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Unité CSR de La Réunion : le marché public confié à CNIM

Déchets  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com
Actu-Environnement Le Mensuel N°392 Cet article a été publié dans Actu-Environnement Le Mensuel n°392
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Le marché public du projet d'unité de valorisation de combustibles solides de récupération (CSR) du pôle déchets Sud de Pierrefonds (La Réunion) a été confié au groupement mené par l'équipementier et ensemblier CNIM, a annoncé l'entreprise lauréate. Le groupement devra concevoir, réaliser, exploiter et assurer la maintenance du site, sur une période de 14 ans. Ce pôle, retenu en 2016 dans le cadre du premier appel à projets CSR de l'Ademe doit traiter 60 % des déchets de l'île. Il doit être mis en service fin 2022, concomitamment à la fermeture de la décharge de Pierrefonds qui aura atteint sa capacité maximum (8 millions de tonnes). Avant d'être définitivement lancé, le projet doit encore obtenir un tarif d'achat pour l'électricité produite par l'unité de valorisation des CSR. Il fait aussi l'objet d'un recours de la part de la région Réunion auprès du tribunal administratif.

Le site regroupera cinq unités de traitement des déchets. Les ordures ménagères résiduelles (OMR) seront d'abord triées mécaniquement pour séparer la fraction fermentescible et les matières recyclables ou valorisables énergétiquement. Cette unité aura une capacité horaire de 50 tonnes. Deux unités de méthanisation distinctes traiteront la fraction fermentescible des OMR et les biodéchets issus de la collecte sélective. Chacune pourra traiter 15.000 tonnes par an. Une unité préparera environ 130.000 tonnes de CSR (à partir des 300.000 tonnes de déchets traitées chaque année). Enfin, une unité de co-incinération valorisera les CSR en électricité. La chaudière, d'une puissance de 65 mégawatts (MW) thermiques alimentera un turbo-alternateur de 18,5 MW électriques.

"Les technologies mises en œuvre permettent de garantir la réversibilité de cet équipement structurant qui peut accepter différents types de combustibles, ligneux de déchets verts par exemple", assure le groupement. Celui-ci prévoit ainsi de substituer de la biomasse, non valorisée actuellement, au fur et à mesure de la réduction des déchets.

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