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Actu-Environnement

Climat : la conférence de Varsovie s'est achevée sur un compromis de dernière minute

Les jeux de rôles bien rodés des conférences climatiques ont été réédités à Varsovie. La méfiance du Sud vis-à-vis des pays occidentaux demeure alimentée par la faiblesse des engagements tant financiers que politiques des pollueurs historiques.

Gouvernance  |    |  Agnès Sinaï Actu-Environnement.com

Ce samedi 23 novembre, la dix-neuvième conférence des Parties sur le changement climatique (COP19) de Varsovie a bien failli s'enliser dans les méandres de la négociation. Avec vingt-quatre heures de retard, les délégués, épuisés par les nuits sans sommeil, ont adopté un accord qui, du bout des lèvres, engage pays du Nord comme du Sud à s'orienter vers des « contributions » à la lutte contre le changement climatique d'ici à 2015, année fatidique où la COP 21 devra adopter, à Paris, un nouvel accord international prenant le relais du Protocole de Kyoto. La négociation a abouti à une nouvelle version du compromis de Durban (Afrique du Sud) où, en 2011, les 195 membres de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques se sont donné quatre ans pour parvenir à un accord mondial qui impliquera désormais tous les grands pays pollueurs, au Nord comme au Sud, et non plus les seuls pays occidentaux. La feuille de route adoptée à Varsovie prévoit que les pays « qui le peuvent » fourniront leurs « contributions » de réduction des émissions (plutôt que des engagements) « en avance » de la conférence de Paris (COP 21), au début de l'année 2015. La nature juridique de ces contributions devra être précisée plus tard.

Des contributions plutôt que des engagements

Derrière ces euphémismes diplomatiques, des clivages lourds de rancoeurs accumulées : celles des pays dits émergents, qui réclament le droit de croître à leur tour à renfort d'énergies fossiles, celles des pays industrialisés, Etats-Unis et Union européenne, qui estiment que le temps est venu pour les nouveaux grands émetteurs mondiaux, Chine et Inde en tête, de prendre leurs responsabilités et ne veulent plus assumer seuls des engagements contraignants. Sur fond d'événements climatiques extrêmes, comme le récent typhon Haiyan aux Philippines, qui frappent les plus vulnérables. Une rhétorique édulcorée aura donc permis d'arracher un compromis et d'éviter provisoirement le schisme Nord-Sud : « contributions » plutôt qu' « engagements », mais tous, pollueurs historiques comme « émergents » du groupe des BASIC (Brésil, Afrique du Sud, Inde et Chine) consentent à « contribuer », au gré d'annonces de réductions volontaires, à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Un calendrier serré

Une telle rhétorique annonce « un accord pas très contraignant » en 2015, selon l'analyse de Ronan Dantec. Pour le porte-parole climat de l'organisation mondiale Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), rompu à ces négociations, « l'enjeu de Varsovie était bien d'éviter l'échec. Le compromis trouvé sur le texte d'application du Protocole de Durban, sur l'annonce par les pays de leurs propositions de réduction d'émissions au premier trimestre 2015, mais sans qu'il ne s'agisse d'engagements contraignants, est dans la grande tradition des compromis onusiens. Les Européens ont évité le retour de la mention aux pays développés comme seuls contributeurs à l'effort de réduction, la France a un calendrier acceptable pour préparer une conférence qui devra trouver le moyen de se dégager d'un fonctionnement des COP dont la lourdeur est en soi l'une des principales difficultés ».

A l'issue de la conférence sur le climat à Varsovie, Corinne Lepage, députée européenne membre de la délégation officielle du Parlement européen, estimait que « la feuille de route adoptée à Varsovie laisse tous les obstacles devant nous, et la France va devoir redoubler d'efforts pour espérer aboutir à un nouvel accord sur le climat en 2015. Pour y arriver, Paris va devoir jouer collectif avec ses partenaires européens et les pousser à relever le niveau d'ambition de l'Union européenne pour les objectifs climat de 2030. » Pour le Réseau action climat, coalition d'ONG qui fait partie de celles qui ont claqué la porte des négociations le 21 novembre, « les pays sont venus à Varsovie sans la moindre envie de renforcer l'ambition climatique, pourtant indispensable. Le gouvernement japonais a annoncé qu'il voulait transformer son objectif de réduction de ses émissions de -25% en un « objectif » de +3,1%. Le gouvernement australien a annoncé qu'il voulait affaiblir sa politique climatique. Et l'Union européenne n'a rien proposé d'ambitieux, alors qu'on attendait d'elle qu'elle tire les autres pays vers le haut ».

