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Actu-Environnement

Technologies bas carbone : le gouvernement veut développer des offres accessibles à tous

La fiscalité carbone pénalise le pouvoir d'achat des ménages. Et les solutions bas carbone sont souvent hors de portée des plus modestes. Le gouvernement mise donc sur des produits d'entrée de gamme, pour le chauffage individuel et la mobilité.

Energie  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

Disposer d'une offre de technologies bas carbone accessible à tous, tel est l'un des quatre enjeux industriels identifiés par le gouvernement, dans le document de travail du gouvernement sur la transition énergétique, qui a filtré ce weekend. L'objectif est de mettre à la portée de tous une gamme de solutions permettant d'engager la transition énergétique, et de ne pas limiter ces technologies "à un segment premium réservé aux plus riches". La note cible particulièrement le chauffage individuel et l'automobile.

"La bascule vers des technologies bas-carbone ne se fera qu'avec l'augmentation progressive de la fiscalité carbone qui pénalise les énergies carbonées (chauffage au fioul, au gaz naturel, voiture à essence ou au diesel) au profit des solutions décarbonées (pompes à chaleur, biogaz, véhicules hybride rechargeable, véhicule électrique), souligne la note. A court terme, cela impacte fortement le pouvoir d'achat des ménages qui n'ont pas les moyens d'investir dans des solutions alternatives qui sont souvent comparables en matière de coût complet (TCO) mais qui nécessitent un investissement initial difficile à porter". Une analyse qui fait écho à la grogne des automobilistes face à la hausse du prix des carburants. Ils multiplient, ces derniers jours, les appels au blocage des routes, le 17 novembre prochain.

Concrètement, le gouvernement veut inciter les industriels à développer des "produits bas-carbone d'entrée de gamme". Il demande également la mise en place "de solutions de financement adaptées (leasing, LOALLD) qui permettent à la classe moyenne de basculer vers des solutions bas-carbone sans s'endetter, ni augmenter sensiblement leurs charges annuelles". Ces solutions devraient être développées pour les voitures individuelles, mais aussi pour les dispositifs de chauffage. Une réflexion serait d'ailleurs en cours sur le segment des chaudières, précise la note.

Bâtiment : baisser les coûts des matériaux et des technologies

Les travaux autour de la stratégie bas carbone (SNBC) montrent qu'il faudra atteindre un rythme de 700.000 rénovations performantes par an en moyenne sur la période 2018 - 2050. Pour cela, le prix des matériaux peu carbonés devra baisser, pour atteindre au minimum le prix des autres matériaux. Les isolants devront être améliorés, pour conjuguer meilleures performances et baisse des coûts. La note de travail préconise de fixer des objectifs à horizon 2022 et 2030.

Les pompes à chaleur (sans HFC) devront être déployées massivement dans les maisons individuelles, ainsi que les technologies intelligentes de maîtrise de la demande. L'objectif est "d'améliorer les performances et réduire le coût du pilotage de la consommation énergétique des appareils domestiques et du chauffage, afin de réduire les consommations (efficacité énergétique et économies d'énergie) par l'adaptation de la consommation aux usages réels [et] l'information des consommateurs", souligne la note. Quant à la production décentralisée d'énergie, notamment photovoltaïque, une trajectoire de baisse des coûts pour atteindre une parité réseau en 2025 devra être définie. Des solutions devront également être développées pour permettre une production adaptée au profil de consommation, avec "pas ou peu d'injection sur le réseau". Le gouvernement mise ainsi sur l'autoconsommation, le pilotage des consommations, le stockage ou encore la recharge intelligente des véhicules électriques "pour garantir de façon pérenne un moindre appel au réseau d'électricité ou de gaz (…) à un coût acceptable". La question du pilotage de la puissance pourrait être intégrée dans les futures réglementations des bâtiments.

Mobilité : 3 litres/100 km

En matière de mobilité, le gouvernement a prévu, dans le cadre du plan climat, la fin de la vente de véhicules thermiques neufs en 2040. Auparavant, des objectifs d'amélioration incrémentale de la performance des moteurs thermiques devront être fixés à horizon 2022 et 2030. La cible serait le développement de véhicules consommant 3 litres aux 100 kilomètres, d'après les travaux menés autour de la SNBC.

Des objectifs pourraient être fixés afin "d'électrifier 100% des gammes des constructeurs en 2025 (électrique pur ou hybride rechargeable)". La trajectoire de conversion du stock de véhicules en circulation vers des véhicules à basses émissions est à préciser, indique la note de travail. Enfin, le document mise sur le déploiement de flottes de véhicules à hydrogène "faible en volume, mais important pour acquérir la technologie et l'expérience de l'exploitation".

