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Veolia Environnement renforce ses positions sur le dessalement d'eau de mer

Veolia Eau vient de remporter, à l'issue d'un appel d'offres international, un contrat portant sur la construction, le financement et l'exploitation d'une usine de dessalement par osmose inverse dans le Sultanat d'Oman.

Gouvernance  |    |  Carine SeghierActu-Environnement.com
À l'issue d'un appel d'offres, le ministère de l'Economie Nationale du Sultanat d'Oman a choisi Veolia Eau avec son partenaire Suhail Bahwan Group pour la construction, le financement et l'exploitation d'une usine de dessalement par osmose inverse située près de Sûr (Sultanat d'Oman). Veolia Eau confirme de même sa place d'acteur majeur dans la conception-construction d'usines et de procédés de dessalement, tant par osmose inverse que par technologie thermique, avec à ce jour environ 12% des capacités installées dans le monde, a déclaré Antoine Frérot, Directeur Général de Veolia Eau.

D'une durée d'exploitation de 22 ans, ce contrat devrait permettre au groupe français de générer un chiffre d'affaires total consolidé de 434 millions d'euros, incluant la part construction de la nouvelle usine. Veolia Eau assurera l'exploitation tout d'abord de l'usine de dessalement existante (d'une capacité de 12 000 m3/jour) puis, celle de la nouvelle unité qui prendra le relais début 2009 à l'issu des travaux.

Dans son communiqué, le groupe précise que l'usine, d'une capacité de 80 200 m3/jour, permettra l'approvisionnement en eau potable des 350 000 habitants de la région de Sharqiyah. Sa réalisation sera assurée par Veolia Eau Solutions & Technologies (VWS), en consortium avec la société Bahwan Engineering Company, pour un montant total de 111 millions d'euros, dont 52% pour VWS, responsable de la conception, du process et des achats d'équipements. Bahwan Engineering Company sera responsable de la construction et de l'installation des équipements.

L'eau de mer sera en majeure partie captée depuis une vingtaine de puits creusés sur le rivage et en complément par une prise d'eau en mer, explique la division Eau de Veolia Environnement dans son communiqué. Ce mode complémentaire d'approvisionnement offrira, selon la société, une grande flexibilité en termes de débit dans la production d'eau potable et une grande sécurité de fonctionnement, particulièrement en été, saison de prolifération d'algues.

Dans le cadre de cette nouvelle installation, l'eau de mer sera soumise à un prétraitement par flottation et filtres sous pression, permettant d'éliminer algues et résidus. Elle sera ensuite dessalée par passage sous très haute pression à travers deux étages de membranes d'osmose inverse (8 trains d'osmose inverse au premier étage et 4 trains au second), puis reminéralisée en phase de post-traitement. Afin d'optimiser le bilan énergétique et environnemental de l'installation, le projet a privilégié la récupération d'énergie, qui constituera une part importante de celle nécessaire au fonctionnement de l'ensemble, souligne Veolia Eau dans son communiqué.

L'osmose inverse est un procédé de dessalement qui utilise la technologie membranaire. À la différence de l'osmose “naturelle”, qui favorise la migration du solvant de manière à équilibrer les concentrations de chaque côté de la membrane, l'osmose inverse consiste à forcer l'eau sous pression à travers une membrane, qui est imperméable aux sels en suspension. Utilisé pour dessaler l'eau de mer ou les eaux saumâtres, ce procédé joue un rôle pour approvisionner en eau potable des régions privées de ressources naturelles suffisantes, sous l'effet combiné de la démographie et de la géographie.

Aujourd'hui, la production mondiale d'eau douce à partir d'eaux saumâtres ou salées dépasse 25 millions de m3 par jour. Les principaux pays producteurs sont : l'Arabie Saoudite (25 %), les États-Unis (15 %), les Émirats Arabes Unis (10 %) et le Koweït (5 %). Le développement de la technologie de l'osmose inverse a permis de réduire les coûts et de participer au développement de la filière. Entre 1990 et 2001, le procédé est passé de 40 à 53% de part de marché et devrait atteindre les 70% à l'horizon 2020. L'Espagne, l'Algérie et la Chine ont déjà choisi le dessalement d'eau de mer pour assurer leur approvisionnement en eau potable.