Coquilles vides

A l'issue de ces deux semaines « surréalistes » à Varsovie, Karine Gavand, de Greenpeace-France, comme bien des observateurs, demeurait stupéfaite que la capitale polonaise ait accueilli un sommet parallèle sur le « charbon propre » à quelque centaines de mètres du site de la conférence officielle. Sans compter le limogeage, lors d'un remaniement ministériel le 20 novembre, du ministre de l'environnement polonais et président de la COP, Marcin Korolec, qui entendait placer les activités minières liées à l'exploitation des gaz de schiste sous la tutelle de son ministère. Lui succède Maciej Grabowski, sous-secrétaire d'Etat chargé des finances, apprécié pour la flexibilité fiscale qu'il a accordée aux opérateurs du secteur.

La conférence de Varsovie n'a pas apporté de résolutions sur la nature des engagements financiers des pays développés, condition sine qua non pour gagner la confiance des pays en développement et les rallier à un nouveau régime juridique qui entrainerait des obligations pour eux aussi. Le Fonds vert pour l'atténuation et l'adaptation devrait être capitalisé à partir de 2014 à hauteur de 100 millions de dollars (sur 100 milliards initialement prévus d'ici à 2020). Le mécanisme Redd+ de reforestation devrait être abondé au démarrage à hauteur de 280 millions de dollars, mais la provenance – publique ou privée - de ces fonds n'est pas définie.

Le blocage des dernières heures par les délégations des Philippines et du Bangladesh a rappelé que, dans cette négociation, l'enjeu de la justice climatique demeure central. Ni abondé, ni spécifié, reporté à 2016, le mécanisme loss and damage pour couvrirpertes et destructions inexorables liées à des événements climatiques extrêmes et à la montée des océans ressemble à une coquille vide.

Réactions22 réactions à cet article

 

Plouf ! Tant mieux. Mettre fin au plus tôt à ces mascarades insensées serait le mieux.

NB Ces ONG, quelle légitimité ? Aucune ! Ni démocratique ni scientifique. La presse les désigne souvent par le mot de société civile. En vérité il ne s'agit pas de la société civile (apprendre le sens des mots) mais de la société militante.

Laurent Berthod | 25 novembre 2013 à 10h03
 
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On se demande à quoi servent ces "grandes rencontres" ??? Un peu de mascarade ou de cinéma pour amuser les galeries... Aucune des décisions y compris pour ces enjeux aussi importants ne sont jamais véritablement prises ni tenues... Les pays émergents ont les yeux rivés sur nos modéles d'europe et des USA, COMME SI NOUS ETIONS DE VERITABLES "MODÉLES" qu'y-a-t-il de si fabuleux à copier chez nous ??? Un gaspillage outrancier, des peuples de plus en plus insatisfaits et orgueilleux en attente pemanente de "consommer" pour trouver leur équilibre...Imaginons nous ce que vont exiger et devenir nos jeunes élevés dans des bulles de cotons à qui on aura tout donné et tout permis. Malheureusement, il n'en auront rien à faire du climat car oeuvrer pour le climat c'est d'abord commencer par SE PRIVER... Un bien vilain mot à banir à jamais; se priver, c'est se "raisonner" et considérer que l'on peut vivre heureux avec un environnement matériel réduit... C''est sortir du superflus, c'est ne pas faire compliqué quand on peut faire simple (et non simpliste)...LES FÊTES DE FIN D ANNÉE APPROCHENT, NOUS ALLONS VOIR CE DEBALLAGE INUTILE DE TOUTES LES FANTAISIES FORCEMENT POLLUANTES. Tout le monde vous diront, le climat on s'en fou pourvu que l'on puisse se goinfrer...buvons,fêtons,festoyons, il y aura bien des c... pour payer les factures. Haiyan est déjà passé, au suivant...On a déjà oublié, nos médias sont dangereux et sont d'une incohérence inquiétante; le business "compte" aucune pédagogie

bertrand | 25 novembre 2013 à 10h28
 
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.....il ne s'agit pas de la société civile (apprendre le sens des mots) mais de la société militante.....
Mr Berthod est un militant retraite .
Il milite pour la destruction de la planète et défend les égoïsmes de sa caste .
Très très actif militant ce monsieur.

jms | 25 novembre 2013 à 11h08
 
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Il faut apprendre le sens des mots. Le militant agit, appartient à une organisation, rêve de la diriger, répond à des mots d'ordre, se rend à ceux-ci jusqu'à ce que, n'étant plus d'accord, il quitte l'organisation pour prendre sa carte dans une autre. Il exerce des pressions sur les autorités démocratiquement désignées par un activisme minoritaire.