Réactions26 réactions à cet article

 

Je me permets de réagir: les voitures électriques ne sont pas des "technologies bas carbone", même si leur "bilan", calculé avec des moyens bien pauvres techniquement, comparables à ceux pour lesquels les constructeurs auto ont été condamnés (dieselgate) semble se rapprocher de celui des thermiques...

Albatros | 31 octobre 2018 à 09h49
 
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Tout à fait d'accord avec Albatros ! Dans quelle mesure peut-on considérer que privilégier une électricité d'origine majoritairement nucléaire (donc provenant de combustible non-renouvelable) est une bonne nouvelle pour la planète ? Qui peut préciser le bilan en "équivalent CO2" du démantèlement des centrales nucléaires et de la gestion des déchets radioactifs associés à leur fonctionnement, pour les prochains millénaires ???

rico38 | 31 octobre 2018 à 13h35
 
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Bonjour
"Véhicules consommant 3l/100kms" .... c'est maintenant qu'on se pose (enfin) la question?????????? au lieu de produire des voitures pseudo intelligentes qui pèsent plus de 1200 kgs, avec des pneus , des puissances et des performances de grosses cylindrées et GTI d'il y 20 ans, il aurait été nettement plus intelligent d'utiliser ce gain de performance pour se concentrer avant tout sur les consommations. Qu'est ce que je m'en fiche d'avoir un break de 150 chevaux qui roule à 200 à l'heure avec 200kgs d'électronique embarquée, vu que les limitations ont baissé à 80 et 110 km/h. Deuxième point : la voiture électrique n'est pas une panacée, vu qu'elle augmente la demande électrique sur les centrales nucléaires. De plus, çà changera quoi d'avoir une ville embouteillée de voitures électriques. Ce sera (peut être) mieux pour la qualité de l'air, mais pas mieux pour la qualité de la circulation.

nimb | 02 novembre 2018 à 09h53
 
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Bonjour,
J'adhère à 100% aux réactions précédentes.
Remplacer chaque voiture thermique par une électrique, ou autre technologie de propulsion, est une utopie.
Faire croire que l'on va continuer à pouvoir se déplacer seul dans un véhicule de plus d'une tonne pour déplacer 80kg, est une utopie.
Faire croire que nous sommes capable de produire ne serait-ce qu'une automobile par foyer à l'échelle de l'humanité est une utopie.

Le terme "utopie" peut tout aussi bien être remplacé par "mensonge" ou "aberration" ou "irresponsable".

Pour le plan véhicule électrique actuel, nous avons besoin de construire 4 EPR.

Notre besoin : un bouquet de solutions adapté aux besoins de déplacements sur chaque territoire.

Notre problème : une population qui ignore ce qu'est le développement durable, et qui ignore tout des conséquences de notre développement sur la biosphère et notre santé. Je donne des conférences que j'introduis par un mini-sondage, par exemple en octobre 2018, moins de 10% savent ne seraient-ce qu'expliquer sommairement ce qu'est le développement durable, et moins de 10% on prêté attention aux rapport du GIEC, du WWF, à l'étude bio et santé ...
Chercher à imposer le changement ==> mécontentement, manif, puis finalement vote extrême droite.

La solution : information/former la population, démocratie participative pour élaborer le bouquet de solutions pour se déplacer, vote pour le choix des décisions par référendum, et processus itératif jusqu'à obtenir 70% d'adhésion au projet.

Philippe - Ambassadeur du DD | 05 novembre 2018 à 11h12
 
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Cher nimb, nous sommes sur actu-environnement car attachés à l'environnement par delà les apparences, malheureusement beaucoup de nos concitoyens sont encore guidés par ces mêmes apparences. Comme vous je ne vois aucun intérêt de pouvoir monter à 200 km/h étant donné les vitesses maximales autorisées.
De mon côté j'attends encore de savoir où en est l'objectif des véhicules 2L/100 lancé par Jean-Marc Ayrault en 2012, et qui devait trouver sa conclusion dix ans plus tard. J'y vois deux moyens d'y parvenir : améliorer les moteurs qui deviendront alors plus fragiles et plus chers donc adieu la démocratisation de ces véhicules. Ou alors rogner sur le confort et notamment diviser par deux la masse.

