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Pollution de l'air intérieur : l'Académie de médecine préconise la définition de valeurs guides globales

Bâtiment  |    |  Carine Seghier  |  Actu-Environnement.com
L'Académie de médecine a mis en ligne le 1er juillet un rapport intitulé «Air extérieur, air intérieur et santé» * qui fait le point des connaissances sur les risques sanitaires des polluants de l'air.

Concernant l'air extérieur, l'institution estime qu'il y a une relation statistique et plausible, entre les différents constituants de la pollution atmosphérique (oxydes d'azote, ozone, dioxyde de soufre et particules en suspension) certaines maladies respiratoires et cardio-vasculaires à court et long terme. Bien que les risques relatifs mis en évidence soient faibles, la prévalence universelle de l'exposition amène à un coût sanitaire non négligeable. Cette prise de conscience conduit à renforcer le dispositif de lutte contre la pollution atmosphérique ce qui suppose que les relations causales soient mieux établies, écrit-elle.

S'intéressant aux particules fines, l'Académie considère que leurs origines et leurs pouvoirs pathogènes ne sauraient être attribués aux seules émissions du trafic routier et suggère donc de mieux les caractériser. Le choix à faire entre économie de dioxyde de carbone, qui pour le trafic routier oriente vers la motorisation Diesel, et la limitation d'émissions de particules fines du Diesel qui s'y oppose, mérite d'ores et déjà l'attention, souligne le rapport.

Concernant le problème important et émergent lié à la pollution de l'air intérieur, l'institution rappelle que 9% des logements se révéleraient très pollués et que 80% du temps de vie est passé à l'intérieur mais que les études épidémiologiques sont encore trop rares pour en dresser le bilan. L'Académie détaille les pathologies qui pourraient résulter de ces expositions (irritatives, immunotoxiques, neurotoxiques, cancérogènes et reprotoxiques) et préconise la définition de valeurs-guides. Leur mise en place nécessite cependant de la prudence. L'exemple du formaldéhyde est de ce point de vue instructif puisque sa valeur guide est largement dépassée en valeur moyenne dans l'habitat, sans qu'il puisse en être décelé d'effets sur la santé au niveau d'exposition correspondant à la valeur guide, par simple application de facteurs de sécurité, commente l'institution. Elle préconise de ce fait la définition de valeurs guides plus globales qui hiérarchisent les risques par source d'émission avec un éventuel facteur de sécurité commun, plutôt qu'au cas par cas pour les milliers de polluants mis en évidence notamment par chromatographie en phase gazeuse et identifiables en spectrographie de masse.

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