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Actu-Environnement

Les abeilles sacrifiées sur l'autel de l'agriculture intensive

Les colonies d'abeilles connaissent une surmortalité depuis 20 ans. Les causes en seraient multifactorielles. Mais celles-ci ne ramènent-elles pas toutes à un mode de production agricole ?

Biodiversité  |    |  Laurent RadissonActu-Environnement.com

La question de la santé des abeilles interpelle les professionnels mais aussi la société civile, comme l'a montré le succès des rencontres scientifiques organisées par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) le 21 novembre 2013 à Maisons-Alfort.

Des enjeux colossaux de fourniture alimentaire

Il faut dire que les enjeux sont colossaux. Car, comme le souligne Claudine Joly, vétérinaire membre du réseau agriculture de France Nature Environnement (FNE), au-delà des intérêts économiques du seul secteur apicole, une épée de Damoclès pèse sur la pollinisation des cultures, avec des risques de remise en cause de la fourniture et de la qualité alimentaire pour les populations.

François Gerster, inspecteur général de la santé publique vétérinaire, revient sur le plan développement durable du gouvernement pour l'apicultureMarie Jo Sader
 
"L'apiculture est fondamentale dans les services de la pollinisation, ajoute François Gerster, responsable du Plan de développement durable de l'apiculture lancé par le ministère de l'Agriculture, 80% des cultures (essentiellement fruitières, légumières, oléagineuses et protéagineuses) sont dépendantes des insectes pollinisateurs, dont l'abeille domestique est le chef de file".

De plus, l'abeille joue un rôle de sentinelle, donnant l'alerte en cas d'atteintes à l'environnement et à la biodiversité. Or, l'alerte est bel et bien lancée : "les mortalités hivernales moyennes sont supérieures à 20% et il est fréquent que les taux de pertes annuelles dépassent les 30%", relève François Gerster, même si les chercheurs de l'Institut de l'abeille (ITSPA) ont pu constater une diminution des pertes hivernales ces cinq dernières années en France.

Démêler l'écheveau des causes multifactorielles

Comment expliquer un tel désastre ? "Il est dorénavant établi, affirme François Gerster qui veut incarner "la neutralité de l'Etat", qu'il n'y a pas une cause unique de mortalité des colonies d'abeilles mais plusieurs facteurs concomitants, qui parfois se potentialisent. On peut citer, ajoute-t-il, les agressions chimiques (pesticides dont insecticides, fongicides…), le parasitisme chronique de Varroa, les agressions microbiologiques (bactériennes et virales), l'insuffisance de ressources alimentaires équilibrées et accessibles tout au long de la saison, l'inadaptation des reines importées à l'écotype des colonies et les pratiques parfois inadaptées de certains apiculteurs…".

D'où des batteries d'études longues et complexes menées notamment par l'Institut national de recherche agronomique (Inra) ou par l'Anses, qui anime le réseau de surveillance européen de la mortalité des abeilles via son laboratoire de Sophia-Antipolis, afin de démêler l'écheveau de ces causes multifactorielles.

Des profils de toxicité inattendus

"On tourne autour du pot", estime toutefois Jean-Marie Barbançon, président de la Fédération nationale des organisations sanitaires apicoles départementales (Fnosad), pour qui le facteur "pesticides" est largement sous-estimé. Comme le souligne Luc Belzunces, directeur de recherche à l'INRA, "à faibles doses, et plus spécialement en exposition chronique, les pesticides peuvent présenter des profils de toxicité inattendus qui remettent en cause le dogmatique principe d'une toxicité qui croît avec l'intensité de l'exposition à un toxique".

Leurs effets peuvent être plus complexes que d'entraîner une mortalité directe des abeilles, les pesticides pouvant déséquilibrer des colonies en termes de classes d'âge, explique Jean-Marie Barbançon. Cet affaiblissement des colonies peut expliquer une sensibilité plus grande aux maladies infectieuses et parasitaires, d'où par exemple un impact plus important de Varroa, cet acarien qui parasite les ruches. L'origine "multifactorielle" de la surmortalité pourrait dès lors légitimement être rediscutée.