Le procédé présente pourtant un inconvénient de poids puisqu'un investissement de prêt de 6 KWh est nécessaire à la production d'un m3 d'eau potable.

Réactions8 réactions à cet article

 
Un investissement en Euros ou en Kwh?

La dernière phrase me semble incompréhensible. ne s'agit-il pas d'une erreur ? Cette phrase dit "Le procédé présente pourtant un inconvénient de poids puisqu'un investissement de prêt de 6 KWh est nécessaire à la production d'un m3 d'eau potable."

Anonyme | 25 janvier 2007 à 11h19
 
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Re:Un investissement en Euros ou en Kwh?

si c'est parfaitement compréhensible : il faut 6KWh d'énergie électrique pour fabriquer 1 m3 d'eau potable.

Anonyme | 25 janvier 2007 à 13h09
 
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Re:Re:Un investissement en Euros ou en Kwh?

où est donc le bénéfice environnemental ?
ne risque-t-il pas d'y avoir des effets pervers à cette nouvelle technologie : diminution de la quantité disponible d'eau salée, donc perturbation du cycle de l'eau ?

didine974 | 25 janvier 2007 à 14h23
 
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6 kwh nécessaire pour la production d'un m3 eau p.

est ce le même cout, quand il s'agit d'une eau saumatre ayant un taux de salinité de 8 gr, qu'il faudrait ramener à 2 gr ??

Anonyme | 16 avril 2007 à 14h41
 
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devrait atteindre les 70% ...

Le processus coûte cher en énergie noble (électrique). Avec la hausse prévisible du coût de l'énergie (le "peak-oil " serait dépassé ?) les procesus gourmands en énergie nobles vont devenir moins concurrentiels.
A l'inverse, d'autres technologies demandent très peu d'énergie noble (pour circulation de l'eau, sans mise en pression) et peuvent utiliser directement l'énergie thermique (Aéro-évapo condensation AEC par exemple). Ces technologies rustiques sont probablement appelées à se développer.

Michel Plantier | 30 avril 2007 à 09h20
 
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diminution de la quantité dispo en eau salée

Aucun risque. Et pas seulement à cause de milliards de km3 que contiennent les mers :

Dans le cycle de l'eau, toute eau retourne à la mer, qu'elle passe par l'atmosphère (évaporation) ou par le sol, en y entraînant les éléments solubles (sel par exemple).
- L'eau douce produite retournera à la mer après utilisation,
- le sel extrait est rejeté à la mer . Même si on l'utilisait pour les besoins humains, il retournerait à la mer à l'issue des cycles biologiques.

Michel Plantier | 30 avril 2007 à 09h27
 
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Re:diminution de la quantité dispo en eau salée

merci Michel pour votre réponse ... mais je reste sceptique : comment cette eau destinée à la consommation peut-elle retourner à la mer sans perte ? d'ailleurs, n'avons nous pas d'exemples d'assèchement de lacs ou de mers fermées ?
c'est un concept que j'ai du mal à visualiser mais j'imagine mal que par ex. pour 100 l d'eau dessalinisée, il y ait 100 l d'eau qui retourne à la mer. dans mon idée il y a forcément quelque part une perte qui, même infime, reste une perte et donc à terme un nouveau pb ???

didine974 | 30 avril 2007 à 12h54
 
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Re:Re:diminution de la quantité dispo en eau salée

En dessalant l'eau de mer nous prélevons de l'eau dans 96,4% des ressources en eau de la planète.
Aujourd'hui la majeure partie de l'eau que nous recevons dans nos robinets provient de barrage, de nappes phréatiques et bien d'autres sources encore, qui ne représentent que 3,6% des réserves total en eau...
Donc je ne pense vraiment pas qu'il y ai d'impact majeur sur quelque cycle que ce soit en desalant l'eau de mer.
De plus il s'agit de la meilleure solution pour faire face à la crise de l'eau à laquelle la planète commence à faire face.

mehdi | 05 mai 2007 à 10h50
 
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