Cyril31 | 05 novembre 2018 à 11h24
 
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Mea Culpa. J'enfonce des portes ouvertes. Je n'avais pas vu le lien qui faisait référence au projet 2L/100.

Cyril31 | 05 novembre 2018 à 11h27
 
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Bonjour.
Avoir désormais besoin d'ambassadeurs (quelle rigolade !) pour des conférences (dont nombre ressemblent à des homélies paroissiales de bas niveau) est le signe patent de l'échec de l'éducation. Ce genre de pansement est inutile, comme la multiplication des agents de l'ADEME et l'agitation de cette agence inepte qui ignore superbement les principes de la thermodynamique: par exemple, faire croire que l'économie peut devenir "circulaire" est une ânerie majuscule.
Je n'ai pas de "solution" mais l'éducation, la formation, la connaissance et la science sont des moyens qui ne sont pas activés à leur optimum?

Albatros | 05 novembre 2018 à 12h34
 
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Bonjour,

je rejoins le propos d'Albatros sur le fait qu'il est nécessaire d'informer la population, par les médias, et des démarches d'éducation populaire.
Les solutions peuvent venir avantageusement de manière démocratique, en consultant la population, c'est aussi j'en suis convaincu le seul moyen d'obtenir l'adhésion dans les changements drastiques que nous recommandent les scientifiques du monde entier.

Je fais partie d'une agence qui dépend de l'ADEME.

Pour Albatros : je ne comprends pas vos réactions vindicatives, d'autant plus qu'à ma connaissance vous n'avez jamais participé à aucun des échanges publics que j'organise.
Et je ne comprends pas non plus pourquoi les modérateurs de ce site ne vous demandent pas de reformuler vos propos de manière un peu plus courtoise et constructive.

Très cordialement

Philippe - Ambassadeur du DD | 05 novembre 2018 à 13h06
 
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Ambassadeur ou commissaire politique ?
Ma critique est profonde et néanmoins courtoise. Non, je ne viendrai pas assister à vos messes, ne partageant pas cette religion du "développement durable" et l'estimant même néfaste à l'exercice de la pensée critique.
Excellente journée tout de même.

Albatros | 05 novembre 2018 à 14h19
 
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bonjour, je me pose les questions suivantes sur l'éventuel développement d'une flotte de véhicules terrestres électriques :

1. une voiture thermique (poids important du véhicule) dont la seule différence est le changement du moteur par un moteur électrique alimenté par une centrale nucléaire : Développement Durable ?
2. usure des pneus avec un véhicule électrique ou thermique (dégagement de particules dans l'air et ds les milieux hydrauliques superficiels) sur le goudron (process avec pétrole) : DD ?

3. pourquoi une recharge uniquement sur borne dédiée et non sur une prise domestique : lobby ?
4. Avec quoi est faite une batterie de voiture électrique ? métaux rares à trouver dans un pays en voie de développement et en saccageant des espaces naturels avec leur biodiversité ?
Comment recycle-t-on ces batteries ? : DD ?

5. Pourquoi un avion ou un bateau générant leur propre énergie et dont les prototypes ont réalisés des essais concluants ne sont pas pris en exemples par le gouvernement ? : lobby ? : DD ?

6. Pourquoi un ministère de la transition ? alors que la politique environnementale devrait ne pas être dissociée de toute autre politique. C'est la base pour ne pas aller dans toutes les directions sans coordination et sans perte d'argent.

7. L'éducation environnementale devrait faire partie intégrante du programme scolaire, pas de minst de la Trans° seul un ministère de l'environnement pour assurer une police environnementale et une coordin° avec les autres ministères

VV33 | 05 novembre 2018 à 15h55
 
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OK avec VV33,

une observation : l'éducation environnementale fait déjà partie du programme scolaire, mais nous devons agir drastiquement dans les 10 ans qui viennent, or :
- les enfants n'auront pas les rennes de la gouvernance avant plusieurs dizaines d'années,
- jusqu'à maintenant l'éducation se fait plutôt dans le sens parents vers enfants, et assez peu dans l'autre sens.

Or le constat d'ignorance (ou désintérêt, ou les 2) de la population est alarmant, sans avoir la connaissance il est impossible d'évoluer dans ses valeurs, donc dans la culture générale de la population, donc impossible d'évoluer drastiquement dans la gouvernance à tous niveaux, dans les foyers, les associations, les entreprises, les collectivités, les ministères et le gouvernement.

Les Français se préoccupent de leur santé et aiment leurs enfants et leurs petits enfants, je suis convaincu que si ils savaient, ils seraient force de proposition, et prêt à faire des efforts, pour changer leur mode de vie.