Je ne fais rien de tout cela. Je défends individuellement mes idées parfaitement personnelles.

Laurent Berthod | 25 novembre 2013 à 12h00
 
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Ces conférences n'ont plus aucun intérêt , que les responsables politiques prennent leur responsabilité, et nous disent franchement qu'ils ne feront rien pour le climat, ça évitera ce genre de mascarade

lio | 25 novembre 2013 à 12h59
 
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Des militants sont des gens qui partagent en commun des idées et essaient de les faire reconnaître par d'autres dont éventuellement par les pouvoirs publics et pour cela créent une association .

L'activisme des organisations environnementales provoque chez vous une forte irritation.
Et pourtant vous admirez le militantisme des industriels des ogm, des gaz de schistes et bien d'autres qui cherchent aussi l'appui des pouvoirs publics.
Mais ces derniers militent pour gagner de l'argent c'est tout !
En vérité Mr Berthod vous refusez à la majorité des citoyens le fait de prendre en main leur avenir c'est tout !

jms | 25 novembre 2013 à 13h47
 
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Il faut apprendre le sens des mots.

Les industriels ne militent pas. Ils exercent leur métier qui consiste à mettre sur le marché des produits utiles à nous tous.

Et nous sommes des billes de les refuser pour des questions idéologiques qu'inculquent dans les esprits des militants activistes ultra-minoritaires avec des méthodes de propagande sophistiquées et parfois avec des méthodes de voyous.

Laurent Berthod | 25 novembre 2013 à 14h16
 
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@Berthod,

Essayez de remplacer militant par politicien ou industriel dans votre phrase et vous verrez que cela colle également : "Le militant agit, appartient à une organisation, rêve de la diriger, répond à des mots d'ordre, se rend à ceux-ci jusqu'à ce que, n'étant plus d'accord, il quitte l'organisation pour prendre sa carte dans une autre".

Quant à votre remarque "[Les industriels] exercent leur métier qui consiste à mettre sur le marché des produits utiles à nous tous.", je m'excuse mais vous m'aviez habitué à moins de naïveté Mr Berthod.

Rudy | 25 novembre 2013 à 15h06
 
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Ah, oui ? Et les produits que vous achetez, pour la plupart, ils ont été produits par qui Monsieur Rudy, des artisans, des purs esprits, des militants ? Votre ordinateur avec lequel vous avez envoyé votre message, vous l'avez fabriqué vous-même avec une imprimante 3D ? Vous l'avez acheté chez Biocoop ?

Les billes ne sont pas toutes du côté que vous croyez.

Vous devriez lire Adam Smith.

Laurent Berthod | 25 novembre 2013 à 15h47
 
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Ne mélangez pas tout (pourquoi Biocoop?, aucun rapport) et ne faites pas l'autruche. Je suis conscient que bon nombre de produits sont utiles, mais je vous parle ici d'obsolescence programmée, de politique de l'usage unique et des modes vestimentaires d'1 an, des nouvelles auto qui sortent tous les mois, des pubs qui vous bourrent le crâne en vous scandant des pseudo-slogans existentiels manipulateurs et des nouvelles technologies inutiles.

La consommation et la pub dirigent tout et vous font croire qu'en tant que citoyen, vos actes d'achat vous sont propres, mais c'est totalement faux.

Alors oui, je pense qu'en matière de climat, il s'agit du coeur du sujet, et la manipulation en fait partie. Car cela prône un idéal inatteignable (français plus gros consommateurs d'anti-dépresseurs). Et je vous encourage vous aussi à vous documenter : "Prêt à jeter ou l'obsolescence programmée - Arte - 2011"

Rudy | 25 novembre 2013 à 16h45
 
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"Les industriels ne militent pas. Ils exercent leur métier qui consiste à mettre sur le marché des produits utiles à nous tous."

