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Accélérer la recherche pour lever les obstacles à la rénovation énergétique des bâtiments

Bâtiment  |    |  Rachida BoughrietActu-Environnement.com

Dans une note parue le 23 juillet, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) dresse un bilan sévère de la politique menée depuis près de dix ans en matière de rénovation énergétique des bâtiments. Cette note est publiée alors que le gouvernement a présenté en avril dernier un nouveau plan quinquennal pour rénover 500.000 logements énergivores par an.

"Les milliards d'euros dépensés, depuis près de 10 ans, pour la rénovation énergétique des bâtiments n'ont pas permis, malgré les réformes successives, d'approcher les objectifs climatiques et énergétiques fixés", dénoncent les députés Jean-Luc Fugit (La République en Marche) et Loïc Prud'homme (France Insoumise), auteurs de la note de l'OPECST. Ils plaident pour "une véritable rupture dans la démarche", fondée sur une approche "plus rigoureuse", faisant appel aux ressources de la recherche scientifique pour "lever les obstacles" à la rénovation.

La mesure des performances de l'enveloppe et de la consommation réelle des bâtiments (via la gestion active de l'énergie) "constitue un prérequis indispensable au pilotage de la rénovation énergétique", estiment les députés. Pour faire émerger de nouvelles solutions adaptées, "la recherche scientifique doit être développée et renforcée suivant de multiples axes : numérique, matériaux [thermo-isolants], sciences sociales, etc.". Les techniques d'intelligence artificielle pourraient faciliter l'identification des travaux de rénovation "les plus appropriés" pour un bâtiment. Les recherches sur la qualité de l'air et le confort intérieur, ainsi que le respect du bâti existant, "doivent également être poursuivies" pour que la rénovation "devienne attractive", poursuivent les auteurs.

Le secteur du bâtiment, qui génère en France un chiffre d'affaires annuel d'environ 130 milliards d'euros, n'alloue seulement qu'environ 0,1% à 0,2% de ce montant à la recherche privée, contre 2% en moyenne dans les autres secteurs.

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