Philippe - Ambassadeur du DD | 05 novembre 2018 à 16h12
 
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@Phillipe : Ignorance ou paresse? Sur ce point je ne partage pas votre point de vue du tout. C'est comme le tabac maintenant. Tout le monde sait donc il n'y a plus d'excuses.
Les français le savent mais comment voulez-vous remettre en cause le système dominant. Quand on répète que (hyper)consommation (le pouvoir d'achat rien que le pouvoir d'achat) est synonyme de croissance et donc d'emploi comment modifier les mentalités ?
Il suffit de voir les remous et la colère qu’entraîne la hausse du prix du carburant. Je ne crois pas que la taxation soit la solution mais le risque est que le prix du pétrole atteigne des sommets comme en 2008 étant donnée la situation politique internationale, et là bien malin qui pourra raisonner le "peuple" quand bien même la hausse de prix sera vraiment justifiée.

Cyril31 | 05 novembre 2018 à 17h18
 
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L'analogie avec le tabac n'est pas pertinente car le sujet n'est pas aussi "simple" que des choix individuels (qui sont eux-mêmes cependant du genre complexe).
La réalité climatique doit être mieux expliquée et les tonalités apocalyptiques ne sont pas adaptées. En bref, la situation très grave de notre environnement ne doit tout de même pas justifier n'importe quoi comme, par exemple, les assimilations bêtes et outrancières faites sur les transports: le gazole est effectivement nocif localement car mal utilisé (petits véhicules ne fonctionnant jamais à l'optimum: particules); il est cependant moins dommageable au climat (meilleure efficacité thermodynamique que l'essence) et bien mieux adapté aux travaux (force mécanique). L'amalgame imbécile consiste à considérer la motricité électrique comme une énergie "bas carbone".
Nos journalistes "décrypteurs" ne font pas l'effort de la pédagogie.
Peut-être que Son Excellence l'Ambassadeur a des notions de physiques ? Mais s'il vous plaît, pas de YAKAFOKON.
Et je suis persuadé également que la complexité est abordable pour le citoyen moyen éduqué et attentif et qu'elle n'est aucunement une "excuse" pour "ne rien faire", bien au contraire.
Par contre, je suis convaincu que les prêches apocalyptiques ont un effet de sidération et favorisent l'inertie, ainsi que la survenue d'un certain fascisme, qui est même prôné par certains scientifiques égarés.

Albatros | 06 novembre 2018 à 09h47
 
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Moins dommageable pour le climat (encore que dommageable pour un climat soit discutable) mais plus pour l'environnement et la pollution de l'air. Et encore avec les moteurs essence à injection directe, l'essence rattrape les tares du diesel. Et là bon courage pour faire comprendre ça à monsieur tout le monde.

Sachant que le véhicule électrique n'est un véhicule bas-carbone que pour une électricité dont la production émet peu de CO2, et encore seule une analyse de cycle de vie complète permettrait de tirer une conclusion et avec un scénario donné d'utilisation.

La seule solution qui marche dans tous les cas, c'est encore de réduire nos trajets par le recours au télé travail par exemple, et d'optimiser ces mêmes trajets quand ils sont indispensable (covoiturage), pas forcément de chercher des issues technologiques dont on sait pertinemment que complexité=fragilité.

Cyril31 | 06 novembre 2018 à 11h20
 
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L'injection directe ne change pas le cycle de Carnot. Mon expression "moins dommageable au climat" est incorrecte. A remplacer par "moins émetteur de GES par unité d'énergie".
Quant au télétravail, il est à généraliser, en particulier pour les curés du climat dont les déplacements sont véritablement indécents, mais comme tous les curés et autres prêcheurs (ADEME comprise), c'est "faites ce que je dis, pas ce que je fais".

Albatros | 06 novembre 2018 à 12h20
 
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Je suis convaincu qu'il n'y a pas une mais des solutions, et que ces solutions c'est la population qui doit les définir et les choisir.

Je vous invite à lire cette réflexion qui fait le pendant de la pétition des gilets jaunes :
https://www.change.org/p/aux-fran%C3%A7ais-essence-trop-ch%C3%A8re-changeons-de-pompe-bcc517da-b8eb-45c6-b0b8-50a4a6633186

ou

https://www.facebook.com/PhilHoriz/

Cordialement

Philippe - Ambassadeur du DD | 07 novembre 2018 à 13h06
 
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Où l'on voit que Son Excellence de l'ADEME ou assimilé n'a pas 50 bornes à faire pour aller à son "boulot" (église?)...
NB: Je n'ai exprimé nulle part de référence aux gilets jaunes.