Euh... Je pense que le rôle des industriels est d'inventer tous les jours de nouveaux besoins, grâce au matraquage publicitaire, et d'empocher le plus de pognon possible. Sont-ils utiles ou indispensables ? Pas toujours, même très rarement !

michèle | 25 novembre 2013 à 17h47
 
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Attention, tout n'est pas tout blanc ou tout noir dans le monde de l'entreprise.

Les industries et les entreprises ont pour but premier de répondre à nos besoins.

Bien sûr, oui il y a des abus : recherche du profit à tout prix, "création" ou amplification artificielle d'un besoin...

Mais pour l'essentiel des produits que tout un chacun utilise - vêtements, transports, meubles, ...- nous sont vraiment utiles et nous ne saurions nous en passer et sommes bien contents de les avoir.

De plus c'est aussi au consommateur de savoir se réguler et de réfléchir à son besoin d'achat (et par conséquence les abus des entreprises diminueront).

Pour en revenir à la conférence sur le climat, je demande du BON SENS. Cette méthode de conférences internationales pour la prévention des émissions de GES ne marche pas. Faire de la prévention des GES à grande échelle est la meilleure solution mais depuis des années la preuve est faîte que c'est utopique.

Il faut CHANGER de méthode et s'adapter au changement climatique par d'autres moyens.

Quelle méthode ? Eh bien à nous de réfléchir !

Marco67 | 25 novembre 2013 à 21h42
 
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"La méfiance du Sud vis-à-vis des pays occidentaux demeure alimentée par la faiblesse des engagements tant financiers que politiques des pollueurs historiques." ?
AU bout d'un moment (~10-15 ans, au bas mot), j'aurais quand même tendance à écrire "La faiblesse des engagements tant financiers que politiques des pollueurs historiques alimentent la méfiance du Sud".
Ce n'est pas grand chose mais je trouve que cela révèle mieux la situation dans laquelle nous sommes.
Le Nord avance qu'il faudrait faire ci ou ça mais ne s'engage pas et souhaiterait que le Sud s'engage ???

Je rejoins de nombreux commentaires pour dire que cela ressemble de plus en plus à une mascarade mais que la cause reste primordiale.

Tombour | 26 novembre 2013 à 09h28
 
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@Marco67

Certes, les entreprises ont pour but premier de répondre à nos besoins, mais rien n’interdit de créer un besoin pour ensuite y répondre. Prenez l’exemple des tablettes : personnes n’y croyait au début et bon nombre pensait que cela ferait un flop monumental, et petit à petit les gens s’y sont mit. Pourquoi ? Parce qu’il y a eu un gentil bourrage de crâne, progressif, quasiment imperceptible, à coup de journal de 20h ou elle fait son apparition, de pubs où on a pu la voir entre les mains de tout le monde voire même des présentateurs météo et des modes « à la tablette » ou du tout réalisable à bout de doigt. Et vous remarquerez que c’est pareil pour tous les produits.

Alors oui, laissez moi douter de la bonne foi des industries à répondre totalement à nos besoins. Car si besoin il y avait véritablement, la question est : à quoi bon en faire la publicité ?

Enfin, vis-à-vis de vos pistes : « Quelle méthode ? Eh bien à nous de réfléchir ! », nous avons encore vu que cela ne fonctionne pas. A l’échelle du climat, des mouvements citoyens qui décident de consommer autrement sont essentiels mais des décisions politiques internationales sont encore plus indispensables. Car le « bon sens » n’a de bon que pour celui qui le pense, et nous avons tous les jours la preuve que nous n’avons pas tous les mêmes objectifs.

Rudy | 26 novembre 2013 à 09h46
 
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@ Rudy,

Je vous rejoins sur le cas des tablettes. Il s'agit d'une création d'un besoin.

Mais les abus ne doivent par condamner tout un système, toutes les entreprises. N'oublions pas qu'on le veuille ou non, c'est le tissu économique qui tient nos sociétés. Ces abus sont bien sûr à combattre et il y a un grand ménage à faire. Un vrai modèle alternatif a une société de production n'a pas été trouvé à ce jour.

Comme je l'évoquais, le consommateur a son rôle à jouer en prenant conscience des ces abus et à se poser la question de son besoin et de son utilité avant un achat. Ceci est 'autant plus vrai dans un climat de crise.

Encore d'accord avec vous : des décisions politiques internationales sont encore plus indispensables.

Mon propos est d'affirmer que les décisions sur la prévention des émissions de GES ne sont pas prises. Pourquoi ? à mon sens car il s'agit de long terme et que nous ne sommes pas habitués à penser sur le long terme (mandat politique = 5 ans...).

