Robots
Cookies

Préférences Cookies

Nous utilisons des cookies sur notre site. Certains sont essentiels, d'autres nous aident à améliorer le service rendu.
En savoir plus  ›
Actu-Environnement

Pêche profonde : Intermarché recule et s'engage d'ici cinq ans à changer ses pratiques

Biodiversité  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com

Revirement de situation. Jusque-là, la Scapêche, filiale d'Intermarché, faisait la promotion de la pêche profonde (ci-joint une lettre ouverte datant du 6 décembre signée par les pêcheurs de la Scapêche). Mais après le vote du Parlement européen visant à mieux encadrer cette pratique le 10 décembre et l'annonce de plusieurs distributeurs de ne plus commercialiser des espèces profondes, la société change son fusil d'épaule.

"Dans l'attente d'avis scientifiques indiscutables et partagés par toutes les parties prenantes, y compris par les ONG, nous nous engageons à tout mettre en œuvre pour ne pas cibler systématiquement les espèces de grands fonds", déclare Fabien Dulon, directeur général de cette entreprise, dans un communiqué de presse, ajoutant : "Celles-ci pourront cependant figurer parmi les prises accessoires, mais - je le redis - les espèces d'eau profonde ne seront plus ciblées". La Scapêche se donne cinq ans pour faire évoluer ses pratiques. Dans ce sens, elle "tend la main aux ONG et leur propose de s'associer à elle pour l'élaboration d'un cahier des charges de production".

Greenpeace salue cette bonne nouvelle mais espère "que la Scapêche mettra autant d'énergie à réorienter ses pratiques vers une pêche réellement durable qu'elle en a mis à défendre le maintien du chalutage profond". L'ONG prend "prend acte de la « main tendue aux ONG » qu'offre la Scapêche. Nous sommes ouverts au dialogue avec cet industriel, mais attendons des gestes concrets de sa part", déclare Hélène Bourges, chargée de campagne océans à Greenpeace France.

Réactions7 réactions à cet article

 

Belle démonstration que dans notre société de "com", les rapports de force qui s'instaurent entre la société civile via ses ONG et les industriels sont plus important que les manœuvres de couloir dans les enceintes politiques. Claire Nouvian avec ses 750 000 signatures à lancé un signal fort que les gens de marketing des distributeurs ont mieux sut décoder que certains politiques Français qui, avec leur lobbying imbécile, sont aujourd'hui les dindons de la farce et ce n'est que justice.

Abeille | 12 décembre 2013 à 09h54
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Scapêche ne doit pas être la seule a utiliser ce type de pêche sinon pourquoi ne pas avoir voté la loi d'interdiction, tout serait réglé,il va falloir qu'il montre patte blanche pour éviter la simple opération de com, mais je fais confiance à Greenpeace pour veiller au grain

lio | 12 décembre 2013 à 11h34
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Bonjour Bio,
Effectivement la Scapëche n'est pas seule mais presque. Selon Bloom Association en Europe La Scapêche (Intermarché) représente jusqu’à 85% du total des captures d’espèces profondes. Euronor 9%, Dhellemmes 4,5%.