Albatros | 07 novembre 2018 à 14h12
 
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@Phillipe ; je n'ai pas bien saisi le sens de votre pétition. Je conçois qu'il faille remplacer la voiture par des moyens de transports alternatifs pour les citadins qui font 5-10 km/jours, seuls dans un véhicule de plus d'une tonne. C'est totalement faisable et c'est ce que je faisais lorsque j'étais salarié (15km/j) et que je vivais en agglomération.

Maintenant comme le dit -un peu brutalement- mais justement Albatros que faisons nous pour les ruraux. J'en fais partie dorénavant mais j'ai la chance de pouvoir travailler à domicile. Tous ceux qui sont autour de moi doivent faire au mieux 20km/j, voire bien plus pour la majorité. Quand les enfants doivent être récupérés, les courses faites, comment est-ce possible sans voiture?
C'est là où se trouve l'incohérence du gouvernement qui augmente les taxes sur le carburant sans avoir sécurisé les solutions de transport. Je suis d'accord que le citoyen doit être volontaire, force de proposition, mais sur les questions d'infrastructure, de transport, seul l'état ou les collectivités ont la main.

Dites-moi ce qu'il faut faire en dehors de proposer des primes à la casse pour des véhicules qui restent de toute façon hors de portée de beaucoup de bourses ou prier pour des produits accessibles dont on ne sait quand (et si) ils viendront

Cyril31 | 07 novembre 2018 à 14h35
 
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Information sur "offre raisonnable d'emploi" (source: ANPE):
"Temps de trajet en transport en commun domicile/travail (aller ou retour) de 1 heure maximum, ou une distance de 30 kilomètres maximum"
Soit 60 bornes aller-retour. Fastoche, YAKA prendre un vélo !
Une preuve parmi mille autres que la "politique climatique" est totalement folle et que l'on confond agitation et action en la matière...

Albatros | 07 novembre 2018 à 16h57
 
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Bonjour,

s'il vous plait, pouvez-vous relire le texte de la pétition ?
Est-il fait mention ne serait-ce qu'un seul mot relatif au vélo ?

Je vais essayer de résumer mon propos : l'appareil actuel est incapable d'opérer la transition facteur 4 en 12 ans.

Il n'existe pas une solution, mais un bouquet de solutions.

Nous devons adapter à la fois "nos mode de vie", et notamment "nos modes de déplacement" pour faire facteur 4 en 12 ans.
C'est une révolution.
Nous sommes suffisamment intelligents, et nous avons les solutions et les technologies, pour adapter nos modes de vie et de déplacement de manière heureuse, c'est à dire en améliorant notre qualité de vie.

Personne ne détient la solution actuellement, d'abord parce qu'elle est multiple, ensuite elle doit être adaptée à chaque territoire (urbains, ruraux ...).
Les solutions, nous sommes les seuls collectivement à pouvoir les élaborer, citoyens et gouvernances à tous niveaux. Les institutions devraient nous faciliter la tâche dans ce sens, pour que des propositions locales soient formulées au niveau des communautés de communes, régionales, et enfin définissons une ou des trajectoires au niveau national.

Et soumettons ces propositions par référendum aux Français, local dans les Communautés de Communes pour les adapter au plus près du besoin des territoires, référendum Régional, et référendum national.

C'est de mon point de vue l'unique méthode pour opérer la transition facteur 4 en 12 ans avec l'adhésion des Français.

Philippe - Ambassadeur du DD | 07 novembre 2018 à 18h42
 
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Bonjour Albatros, pourquoi ces propos négatifs ?
Vous dites parfois des choses justes, audibles, mais elles sont noyées dans un flot vindicatif qui fait qu'on n'a même plus envie de vous écouter. C'est dommageable pour le débat.

Je suis las de cela, je vais répondre point par point à vos critiques directes à mon égard, en espérant que désormais nous poursuivrons

Philippe - Ambassadeur du DD | 07 novembre 2018 à 19h16
 
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@Phillipe : je suis le premier à penser qu'il n'y a pas une solution, mais DES solutions. Pas de problème pour ça. Mais malgré tout nous devrions être à même de définir une liste de ces solutions : covoiturage, télétravail et que sais-je encore.