Pour moi, il faut se concentrer sur d'autres axes de travail : technologies d'adaptation aux changement, partages des compétences / des ressources, mécanismes de développement propres, gestion mondiale des évènements climatiques... ou nous avons plus de chance d'avancer.

Marco67 | 26 novembre 2013 à 10h35
 
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Je suis d’accord avec vous sur le fait qu’un modèle alternatif de société doit être trouvé et à une échéance à plus de 5 ans, mais je pense que nous ne pouvons pas nous fier aux entreprises pour que cela se mette en place « par le bon sens » : la confiance n’est pas de mise pour des sommes comme celles-ci. Les industriels n’ont pas les mêmes objectifs et je ne doute pas que certains d’entre eux soient éthiquement corrects. Cependant, lorsqu’on voit que d’autres sont encore à appuyer la fracturation hydraulique ou à étouffer les alternatives au pétrole/nucléaire, la conclusion est évidente : un cadre juridique mondial doit être défini en matière de climat, et plus généralement de consommation.

Concernant vos axes de travail, pourriez-vous développer un peu svp ? Vos termes sont génériques et peuvent englober bon nombres de points, qu’il serait intéressant de préciser.

Rudy | 26 novembre 2013 à 11h02
 
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Avant de donner un exemple, (re)voici le principe que je défends :
La prévention des émissions des GES ne fonctionnant pas, il faut faire du curatif : gérer les conséquences du réchauffement. Le principe à suivre est : nous avançons lorsque nous n'avons plus le choix. Je précise ici que ce principe est le "moins pire". La prévention est beaucoup plus intelligente et a priori moins chère (cf Stern) mais le constat est que ça n'avance pas.

Par exemple, une conséquence : la multiplication des cyclones. Nous en avons un exemple aux Philippines. Il y a eu de gros problèmes pour faire intervenir les secours même aidés à un niveau international. N'y a-t-il pas une amélioration à faire : par exemple une force d'intervention internationales spécialement formées et entraînées ? des casques bleus climatiques. Bien sûr, ce n'est qu'une idée.

Les thèmes sont nombreux et demanderont du travail au cas par cas :
- Epuisement des ressources en eau / nourriture
- Désertification
- Hausse du niveau des mers
- ...

Mais au moins, c'est visible, c'est tangible. Les citoyens / politiques / gouvernements voient l'impact et peuvent se mobiliser dessus avec le soutien de leurs citoyens. En tout cas avec un meilleur soutien qu'un thème peu visible comme les GES qui bloquent tout dans l'esprit des gens (croissance, innovation, ...) et qui sont complexes.

Bref : attaquons-nous aux conséquences tangibles.

Marco67 | 26 novembre 2013 à 13h02
 
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Avant de donner un exemple, (re)voici le principe que je défends :
La prévention des émissions des GES ne fonctionnant pas, il faut faire du curatif : gérer les conséquences du réchauffement. Le principe à suivre est : nous avançons lorsque nous n'avons plus le choix. Je précise ici que ce principe est le "moins pire". La prévention est beaucoup plus intelligente et a priori moins chère (cf Stern) mais le constat est que ça n'avance pas.

Par exemple, une conséquence : la multiplication des cyclones. Nous en avons un exemple aux Philippines. Il y a eu de gros problèmes pour faire intervenir les secours même aidés à un niveau international. N'y a-t-il pas une amélioration à faire : par exemple une force d'intervention internationales spécialement formées et entraînées ? des casques bleus climatiques. Bien sûr, ce n'est qu'une idée.

Les thèmes sont nombreux et demanderont du travail au cas par cas :
- Epuisement des ressources en eau / nourriture
- Désertification
- Hausse du niveau des mers
- ...

Mais au moins, c'est visible, c'est tangible. Les citoyens / politiques / gouvernements voient l'impact et peuvent se mobiliser dessus avec le soutien de leurs citoyens. En tout cas avec un meilleur soutien qu'un thème peu visible comme les GES qui bloquent tout dans l'esprit des gens (croissance, innovation, ...) et qui sont complexes.

Bref : attaquons-nous aux conséquences tangibles.

