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Achats responsables : l'économie circulaire et la biodiversité à la traîne

Gouvernance  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

Le 8 février, l'Observatoire des achats responsables (Obsar) a présenté les résultats de son baromètre annuel réalisé auprès de 254 responsables des achats issus d'organisations publiques et d'entreprises privées. Ces derniers ont été interrogés en ligne, entre le 9 novembre et le 29 décembre 2021. Ainsi, « neuf organisations sur dix sont engagées ou, sur le point de s'engager, dans une démarche d'achats responsables », indique le baromètre. Les organisations qui n'ont pas encore de stratégie en la matière sont à 62 % des petites et moyennes entreprises (PME) ou des petites collectivités (moins de 250 salariés ou agents). L'éthique de l'organisation, l'alignement avec sa raison d'être (liée à l'application de la loi Pacte) et la réponse aux attentes des clients et des consommateurs sont les « trois principales raisons » de l'engagement des organisations privées dans une démarche d'achats responsables. Côté public, « la réglementation et les politiques publiques arrivent largement en tête des raisons de l'engagement ».

   
Le baromètre 2022 des achats responsables. © Obsar
 
   
Concernant la protection de l'environnement, la réduction des déchets et de la consommation d'énergie est privilégiée dans les stratégies d'achats, « comme l'année dernière », souligne Nathalie Blouet, administratrice de l'Obsar. En revanche, trois sujets environnementaux demeurent « très peu traités par plus de 30 % des répondants », précise-t-elle. Cela concerne les questions liées à l'économie circulaire, comme « réduire les quantités achetées, acheter des produits de seconde main, allonger la durée d'utilisation des produits déjà acquis, "en gros" moins acheter », explique Mme Blouet. S'ajoute la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), difficile à mettre en place par les acheteurs. « Les méthodologies de mesure des émissions de GES (bilan carbone, ndlr) demandent encore à être développées », ajoute-t-elle. Enfin, la biodiversité est aussi « un parent pauvre » des sujets environnementaux. « L'Office français de la biodiversité (OFB) peut apporter aux acheteurs des ressources pour développer ce sujet », préconise l'administatrice.

Par ailleurs, 65 entreprises et entités publiques sont aujourd'hui labellisées Relations fournisseurs et achats responsables (RFAR), précise Pierre Pelouzet, le Médiateur national des entreprises. « C'est un nombre en forte croissance depuis un ou deux ans. On a de plus en plus d'organisations embarquées dans les achats responsables. »

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Votre conseil en droit des Affaires publiques / privées Huglo Lepage Avocats