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La transition vers un parc de véhicules décarbonés coûtera près de 500 milliards d'euros

Les véhicules électriques, à hydrogène ou à biogaz pourront remplacer les motorisations thermiques en 2040, estime l'Office parlementaire des choix scientifiques. Cette transition coûtera près de 500 milliards d'euros.

Transport  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

L'Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques (Opesct) estime, dans un rapport présenté le 20 mars, que l'objectif de mettre un terme à la vente de véhicules thermiques en 2040 est réalisable. Cette ambition est inscrite dans le plan climat, présenté en juillet 2017 par le ministre d'Etat Nicolas Hulot.

S'appuyant sur des études commandées à l'Institut français du pétrole et des énergies nouvelles (IFPEN) et au Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), les parlementaires comparent trois scénarios : un médian, un pro-batteries et un pro-hydrogène. "Les évolutions du parc des véhicules thermiques sont similaires dans les trois scénarios, avec une disparition totale des véhicules thermiques non hybrides en 2040, et un volant résiduel de véhicules hybrides non rechargeables à peu près équivalent", indiquent-ils.

Les scénarios médian et pro-batteries parviennent à des résultats similaires sur le développement des véhicules électriques, avec quelques années de différence puisque le deuxième scénario fait le pari de progrès technologiques plus rapides. "Le scénario pro-hydrogène démontre que cette technologie pourrait jouer un rôle important, si deux conditions sont réunies : des progrès techniques beaucoup plus rapides que prévus, permettant une baisse accélérée des prix, et un fort soutien public (l'aide à l'achat retenue est de 10 000 € jusqu'en 2040)".

Les rapporteurs ne sont pas favorables à un soutien aux biocarburants. Ils estiment que "la piste du biogaz semble plus opérationnelle dans le contexte d'une forte baisse des besoins d'hydrocarbures pour la mobilité". Les parlementaires concluent que les pouvoirs publics doivent miser sur la neutralité technologique pour laisser faire le marché, en maintenant des aides à l'achat importantes pour soutenir la demande.

500 milliards d'euros sur vingt ans

Le coût de cette transition est évalué à près de 500 milliards d'euros sur vingt ans. "L'impact le plus important est lié à la disparition progressive de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques ou TICPE (en 2019, la TICPE devrait atteindre 37,7 milliards d'euros, 45 % revenant au budget général de l'État, et 33 % aux collectivités territoriales)", rappellent-ils. Les infrastructures nécessaires (bornes de recharge et stations hydrogène) devraient coûter entre 30,7 et 108 milliards d'euros.

Cependant, rappelle l'un des co-rapporteurs, Stéphane Piednoir (LR, Maine-et-Loire), cette transition devrait conduire à des gains environnementaux, déjà chiffrés par d'autres études, concernant la lutte contre le changement climatique ou encore l'amélioration de la qualité de l'air.

Réactions1 réaction à cet article

 

Oui, mais quid de la pollution des trafics aérien et maritime qui ne sont toujours pas taxés ?

Millirem17 | 26 mars 2019 à 22h56
 
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