En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Le Sud-Ouest se mobilise pour une meilleure gestion de l'eau

La préfecture, le comité de bassin Adour-Garonne ainsi que les régions Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Pyrénées-Méditerranée lancent une action commune pour mieux gérer la ressource en eau dans le Sud-Ouest.

Eau  |    |  Dorothée LapercheActu-Environnement.com

"Pouvons-nous continuer à artificialiser les sols et laisser le cycle de l'eau s'accélérer ? Nous avons fait le constat que nous devions changer de modèle et souhaité adopter une stratégie commune pour mieux gérer l'eau", a indiqué Pascal Mailhos, préfet et président du conseil de bassin lors d'une conférence de presse mercredi 17 octobre.

A cette occasion, la préfecture, le comité de bassin Adour-Garonne ainsi que les régions Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Pyrénées-Méditerranée ont présenté les actions qu'ils allaient conjointement porter pour mieux gérer l'eau. Le bassin s'avère particulièrement concerné par les questions de partage de la ressource. " Le bassin Adour-Garonne est fortement exposé au changement climatique avec une réduction des débits moyens de 20 à 40 %. Nous prévoyons un déficit en 2050 de 1,2 milliard de m3", a pointé Guillaume Choisy, directeur général de l'agence de l'eau Adour-Garonne. Dans le même temps, 1,5 millions d'habitants supplémentaires devraient arriver principalement sur l'axe de la Garonne.

Cinq priorités d'actions

Pour faire face à la tension sur la ressource, les partenaires ont ciblé cinq priorités d'actions. Ils visent tout d'abord une économie d'eau dans tous les secteurs : agricoles, industriels mais également impliquer les citoyens. Ils souhaitent développer des mesures fondées sur la nature pour mieux gérer les eaux. Ils prévoient ainsi la restauration de zones humides, la végétalisation des villes ou la plantation de haies.

Autre axe de leur stratégie : sécuriser les différents usages, notamment en périodes d'étiages en s'appuyant sur des ressources existantes mais également en construisant de nouvelles. "Nous savons que nous ne pouvons pas éviter la création de réserves supplémentaires", a noté le préfet. Ils estiment que l'optimisation des réserves existantes pourrait mobiliser jusqu'à 400 millions de m3. Une étude sur la valorisation des retenues hydroélectriques dans le soutien d'étiage va également être lancée. "300 millions pourraient être mobilisé si nous obtenons gain de cause dans les négociations lors du renouvellement des concessions", situe d'ores et déjà Martin Malvy, président du comité de bassin Adour-Garonne.

Ils s'engageront également dans une lutte contre l'artificialisation et l'érosion des sols. "J'ai proposé que nous sanctuarisons dans le schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires (Sraddet) les terres arables et forestières, y compris dans les plaines", a indiqué Alain Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine.

Enfin, les partenaires devraient soutenir l'émergence de nouvelles filières en s'appuyant sur les acquis de la recherche et des bonnes pratiques. Ils prévoient d'expérimenter pour une meilleure préservation et utilisation des eaux souterraines. Ils comptent également sur la réutilisation des eaux usées épurées. "Nous avons investi dans le système épuratoire et nous devrions avoir une utilisation de cette eau, par exemple pour l'arrosage des espaces publics", a précisé Carole Delga, présidente de la région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée. Une plateforme sera initiée pour mutualiser l'ensemble des connaissances et expérimentations.

RéactionsAucune réaction à cet article

 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Dorothée Laperche

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- disposant d'un porte-monnaie éléctronique
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partagez sur…