la population locale).

L'argent est très très loin d'être public!! Il provient de fonds privés et d'investisseurs (aucune aide de l'état!!!!!, et encore moins des contribuables...

Aucun rejet de CO2 ( sauf pour la construction des panneaux et des travaux de construction) et très peu de maintenance (pas d'intervention = moins d'aller retour en voiture).

Je pense donc que le photovoltaïque est une solution bien moins polluante que les éoliennes ( même si la production au m2 est moindre).

Cordialement,
Julien.

Julien | 04 septembre 2013 à 13h13
 
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je pense comme Julien .....l'éolien est terriblement polluant ...il nous massacre les paysages ....En France , il y peu de lieux sans intêtérets paysager ....pour les éoliennes en mer ...l'impacte prévu est fortement minimiser par les promoteurs . les études qu'ils publient et transmettent aux pouvoir public sont fausses ...elles ne seront pas comme des alumettes sur l'orison !!! croyez moi ! ....le grand canyon en vrai c'est pas comme sur des photos ou en film .!!!
Donc effectivement le photovoltaïque engendre beaucoup moins de nuisances et dégats ....il faut préserver nos paysages qui sont essentiels économiquement et sociologiquement .
par contre si l'argent vient du privé ...c'est quand même les abonnés EDF qui paieront !!! quitte à payer plus, je préfére que ça soit sur des technologies qui nuisent le moins possible à notre environnement !!!

carl | 05 septembre 2013 à 10h09
 
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