D'autant qu'une autre grande cause de mortalité, l'insuffisance de ressources alimentaires pour les abeilles, peut s'expliquer également par le développement de l'agriculture intensive. "En zones de grandes cultures, une conséquence directe de l'intensification et des pratiques agricoles actuelles est la diminution, la disparition ou l'irrégularité dans le temps et dans l'espace des zones constituant les ressources alimentaires des abeilles", confirme Axel Decourtye, chef de projets à l'Association de coordination technique agricole (ACTA).

De plus, "la très forte dépendance des abeilles domestiques et de l'apiculture envers les cultures oléagineuses, ainsi que la récolte significative du pollen de maïs, induit un risque d'intoxication lié aux pesticides employés par les cultivateurs", ajoute le chercheur. Ce qui, une fois encore, ramène sur la piste des produits phytosanitaires.

Mettre à disposition des apiculteurs de nouvelles molécules

Pourtant les faisceaux d'indice qui conduisent à incriminer les molécules chimiques ne découragent par leurs promoteurs. Au programme des rencontres de l'Anses figurait en effet la question de "la disponibilité du médicament vétérinaire". "L'arsenal thérapeutique pour les abeilles se limite en France à quelques médicaments, tous destinés au traitement de la varroase", déplore Eric Fresnay de l'Anses. "L'objectif global est d'augmenter et de diversifier l'arsenal thérapeutique par la mise à disposition de nouvelles molécules ou de nouvelles formulations", explique Anne Touratier, adjointe au directeur de la Fédération nationale des groupements de défense sanitaire (GDS France).

Mais parce qu'"une véritable amélioration de la disponibilité en médicaments (…) passe par un retour sur investissement pour les laboratoires pharmaceutiques pour des marchés limités", plusieurs initiatives ont été prises pour aider ces derniers : notamment une politique incitative de l'Agence européenne du médicament (EMA) passant par des réductions de frais de dossiers et un allègement des données à fournir dans les dossiers d'autorisations de mise sur le marché (AMM), ainsi que la possibilité d'enregistrer en France des produits autorisés dans d'autres pays européens.

Ces initiatives sont d'autant plus utiles, explique Eric Fresnay, que l'existence sur le marché de préparations artisanales freine le développement des médicaments vétérinaires. "Outre le fait que ces produits ne garantissent aucune efficacité ni sécurité à l'emploi, ils viennent également, du fait de leur petit prix, restreindre le marché déjà faible et concurrencer le médicament vétérinaire", déplore le spécialiste en pharmacovigilance de l'Anses.

Réactions21 réactions à cet article

 

Traiter les symptômes au lieu de soigner la cause, encourager la médication chimique, décourager les préparations traditionnelles, on croit rêver ! jusqu’où iront ils trop loin ?

lio | 25 novembre 2013 à 12h31
 
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On empoisonne les plantes, ensuite on soigne les abeilles.
La boucle est bouclée.
Pareil pour les humains : je te rend malade, ensuite je te soigne.

Aquabon | 25 novembre 2013 à 12h57
 
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Les pesticides ont été inventés pendant la 1e guerre mondiale pour tuer des hommes. Ils continuent à le faire, cachés partout dans nos aliments, dans l'air que nous respirons, dans l'eau que nous buvons. Même à dose infime ils tuent aussi les abeilles. Les preuves ne manquent pas, mais voilà, le gouvernement protégera toujours en premier lieu leurs investissements financiers, et donc l'industrie pharmaceutique et l'agriculture industrielle. L'argent parle et on n'écoute que lui.