Je ne saurais être représentatif, mais j'habite en milieu rural sans être pour autant loin de tout. Mes connaissances qui travaillent, le font pour la plupart près des centres urbains donc, comme je disais, entre 10 et 40 km (aller) de leur domicile. Dans des lieux souvent éloignés donc impossible de covoiturer. Leur employeur ayant encore du mal à laisser la main à leurs salariés, ils peuvent avoir un jour de télétravail, et encore. Un bus qui sillonne les villages alentours avec des horaires incompatibles avec des horaires de bureau. Bref je ne vois aucune solution à court terme, qui émanera des citoyens.

Pour moi la seule solution est sociétale et implique les communautés de communes, le département (et encore nous sommes à cheval sur 3 départements), les employeurs et ne sont pas directement dans les mains des citoyens. Si l'on veut être cohérents et minimiser les déplacements cela passe par une urbanisation organisée avec zones d'activités très resserrées et zones résidentielles de l'autre. Limiter la possibilité pour tout un chacun de s'établir où il le veut. Bref un contrôle plus stricte mais plus libertaire. Un travail de longue haleine qui ne se fera pas du jour au lendemain.

Cyril31 | 08 novembre 2018 à 10h04
 
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Mon "flot vindicatif" est plutôt du genre ciblé: j'ai l'expérience des prêches de l'ADEME qui sont inutiles et stériles voire négatifs: exemples de l'empreinte carbone (qui ne profite qu'a des cabinets de conseils qui bidouillent des tableurs Excel), des scénarii énergétiques (regardez CEREN et ses enquêtes bidonnées sur l'industrie), etc.
Et surtout du recyclage massif de militants EELV qui ont échoué dans les urnes.
Maintenant, si on pouvait dédier les ressources à la lutte contre la pauvreté et la précarité, à l'amélioration de l'assainissement, en bref, à la protection effective de l'environnement au lieu d'utiliser ce dernier pour répandre une idéologie que je trouve plus que douteuse: la Terre "qui ne ment jamais" comme disait l'écolo Philippe Pétain, apparemment révéré par notre chef suprême...

Albatros | 08 novembre 2018 à 10h23
 
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Pour Cyril :

c'est pour cela qu'au niveau "local", communauté de communes, tous les acteurs doivent être réunis, habitants et entreprises, associations et collectivités ... pour élaborer les solutions qui répondront à la majorité, et aussi celles qui répondront aux cas particuliers.

L'objectif est simple et non négociable, d'après le GIEC et les autres représentants de disciplines scientifiques, facteur 4 en 10 ans de nos pollutions et de nos émissions de gaz à effet de serre
(c'était le même objectif défini dans les années 90, à atteindre pour 2050, nous avions 60 ans devant nous pour l'atteindre, mais comme nous avons trop tardé ...).

En revanche il existe de multiples moyens d'y parvenir, à nous de les définir, effectivement vous en citez plusieurs, on pourrait ajouter la vélomobile, déménager pour se rapprocher du travail, changer de travail ...

Rien n'est simple, mais nous pouvons maîtriser ce changement pour nous diriger vers des issues les plus heureuses possibles pour le plus grand nombre.

Nous pouvons aussi être utopistes, croire que l'on peut continuer sans rien changer pendant 10 ans, accroître la dégradation de l'atmosphère, achever le génocide de la biodiversité, dégrader encore plus la santé des populations ...
Et au final nous devrons quand même changer, sous la contrainte de désordres et désastres innombrables, pour le malheur du plus grand nombre.

Je préfère cette option "choisir maintenant le changement qui améliore notre qualité de vie".

Philippe - Ambassadeur du DD | 08 novembre 2018 à 21h30
 
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Cette propension à dire "c'est ce que je dis ou le chaos" est très dangereuses, Votre Excellence. Et il est à craindre que ce mantra décliné au plus haut niveau (Jupiter, conseillé par WWF -dont on ne rappellera jamais assez l'histoire- qui dit que c'est lui ou les populistes) ne nous amène le pire.
En bref, nous avons les prétendus "sauveurs" (moi ou le chaos) et nous risquons les naufrageurs de la démocratie en provoquant le chaos.

Albatros | 12 novembre 2018 à 10h51
 
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Oui c'est vrai que normalement il est déconseillé de faire du catastrophisme.
Mais depuis 30 ans que le constat est admis internationalement, et qu'il est déconseillé de communiquer en termes durs, comme il est déconseillé de faire des changements en rupture pour l'économie, force est de constater que le "syndrome de la grenouille" a été plus fort que la prise de conscience et le passage à l'action.

Philippe - Ambassadeur du DD | 12 novembre 2018 à 12h25
 
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