Abeille | 12 décembre 2013 à 14h22
 
Signaler un contenu inapproprié
 

C'est marrant, mais moi cet épisode de com me rappelle l'aventure Séralini. On voit où ça a mené le NouvelObs et le Criigen (et quelque chose me dit que ce n'est pas fini ^^). Bref. Je suis assez d'accord avec la Scapeche, lorsqu'elle déplore qu'on va parler systématiquement de lobbying négatif lorsqu'il vient des industriels (et peu importe la raison), contrairement à celui que peut exercer les ONG ou structures "citoyennes" recevant massivement le soutien du public (et des fois des subventions des mêmes distributeurs qui s'empressent de se désolidariser d'Intermarché dans cette affaire - il faut dire qu'eux ne sont pas concernés. Je fais encore référence à l'affaire Séralini, Carrefour et Auchan si je me souviens bien, avaient contribué financièrement à cette étude... indépendante donc).
Ensuite pourquoi parler de recul de la Scapeche, alors qu'elle bénéficie d'un vote au Parlement européen, et qu'elle propose, dans la logique de cette décision, de s'appuyer sur les ONG pour assurer, de manière qu'elle souhaite transparente, une pêche profonde respectueuse de la mer, leur outil de travail, leur passion...
Dans l'ordre, j'ai lu l'appel de la Scapeche, puis la lettre ouverte (dans laquelle l'armateur ne fait que se défendre contre ce que j'appelle un lynchage médiatique "en règle"), puis votre article. Et bien je n'ai pas la même analyse. De mon point de vue, c'est une démarche progressiste.
Peut-être parce que j'ai été sensibilisé à ce phénomène dans le milieu agricole...

BrunoV | 12 décembre 2013 à 20h01
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Peu importe le nombre de sociétés qui font de la pêche en eau profonde, il ne faut pas en faire ! POINT.
Lio le fait très bien remarquer – pourquoi ne pas avoir voté de loi ... – ? Et surtout, pourquoi attendre cinq ans ? Une année aurait été largement suffisant, les espèces pêchées se reproduisent très lentement, la technique de pêche ne permet pas à ses espèces de se reproduire avant d’être pêché.
Y aurait-il des intérêts plus importants que la faune marine ?!

Maurice | 13 décembre 2013 à 05h47
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Bonjour BrunoV
Je crois que votre post mérite quelques précisions. Vous vous sentez proche de la Scapèche parce que vous venez du monde agricole. Dites-vous que ce sont 2 mondes très différents. La pèche profonde se fait avec des filets absolument non sélectifs: sur 100 espèces capturées seules 3 sont commercialisées les autres sont purement et simplement détruites et rejetées à la mer, je ne vois pas un agriculteur détruire 97% de sa production en exploitation normale. Mieux les bateaux de la Scapèche ont été fortement subventionnés par l'Europe alors qu'ils détruisent plus d'emplois qu'ils n'en créent. Maintenant le choses ne sont pas en noir et blanc, puisque la Scapèche possède aussi des armements labélisés MSC.

Abeille | 13 décembre 2013 à 15h13
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Bonjour. Non ce n'est pas ce que j'ai dit. Je dis juste que j'observe des pratiques de dénigrement similaires entre ce qui peut se faire dans le monde agricole que j'observe depuis 15 ans, et que j'ai pris pour habitude de ne pas simplement me fier à ce que peuvent raconter les ONG. Quand je vois comment des prises de position scientifiques, qui balancent les discours rageurs des parties opposées à la pêche profonde, sont automatiquement taxées de conflit d’intérêt, alors oui, automatiquement j'ai le réflexe de me méfier des apparences faciles. Qui a relevé par ailleurs que la Scapeche était dans un processus de charte avec le WWF, bien avant cette décision visiblement ? C'est ce qu'il disent en tout cas dans leur communiqué ou la lettre ouverte, je ne sais plus. Donc on voit bien que cette ouverture que d'aucun décrivent comme un revirement, ne date pas d'hier.

Ensuite, le monde de la mer n'est pas aussi éloigné de celui de l'agriculture terrestre... figurez-vous que dans l'école d'ingénieur agricole dont j'ai suivi les cours (Bordeaux), certains de mes meilleurs amis on fait pisciculture, et l'un deux a travaillé pendant des années dans la qualité des produits de la mer. Autant vous dire qu'il connait bien les deux milieux (aujourd'hui il monte des drives fermiers à la chambre d'agriculture du Jura). J'attends d'ailleurs impatiemment son avis pour affiner ma position vis à vis de ce vote.

BrunoV | 13 décembre 2013 à 16h21
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Sophie Fabrégat

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager

TD-Diver & Baro-Diver : sondes / surveillance des eaux souterraines SDEC