Seuk | 25 novembre 2013 à 23h35
 
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Appelons un chat un chat : la Jeunesse Agricole Chrétienne et le Mouvement des Jeunes Ruraux Chrétiens, sous les applaudissements intéressés du Crédit Agricole, ont eu pour objectif « Nourrir le monde »
C’était irréfléchi, y compris parce que dans chaque pays, ce sont les agriculteurs nationaux qui doivent nourrir leurs concitoyens ; l’importation devant être limitée au cas de famine

Bilan : les terres françaises dans leur ensemble ont perdu 95 % de leur fertilité naturelle affirment le couple Bourguignon démissionnaire de l’INRA.

La mortalité apicole est une des dramatiques conséquences

Jean-Marie | 26 novembre 2013 à 07h25
 
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Tant qu'une grande étude INDÉPENDANTE ne sera pas réalisée, on tournera toujours autour du pots.
Peut être bien que les industriels nous sortirons des semences de plantes pouvant se passer de la pollinisation.
Ainsi, plus personne ne se préoccupera des abeilles.

Requiem eternam.

Terra | 26 novembre 2013 à 09h22
 
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Jean-Marie

Vous dite:
Bilan : les terres françaises dans leur ensemble ont perdu 95 % de leur fertilité naturelle affirment le couple Bourguignon démissionnaire de l’INRA.

Les bourguignon même si ils parsèment leurs discours de quelques vérités reste des escrolos qui racontent ce qu'il faut pour remplir leur stages avec des croyant crédule (pour gobé autant de bêtises) vendu le prix d'un bras.

Une preuve:95% de baisse de fertilité pour les terre française dans leur l'ensemble
REFLECHISSER UN PEU
Les forets qui ont progressé ont perdu de la fertilité
Comment peut on monté les rendement et produire autant avec une baisse de fertilité de 95%.
Ah oui c'est la chimie qui a elle seule ferait là différence!!!!!
Et les bio ???
Comment peu ton répéter des inepties aussi bêtes??
Vous n'étés pas un fan des bourguignon mais devenez un fanatique des bourguignon pour valider comme parole d'évangile sans un minimum de réflexion de telles âneries.
En fait avec des zozo capables de gobé n'importe quoi et de faire de la pub en plus ,ils sont très fort les escrolo bourguignon et vont faire chiffre(a y réfléchir leurs stages ne sont pas encore suffisamment chère ahahahaha)

yannquirigole | 26 novembre 2013 à 11h12
 
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A toute fin utile, je me suis baladée sur un site avec une Charte concernant les abeilles : la ruche ronde ... peut etre une vision avangardiste, responsable au sens sociétal du terme ...

Valérie | 26 novembre 2013 à 12h20
 
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Réfléchissez (avec un z !) un peu Yann

Espérant ne pas trahir les Bourguignon, j'ai parlé de fertilité naturelle
Et évidemment pour les champs, par pour les forêts.

Lié à cela : combien d’agriculteurs pensent encore qu'il faut labourer profond, ce qui est une hérésie

Appâtés par le gain et/ou exploités par le Crédit agricole beaucoup d’agriculteurs nous ont fait plus de tort que de bien, suivis en cela par les industries agro-alimentaires

Pour être heureux a-t-on besoin de rayons complets de biscuits sucrés de cinq ou six marques différentes, de rayons complets de biscuits-apéritif pour autant que l'apéritif soit nécessaire pour ouvrir l’appétit et ne nuit pas à la bonne digestion, etc., etc. ?

Et que dire de la nocivité de beaucoup de produits laitiers?

Aux dépens des humains..... et des abeilles

Jean-Marie | 26 novembre 2013 à 13h09
 
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Avant de vouloir trouver des médicaments pour les abeilles qui meurent des pesticides, et sans interdire tout forme de chimie en agriculture, ne pourrait-on pas faire respecter (réellement) des horaires et des période de non traitement afin de diminuer la mortalité ? Car actuellement, le fait de ne pas traiter en plein soleil est plus une recommandation qu'une obligation...

