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Les constructeurs automobiles européens demandent de l'argent pour répondre aux objectifs du paquet climat

Gouvernance  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
Suite à l'adoption hier du paquet énergie/climat par les députés européens, l'industrie automobile demande aux gouvernements de soutenir le développement et la fabrication de véhicules respectant les objectifs de cette réglementation au regard de la crise économique et financière qui les touche actuellement.

Le texte adopté par le Parlement stipule que les constructeurs automobiles devront réduire les émissions de CO2 des véhicules neufs dans une moyenne de 18%, à 130g/km, d'ici à 2015. Les constructeurs se verront assigner des objectifs intermédiaires : 65% de leur flotte en janvier 2012, 75% en janvier 2013, 80% en 2014 et de 100% en 2015.
Par ailleurs, des pénalités sont encourues en cas de non respect des objectifs fixés. De 2012 à 2018, les industriels seront tenus de payer 5 € pour le premier gramme de CO2 supplémentaire, 15 € pour le deuxième gramme, 25 € pour le troisième gramme et 95 € pour le quatrième gramme et au-delà.

Mais pour Christian Streiff, président de l'association européenne des constructeurs automobiles (ACEA) et Président de PSA Peugeot Citroën, l'Europe a adopté un texte de loi extrêmement dur. Même s'il reconnaît que cette législation donne à l'industrie automobile la flexibilité nécessaire pour ajuster ses cycles de développement et de production, le président de l'ACEA estime que la pénalité de 95€ par gramme excessif de CO2 est extrêmement élevée comparée au prix du CO2 dans d'autres secteurs.
Les constructeurs expliquent qu'il va falloir fortement investir dans la R&D alors que la situation économique actuelle entrave la capacité de l'industrie d'automobile à allouer les ressources exigées. L'ACEA demande par conséquent 40 milliards d'euros de prêts à faible taux d'intérêt pour investir et la mise en place de mesures d'incitation pour relancer la demande. L'attribution de 16 milliards par la Banque européenne d'investissement au secteur des transports, les incitations proposées par la Commission et les diverses mesures prises par les gouvernements sont les bienvenues mais davantage est nécessaire, explique Ivan Hodac, Secrétaire Général de l'ACEA.

Réactions2 réactions à cet article

 
pas un centime

aprés les banques ,les constructeurs automobiles,les actionnaires continuent a toucher leurs dividendes ,les dirigeants continuent de faire n'importe quoi ,et les français payent!! En contrepartie ? rien ni dans un sens ni dans l'autre,c'est sa la liberté.

lionel gauliert | 19 décembre 2008 à 09h45
 
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Re:pas un centime

Les objectifs de 2015 sont présents déjà pour les véhicules de petites catégories (citroen C1, C3, peugeot 206, VW polo) alors qu'ils arrêtent de prendre nos politiciens et les contribuables pour des stupides. ET avec les véhicules hybrides et moins de puissances, atteindre 95 g en 2020 leur est possible. Mais ce qui les dérange c'est la fin des grosses voitures sur lesquelles ils se font le plus de marges je pense

Anonyme | 19 décembre 2008 à 17h11
 
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