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Un groupe d'entreprises et d'ONG font pression sur le gouvernement américain pour réduire les GES

Convaincu qu'il faut réduire rapidement les émissions de GES, l'U.S. Climate Action Partnership regroupant des entreprises et des ONG demande au gouvernement américain de décréter un cadre politique pour des réductions obligatoires.

Gouvernance  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
Un regroupement d'entreprises américaines et d'organisations non gouvernementales a invité le gouvernement américain à mettre en place rapidement une législation de réduction des émissions de CO2. Cette alliance sans précédent dénommée U.S. Climate Action Partnership (USCAP), rappelle que le moindre retard dans le contrôle des émissions augmente les risques de devoir faire des efforts encore plus difficiles à l'avenir.
Pour encourager les responsables politiques à fixer des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), l'USCAP a présenté hier son plan d'action. Détaillé dans le rapport dénommé A Call for Action, ce plan d'action reprend un certain nombre de principes et de recommandations et présente un modèle basé sur l'économie de marché. Le moment est venu pour l'action constructive, qui tirerait sa force des affaires, du gouvernement et des dépositaires non gouvernementaux, explique Jeff Immelt, Président de General Electric. Selon lui, ces recommandations devraient catalyser l'action législative qui encourage l'innovation et stimulent la croissance économique tout en augmentant la sécurité énergétique et la balance commerciale, assurant la compétitivité des Etats-Unis sur une question d'importance pour notre pays et le monde entier.

Les recommandations de l'USCAP sont basées sur les six principes suivants : expliquer à l'échelle globale les changements climatiques, reconnaître l'importance de la technologie, favoriser l'efficacité environnementale, créer l'opportunité économique, être juste envers les différents secteurs et reconnaître et encourager l'action rapide.
Au coté de ces principes, l'USCAP recommande concrètement une réduction de 10 à 30% des émissions de gaz à effet de serre dans un délai de 15 ans et une réduction de 60 à 80% d'ici 2050. L'objectif environnemental étant de ramener des concentrations atmosphériques globales de GES à un niveau qui réduirait au minimum les impacts climatiques défavorables à la population et à l'environnement. L'USCAP encourage donc les décisionnaires à décréter un cadre de politique pour des réductions obligatoires d'émissions de GES pour les secteurs les plus émetteurs. Il demande notamment au Congrès américain de fixer les objectifs de réduction, de proposer un programme national pour accélérer la recherche et le déploiement des technologies et de proposer des modalités d'actions dans les autres pays notamment ceux en voie de développement.
Même s'il semble conscient que les actions à entreprendre sont conséquentes, l'USCAP estime que l'efficacité environnementale, l'économie durable et une loi juste sur les changements climatiques doivent être une priorité nationale.

L'USCAP estime que les programmes pour encourager l'efficacité et pour favoriser les technologies plus propres présentés dans l'Energy Policy Act of 2005 décrété par le congrès et soutenu par le président étaient une bonne étape mais un système obligatoire resterait nécessaire.
Finalement, il semblerait que l'USCAP demande un système similaire au protocole de Kyoto y compris un système d'échange de quotas de CO2 similaire à celui en vigueur en Europe.

Le rapport semble donc offrir un consensus en conduisant les entreprises et les associations de protection de l'environnement vers une position commune sur la politique à tenir. Selon l'USCAP les principes et les recommandations décrits dans « A call for Action » sont le résultat d'une longue année de collaboration motivée par le but commun de ralentir, d'arrêter et de renverser la croissance des émissions du gaz à effet de serre au cours de la période la plus courte raisonnablement réalisable. L'USCAP se déclare prêt à discuter de cette position avec le Président américain, le Congrès et tout autre partie prenante.

L'USCAP regroupe notamment Alcoa, BP America, Caterpillar, Duke Energy, DuPont, FPL Group, General Electric, Lehman Brothers, PG&E et PNM Resources, avec quatre organisations non gouvernementales dont Environmental Defense, Natural Resources Defense Council, Pew Center on Global Climate Change et World Resources Institute.

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