Et depuis la fin des jachères, les bandes fleurie ont disparut des champs, le tout couplé à la baisse des surfaces en colza... Le pourrai-t-on pas imaginer des MAE (ou une réglementation type bande enherbées) qui réimplante des zones fleuries non traitées dans les campagnes ? Car en plus des pesticides, la mortalité de ce printemps s'explique aussi par la météo et le manque de nourriture.

Je ne dis pas que ce sont des solutions miracles mais elles pourraient permettre de soutenir les populations de pollinisateurs en attendant une amélioration de l'environnement "chimique" dans les campagnes...

jujuniep | 26 novembre 2013 à 14h12
 
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Yannquirigol,

Vos messages sont toujours aussi polis, argumentés et plaisants à lire...

Oui les sols ont perdus de leurs fertilité depuis l’utilisation massive de la chimie dans l'agriculture... Le chiffre de 95% est à vérifier et sans doute exagéré mais aucun agronome ne dira que la fertilité, la microflore et la microfaune des sols français n'a pas souffert de l'intensification de l'agriculture. Aucun.

C'est d'ailleurs pour ça qu'on a interdit de bruler les pailles et chaumes, comme le faisaient les céréaliers... C'est pour ça que les agriculteurs font des analyses de sols et essaient de remonter leur taux de MO... Et c'est pour ça qu'il faut plusieurs années à un bio pour retrouver des rendements "corrects" sans fertilisation. Parce que certains sols sont quasiment morts et qu'il faut un moment et beaucoup d’efforts pour corriger cela.
Même au niveau de l'enseignement agricole, le sol auparavant en était réduit au CAH et au support des racines... Cela également change et la fertilité des sols comme facteur de production est de plus en plus enseigné (encore très timidement cela dit).

En fait tout le monde est conscient (à différents niveaux) de ce problème de fertilité, des profs de Bac Pro aux agronomes de l'INRA... Tout le monde sauf vous !

Vous détestez les Bourguignons au point de nier l'évidence et ce qui est avéré... A moins que vous ne soyez jaloux de leur réussite ?

jujuniep | 26 novembre 2013 à 14h37
 
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Jujuniep

Je vous attendais et pas loupé ! Égale a vous même dans vos interprétations. Je ne sais pas si je dois vous trouver triste ou amusant.
Vous avez donc compris de ma remarque contre les escrolo bourguignons que je niai la baisse de fertilité du aux mauvaises pratiques (et du passé surtout) de la production intensive puisque vous dite :

« En fait tout le monde est conscient (à différents niveaux) de ce problème de fertilité, des profs de Bac Pro aux agronomes de l'INRA... Tout le monde sauf vous ! »

Joli esprit d’analyse et belle démonstration de vos capacités de déductions.

Vous avez de petits problèmes de compréhension de texte monsieur je sais tout tout car j’ai la vérité innée. Vous marché sur l’eau aussi ? (Désolé pour les autres lecteurs mais nous avons déjà un passé « relationnel » avec MONSIEUR JUJUNIEP)

Je trouve effectivement absurde ce chiffre balancé régulièrement grâce aux bourguignon et répéter par des personnes qui arrêtes de réfléchir un temps soit peu.
Si je ne connais pas le vrai chiffre il est sur que celui de 95% est « débile » et n’est sûrement pas qu’un peu surestimé(et il est surtout basée sur aucune étude mais fait seulement parti du discours d’endoctrinement des bourguignon)

