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Accaparement de terres : Oxfam demande un moratoire sur les investissements à grande échelle dans le foncier

Gouvernance  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

''Depuis la hausse générale des prix de l'alimentation en 2008, les cas d'accaparement de terres ne cessent de se multiplier. La demande de terres a fortement augmenté alors que les investisseurs cherchent de nouveaux endroits où cultiver des produits agricoles destinés à l'exportation, produire des agrocarburants ou simplement spéculer'', indique Oxfam, dans son nouveau rapport Terres et pouvoirs, publié le 21 septembre.

Depuis 2001, 227 millions d'hectares ont été vendus, loués ou concédés dans le cadre de transactions foncières à grande échelle et, dans la majorité des cas, par des investisseurs internationaux. ''Malgré le manque de transparence entourant ces transactions foncières, des recoupements ont, à ce jour, permis d'établir que 1.100 transactions portent sur un total de 67 millions d'hectares, dont la moitié en Afrique, pour une superficie quasi équivalente à celle de l'Allemagne'', estime Oxfam.

L(ONG rappelle que ''sans de nombreux cas, ces terres présentées comme « inutilisées », « dégradées » ou « sous-exploitées » au moment de leur acquisition sont en réalité utilisées par des familles pauvres qui y cultivent les produits dont elles se nourrissent''. En Ouganda, par exemple, 22.500 personnes auraient été délogées pour faire place à une compagnie forestière britannique, la New Forests Company.

Oxfam craint que ce phénomène empire ''sous la pression combinée de la demande croissante de denrées alimentaires, de l'accélération du changement climatique, de la raréfaction des ressources en eau, du développement des cultures non alimentaires, telles que les agrocarburants, ou de la spéculation sur le foncier''. Elle appelle la communauté internationale à condamner ces accaparements de terre et à décréter un moratoire sur les investissements à grande échelle dans le foncier ''pour stopper l'hémorragie''. Elle demande également l'abandon des objectifs de production et de consommation d'agrocarburants, notamment l'objectif de l'Union européenne de parvenir à 10 % d'énergies renouvelables dans le secteur du transport d'ici à 2020.

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