En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Accident nucléaire : les préfets doivent porter les périmètres des plans d'urgence à 20 km

Risques  |    |  Laurent RadissonActu-Environnement.com

Le ministre de l'Intérieur a adressé le 3 octobre aux préfets une instruction présentant les évolutions de la doctrine nationale en matière d'accident nucléaire majeur prenant en compte les retours d'expérience de la catastrophe de Fukushima. Ces éléments de doctrine doivent être intégrés par les préfets dans les plans particuliers d'intervention (PPI) qui définissent l'organisation des secours en cas d'accident.

Quatre mesures nouvelles ont été adoptées par le Premier ministre, précise l'instruction. Parmi celles-ci figure l'extension du rayon des périmètres des plans particuliers d'intervention (PPI) de 10 à 20 km autour des centrales nucléaires. Une extension qui avait été confirmée par la ministre de l'Environnement lors de la dernière conférence environnementale. Il a également été décidé de porter de 10 à 20 km le périmètre de distribution d'iode, destinée à protéger la thyroïde des riverains en cas de rejets radioactifs. L'Association nationale des comité et commissions locales d'information (Anccli) réclamait, quant à elle, une extension des PPI à 80 km et de la distribution d'iode à 50 km.

Evacuation immédiate dans un périmètre de 5 km

La nouvelle doctrine prévoit une évacuation immédiate dans un périmètre prédéterminé de 5 kilomètres autour des centrales nucléaires. Au delà, il est demandé aux préfets de "tenir compte du contexte local" pour décider des mesures de protection à prendre. L'instruction demande également aux représentants de l'Etat de prendre une consigne d'interdiction de la consommation de denrées alimentaires "dès la phase d'urgence, et dans l'attente de l'expertise", sans préciser de périmètre.

Le guide d'élaboration des PPI nucléaires, en date du 10 mars 2000, va être revu suite à ces évolutions. Des évolutions que le ministre de l'Intérieur demande également aux préfets de relayer lors des prochaines réunions des commissions locales d'information (Cli) et des comités départementaux de sécurité civile (CDSC).

Cette instruction fait suite au plan national de réponse à un accident nucléaire ou radiologique majeur de janvier 2014, qui s'inspirait des premiers retours d'expérience de l'accident de la centrale de Fukushima. Le guide de déclinaison territoriale de ce plan avait été adressé aux préfets en octobre de la même année.

RéactionsAucune réaction à cet article

 

Réagissez ou posez une question au journaliste Laurent Radisson

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- disposant d'un porte-monnaie éléctronique
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partagez sur…