suite a venir

yannquirigole | 26 novembre 2013 à 16h26
 
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suite

Frédérique thomas qui lui n’est pas un escrolo puisqu’il parle de ses techniques avec leurs avantages et leurs inconvénients, après plus de 15 ans de TCS a effectivement remonté la fertilité de ses sols puisqu’il a gagné en rdt sur les maïs de façon inespéré même par lui. Mais le gain est inférieur à 30%.
Entre 95 balancé pour mentir et 30% (si ont peu se permettre le rapprochement avec cette exemple) il y a une paille non monsieur jujuniep.
Au fait si vous ne comprenez pas mes propos cela ne me dérange pas, puisque les autres, eux comprennent comme il vous l’on déjà fait remarquer lors de vos réaction épidermique envers ma personne.
Jaloux des bourguignon !!!!ben tien. Aux vues de mon milieu professionnel je préfère avoir ma réputation plutôt que la leurs je vous rassure aahahahah.
Demander ou simplement relisez les remarques fait par des agriculteurs qui ont suivi les formations des escrolos. A quelques exceptions près les bourguignon ne convertissent que des personnes hors monde agricole. Pourquoi donc ?
Vous pouvez y aller dans votre réponse je ne vous répondrai plus
Il est vrai que vous n’insulter jamais personne car pour vous le dénigrement systématique que vous faite est parole de dieu.

Pour les jachères arrêté de parler de jachère fleurie mais parlé de jachère mellifère cela serait plus efficace et si vous ne me comprenez pas demandé aux bourguignon la différence (avec votre savoir indiscutable comment pouvez vous commettre une aussi grosse erreur lol

yannquirigole | 26 novembre 2013 à 16h31
 
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C'est navrant autant de haine.

Mais si je puis me permettre je pense que le 95% est une donnée juste.
Les scientifiques ne sont pas des magiciens, il n'inventent pas des données. Cette donnée est juste, mais elle doit certainement être à replacer dans son contexte.
J'imagine que M Bourguignon a comparé un champs traditionnel et un champs moderne en terme de biodiversité et de "quantité de vie". Devant la baisse du nombre d'espèce il en aura tiré un chiffre. 95%. Certainement la valeur la plus extrême qu'il aura relevé. Je ne sais pas.
Un chiffre juste, mais à replacer dans son contexte.
2 vérités : "les chiffres scientifiques sont souvent justes"
Et "tout est relatif" !

Enfin au sujet de votre réflexion "Pour les jachères arrêté de parler de jachère fleurie mais parlé de jachère mellifère" ... Le retour de jachères fleuries ou de bandes fleurie le long des champs (tout comme les haies des bocages) concernent bien plus que les abeilles.
Il ne sert donc à rien de faire des jachères mellifères... Quitte à en remettre autant que cela concerne TOUTE la faune.
Un jachère fleurie sera donc bien mieux, et les abeilles y trouveront quand même leur compte.

Sur ces remarques complètement personnelles, je vous laisse à vos empoignades.

Terra | 27 novembre 2013 à 08h27
 
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Merci Terra pour la remarque.
Effectivement je parlais bien de jachère fleuries (au sens notamment de la MAE prairie fleurie) qui ont un impact positif global sur la faune et pas seulement les abeilles (je pense également au Busard cendré, chez nous dans le nord-est, qui niche au sol dans l'orge et se fait détruire ses nichées par les moissonneuses alors qu'avec des bandes enherbées le long des champs, ce pb ne se pose pas).

Yannquirigol, comparer un gain de rendement dans un contexte particulier avec une perte globale de fertilité à l'échelle des sols français est une grossière erreur... mais vous êtes coutumier de ce genre de raccourcis. Comme le dit Terra, le chiffre de 95% à sans doute été réellement mesuré quelque part, quand à savoir si c'est une moyenne, c'est autre chose. Cela ne justifie en rien les attaques systématiques contre les Bourguignons...

Si vos messages étaient plus centrés sur les chiffres que sur les personnes, ils passeraient beaucoup mieux ! Vous ne commentez même pas les articles en eux-même !!

Et quand à notre passif (peut être ai-je tord de répondre à vos semblant de messages ?), veuillez également vous excuser auprès des lecteurs pour votre passif avec Lio, Rudy, Terra, Eau Pure, Jean-Marie et autre commentateurs avec lesquels vos réactions sont systématiquement agressives... Le seul point commun à toute cette haine c'est vous. Cela ne vous fait pas poser des questions ?