Marco67 | 26 novembre 2013 à 13h08
 
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De conférence fatidique en conférence fatidique, nos petits amis des ONG et leurs copains fonctionnaires font prospérer leurs abonnements aux compagnies aériennes, collectionnant les miles pour aller se les bronzer gratos.
Sérieusement, ils ont pensé à la web-conférence pour le "sommet fatidique de Paris en 2015" ou bien recevra-t-on encore cette flopée de touristes globaux ultra-carbonés (comme on dit au Giec)?
L'UE va-t-elle continuer avec son approche de boy-scout à la noix, merveilleusement représentée par Mmes Hedegard (qui veut fermer toutes les usines européennes) et Ashton (qui veut une ouverture massive des frontières à tous les produits sans aucune réciproque)?
Pendant ce temps, nous, on essaie de bosser sérieusement pour maîtriser et réduire nos impacts, concrètement.

Albatros | 26 novembre 2013 à 14h01
 
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Merci actu-environnement
Nous attendions impatiemment les conclusions de Varsovie,
Heureusement qu'il y a eu un compromis de dernière minute, peu importe le temps. mais Nous ne comprenons pas pourquoi les pays du Nord gros pollueurs ne veulent pas mettre la main dans la poche, et pourtant ils sont les premiers à donner des alertes sur les effets du changement climatique. à quel jeu veulent-ils nous engager nous du Sud?
Ici nous vivons le choc du changement climatique, nos forêts serviront-elles en vain à la planète sans que nous en bénéficions?
J'espère qu'en 2015 à Paris, un accord juridiquement contraignant sera conclu. C'est ça en fait les négociations, personne ne sera perdant dans cette affaire, le changement climatique concerne la planète entière.
Merci pour cette petite avancée.
Elie MWANDA
Point focal
Groupe de Travail Climat REDD de la société civile en République Démocratique du Congo
Province Sud-Kivu, ville de Bukavu

Réaction à chaud | 26 novembre 2013 à 14h01
 
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@Marco67

Merci pour vos précisions, que je ne partage malheureusement pas. Je pense que passer du préventif au curatif est la première marche vers un pessimisme qui aura de longues années devant lui, bien que ce dernier soit en effet une source d’accélération d’innovation « au pied du mur ». Je suis d’accord, cela n’avance pas et cela prend du temps, mais abandonner ces négociations serait la pire des choses à faire car elle ouvrirait la brèche à toutes les dérives possibles.

Nous le savons, les citoyens ont besoins de lois, qui sont faites à priori pour le bien de tous. Et sans ces accords internationaux, vous enverrez vos casques bleus climatiques pour que les politiques « voient » que les citoyens se mobilisent, quand d’autres continueront de polluer dans l’ombre. Ou comment fermer les yeux là où on ne veut pas regarder pour faire bonne figure.

-Epuisement des ressources en eau : comment procéderez-vous lorsque la plupart des captages seront pollués ? De quelle utilité seront vos casques bleus ? Ne serait-il pas plus utile de limiter les pollutions à la source ?
-Désertification : idem
-Agriculture : curatif = gérer les conséquences multiples de l’agriculture intensive ?

Il est plus qu’urgent de définir un cadre juridique international contraignant en complément de vos propositions d’action. Prises seules en abandonnant l’amont, elles n’auront aucun impact au long terme.

Rudy | 26 novembre 2013 à 14h37
 
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M. Berthod a lancé un fil sur la légitimité des ONG.

Il ne s'agirait donc pas de la société civile, mais de la société militante.

Je suis au regret de vous dire, M. Berthod, que vous n'y entravez pas grand chose. Car ce n'est très souvent ni l'un, ni l'autre.

Beaucoup d'« organisations » sont en fait des entreprises privées incorporées sous la forme d'associations – de charities dans le monde anglo-saxon – dont le fondateur occupe une position de choix dans la structure (quand celle-ci n'est pas unipersonnelle). Ces entreprises se donnent un but ronflant qui leur permet, d'une part, de collecter des fonds de donateurs benêts ou bassement intéressés et, d'autre part, de se faire une place au soleil, ce qui entretient la pompe à finances. L'entreprise ne fait évidemment pas de bénéfice mais offre un revenu à son fondateur/grand ponte et un moyen d'assouvir son besoin de se faire valoir et reconnaître et dans les cas graves sa paranoïa ou autre trouble psychiatrique ; l'entreprise typique n'a pas de membres. Une ambition particulière est de se faire reconnaître soit par les autorités nationales, soit par une organisation internationale... et vive l'accession on petit monde des gens qui comptent, de la jet set, etc.

Wackes Seppi | 26 novembre 2013 à 19h49
 
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