A très bientôt !

jujuniep | 27 novembre 2013 à 10h29
 
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Slt, J'ai vue des documents sur la mystérieuse disparition des abeilles, on ne retrouve rien pas de traces de cadavre on ne sais même pas si elles sont vraiment morte mais ceux qui est sure c'est leur disparition total.
Voilà un jour je suis allez à la mer avec mes enfants et mon fils de 8ans me dit kil à trouver des abeilles à la mer qui flottaient et qui sont toujours vivant. Je lui ai dit de ne pas jouer il pourrait se faire piquer et un peu plutard il mapel et me dit qu'il y a encore plin d'abeilles qui flotte je suis parti voire et sa j'ai vraiment eu un shock quand j'ai constater effectivement qu'il y en avait beaucoup qui flottaient. Bin voilà si sa peut aidez les scientifiques sur la recherche des disparitions étranges des abeilles...merci

Bidule | 28 novembre 2013 à 20h15
 
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Terra

Là vous me faite du très lourd

La phrase idiote répété par jean marie qui ma fait réagir est :

-« Une preuve:95% de baisse de fertilité pour les terre française dans leur l'ensemble ».

Qu’il y est des surfaces ayant perdues leurs fertilités (95% de perte de fertilité= parcelle devenu stérile) est un fait mais ces surface sont rares

Tout d’abord le mot fertilité=
Composante de la productivité biologique du sol s'intéressant à son état en matière de disponibilité en éléments nutritifs, et à sa capacité à fournir les éléments nutritifs à partir de ses propres réserves pour la production des cultures et, enfin, à ses réactions concernant les apports externes d'éléments nutritifs.

La biodiversité est souvent un acteur important pour la fertilité mais surtout pas un indicateur de fertilité (les tourbières sont riche en biodiversité mais pas en fertilité)
Vous dite : "les chiffres scientifiques sont souvent justes" mais justement c’est le problème se ne sont pas des chiffres scientifiques (et je me demande en fait ce que vous appelé des chiffres scientifiques) Il n’existe aucune étude concluant à «dans leur ensemble les terre en France ont perdue 95% de leur fertilité »
suite

yannquirigole | 29 novembre 2013 à 16h05
 
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suite pour terra
Le fait que les bourguignon connaissent le vocabulaire de base de l’agronomie,et qu’ils se permettent se genre de discours est pour moi ce qui est insupportable de leurs part car volontairement ils mélangent dans la tète des non spécialistes qui ne maitrise même pas le vocabulaire de base (chacun sont métier) tous ces éléments techniques pour faire passer de faux messages avec qu’un seul objectif vous vendre leur soupe.(et je ne suis surtout pas contre le sans labour ce qui est le cheval de bataille des escrolo bourguignon )

Vous continuer par : « je pense que le 95% est une donnée juste »….. Puis vous dite « J'imagine que M Bourguignon a comparé… » et « Certainement la valeur la plus extrême qu'il aura relevé. Je ne sais pas » Vous pensé,vous imaginé,et vous ne savez pas mais vous tirer la conclusion que ma remarque est fausse.
Et entre une valeur extrême comme vous le pensé ou imaginé et l’ensemble du territoire français comme cité dans la phrase qui m’a fait réagir il y a une petite différence non.

Vous dite « Il ne sert donc à rien de faire des jachères mellifères »
Vous ne connaissez pas le vocabulaire de base de la botanique, mais vous pensé, vous imaginé et vous ne savez pas….

suite

yannquirigole | 29 novembre 2013 à 16h07
 
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suite et fin pour terra

Les plantes mellifères sont des plantes qui attirent les insectes pollinisateurs justement.

L’erreur commise dans le passer est d’avoir mis sur le terrain des mélanges ou se trouvait de nombreuse fleurs qui n’utilise pas les pollinisateurs pour leur fécondation (plante souvent à fécondation éolienne) et le Pb est que ces plantes très souvent se protège même des insectes en général en les repoussant (pyrèthre naturel par exemple)
Résultats on avait de jolies jachères pleine de fleurs avec très peu d’insectes (les plantes « répulsives » empêchant même la venue des pollinisateurs pour celles qui en avaient le besoin).
Les professionnels on vu leur erreur et l’on fait attention maintenant à ce que les jachères soit composées que d’espèces mellifère pour justement augmenter la biodiversité et pas que la beauté des parcelles fleuries d’où le nom de jachère mellifère.

yannquirigole | 29 novembre 2013 à 16h10
 
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Jujuniep

Je vous répond quand même et là avec plaisir car vous nous montrer par écrit (cela reste) ce que vous etes. Votre culture est vraiment comme la confiture :aux vue de sa quantité vous devez bien l’étalée (ex : «MAE fleurie… je pense également au Busard cendré….. »


1er : je ne réagi pas sur les sujets abeille simplement parce que je passe beaucoup de temps a travailler dessus en ce moment et aux vues de ce que je lis je ne veux même pas commencé à en parler avec des « connaisseur penseur comme vous »

2em Comme dit à terra j’ai réagi a la fameuse phrase des escrolo bourguignon que je commence a voir trop souvent apparaître alors qu elle est « DEBILE » pour toute personne avec un minimum de connaissance agro….

3em M’excuser aux personnes citées !! Et puis quoi encore.
Oui je suis agressif verbalement envers des bourguignon ,séralini ,MMR et seulement triste pour les croyants qui se font avoir par ignorance (sauf si en plus ils se mettent à défendre ceux qui les manipules en me menaçant « de crime contre l’humanité » ou autre débilité juste parce que je leur signal que leurs info sont fausses).

suite

yannquirigole | 29 novembre 2013 à 17h04
 
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suite pour jujuniep

4em : vous dite « Yannquirigol, comparer un gain de rendement dans un contexte particulier avec une perte globale de fertilité à l'échelle des sols français est une grossière erreur... mais vous êtes coutumier de ce genre de raccourcis. » et pourtant j’ai écrit « Entre 95 balancé pour mentir et 30% (si ont peu se permettre le rapprochement avec cette exemple) il est vrai que je n’est peut être pas tenu compte de votre niveau de compréhension et les parenthèses vous ont peut être perdu.

5em :comme terra vous dite : « le chiffre de 95% à sans doute été réellement mesuré quelque part, quand à savoir si c'est une moyenne, c'est autre chose » donc « sans doute mesurer quelque part » donc cela n’est pas sure mais quelque part….. et vous terminer part « quand à savoir si c’est une moyenne c’est autre chose ».
Vous savez ou vous savez pas ?les sols sont stériles sur l’ensemble du territoire ou quelque part ? (Pour rappel : 95%de fertilité perdue = sol stérile)(Pas mort puisque il reste 5% ahahaha)
A enfin une chose dont vous etes sure :yannquirigole a tord.


6em :Pour les jachères fleurie/mellifère je ne reprend pas les explications fait a terra mais suis très content que vous en ayez remis une couche (de votre confiture) comme cela vous avez persistez et signez.
Pour un stagiaire du cetiom lol .

Il serait souhaitable dans le future de connaître le sens des mots que vous utilisez pour que votre avis soit pertinent voir peut etre interressant (mdr)

yannquirigole | 29 novembre 2013 à 17h10
 
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Un vieux sujet mais tellement éloquent, 95% des terres ont perdu de leur fertilité traduit par notre grand agronome, les terre ont perdues 95% de leur fertilité. LOL
Pas étonnant qu'il considère les Bourguignons comme des escrocs, il n'a toujours pas compris que le BFR est recommandé sans travail du sol, que dans ces conditions la minéralisation est très limitée, qu'une inter-culture à base de légumineuse peut compenser le rapport C/N. Mais c'est un expert.

JFK | 19 avril 2014 à 12h46
 
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