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Actu-Environnement

Les forêts françaises doivent se préparer au changement climatique

Afin de mieux comprendre et d'anticiper les conséquences du changement climatique sur les forêts métropolitaines, Bernard Roman-Amat vient de rendre un rapport aux ministères concernés dans lequel il identifie cinq chantiers prioritaires.

Biodiversité  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
   
Les forêts françaises doivent se préparer au changement climatique
   
Regroupés au sein du GIEC, les experts internationaux misent sur un réchauffement de la planète de l'ordre de 1 à 6°C d'ici 2050 suivant leurs différentes modélisations. Quelle que soit son ampleur, ce réchauffement climatique risque d'avoir des répercussions inévitables et profondes sur la flore européenne et notamment sur les forêts. Avec 28% de son territoire métropolitain recouvert par ce type de milieu, la France est largement concernée par cette problématique. À l'occasion du Grenelle de l'environnement, la forêt a d'ailleurs été au cœur de nombreux débats en ce qui concerne la biodiversité, l'absorption de carbone ou encore l'énergie. Mais cette forêt risque d'être affectée sous de nombreux aspects par le réchauffement : croissance, santé, régénération. Les risques naturels (érosions des sols, incendies, tempêtes) devraient s'en trouver accrus, en premier lieu dans les forêts méridionales et de montagne.

Face à ces menaces, plusieurs études ont été menées pour mieux comprendre et anticiper les conséquences du changement climatique sur les forêts métropolitaines. Une mission a été confiée par le gouvernement à Bernard Roman-Amat, Directeur délégué du Centre de Nancy d'AgroParisTech-ENGREF, afin de réaliser un état des lieux des connaissances et de proposer un programme d'actions qui permette d'adapter les politiques. Les conclusions de cette mission ont été remises hier à Jean-Louis Borloo, Ministre de l'Écologie du Développement et de l'Aménagement durables et à Michel Barnier, Ministre de l'Agriculture et de la Pêche. Ce rapport identifie cinq chantiers prioritaires notamment en matière de biodiversité, au sujet de laquelle il préconise de préparer l'adaptation de la partie française du réseau Natura 2000 au changement climatique et de mettre en place d'ici la mi-2010 un complément au programme des réserves biologiques intégrales de l'Office Nationale de Forêts (ONF). En complément, le rapport confirme l'importance de disposer avant la fin 2010 d'un test grandeur nature de la « trame verte » évoquée à l'occasion du Grenelle de l'environnement.

Dans le domaine de la gestion des risques, le rapport insiste sur le besoin de renforcer les moyens de surveillance coordonnés par le Département de la Santé des Forêts (risque sanitaire), d'intensifier la restauration des terrains en montagne pour limiter l'érosion et d'étendre géographiquement le déploiement de la politique de prévention des incendies.

Il est également question de soutenir la production ligneuse. Pour cela, le rapport propose d'inciter financièrement au remplacement des peuplements vulnérables et de consacrer au moins 10 % des moyens publics à l'installation de boisements pilotes et ce, dès 2010.

En termes de Recherche-Expérimentation-Développement, le rapport souligne l'importance de renforcer dès 2008 le soutien par l'Agence Nationale pour la Recherche (ANR) des recherches sur le changement climatique et la forêt. Le rapport propose par ailleurs de charger le Groupement d'intérêt public sur la recherche sur les écosystèmes forestiers (GIP ECOFOR) d'une coordination nationale sur ce sujet et de confier à l'Office national des forêts (ONF) le soin d'initier une « recherche action » en forêt publique.

Le rapport s'attache enfin à des propositions en matière de gouvernance publique et suggère de moduler les politiques en fonction des enjeux et donc des grandes zones géographiques. Il insiste en outre sur la nécessaire coordination des deux ministères sur le sujet et propose à cet égard de créer d'ici fin 2008 un site web dédié au plan d'action « forêts et changement climatique» des pouvoirs publics et à son avancement. Le rapport demande par ailleurs l'intégration avant fin 2009 du changement climatique dans les référentiels de certification forestière et enfin de mettre en place une offre de formation pérenne à la gestion de crise pour les décideurs et les acteurs de terrain.

Toutes ces préconisations présentées officiellement hier ont déjà été prises en considération dans les débats qui se sont déroulés à l'occasion des Assises de la Forêt organisées en janvier dernier par le ministère de l'agriculture. Le plan d'action global en faveur de la forêt qui en a découlé intègre donc ces recommandations. Le sénateur Philippe Leroy, président du comité Grenelle « forêt » doit en assurer la mise en œuvre.

Réactions12 réactions à cet article

 
Il y a forêt et forêt

"Avec 28% de son territoire métropolitain recouvert par ce type de milieu, la France est largement concernée par cette problématique."

Pour éclairer notre compréhension serait-il possible de savoir, SVP, grâce à Actu-environnement ou un familier connaisseur de ce site , ce qu'il y a derrière ce globalisant "28 %" ? .

Quel est la répartition de ce 28 % entre les petits champs d'arbres privés bien alignés à but lucratif, les bois plus ou moins étendus et sauvages, les forêts de plaine ou de plateau gérées par l'ONF traversées par des ex-nationales ou des autoroutes et les forêts alpines peu fréquentées ?

Est-ce que l'évolution climatique préoccupante impactera différemment ces différents types de "surfaces boisées" ? Impactera-t-elle différemment selon les principales essences d'arbres ? .

Merci

Odile | 13 mars 2008 à 06h05
 
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Re:Il y a forêt et forêt

Comme toutes les moyennes celle-ci ne veut pas dire grand chose : il y a des régions de France qui sont couvertes de forêts à plus de 60 % (monospécifiques, pluri-spécifiques, jeunes ou veilles, "jardinées" ou en futaies régulières ou irrégulières, privées ou publiques, exploitées ou pas etc.) d'autres où il n'y a pas de forêt du tout. Seuls les auteurs du rapport peuvent vous dire quels chiffres ils ont employés.En simplifiant beaucoup les zones qui seront affectées par le changement climatique sont celles dont les essences sont en limite d'extension : en altitude ou en latitude, ex. le hêtre (essence montagnarde) dans la zone méditerranéenne (si elle se réchauffe encore). Inversement l'extension des essences méditerranéennes (chêne vert, etc.) sera plutôt favorisé. Je ne suis pas moi-même compétente en matière forestière mais il y a quantité de sites très bien informés sur le changement climatique, à commencer par celui du GIEC évidemment. Pour ce que j'en ai compris le principal facteur "d'adaptation" d'une forêt au changement climatique c'est l'état de son sol : c'est de là que viennent les ressources.
Michelle Sabatier, directrice de la rédaction de la revue professionnelle Espaces Naturels.

Tengmalm | 13 mars 2008 à 08h24
 
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Re:Il y a forêt et forêt

La réponse la plus simple et la plus complète à cette question consiste à renvoyer au site de l'Inventaire forestier national http://www.ifn.fr. On peut conseiller en particulier la lecture du dernier rapport sur les indicateurs de gestion durable de la forêt française qui a l'avantage de synthétiser l'information par grands domaines (ressources, santé, production, biodiversité, protection, loisirs). On peut y accéder par le lien http://www.ifn.fr/spip/rubrique.php3?id_rubrique=80
Bonne lecture.

JLP | 13 mars 2008 à 09h34
 
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Merci

à vous deux

Le lien est intéressant

Pour les gens pressés ou très occupés, pourriez-vous répartir en pourcentage les 28 % entre les quatre catégories plus ou moins logiques que j'ai suggérées.

A propos, habitant à 200 mètres de 9 000 hectares de forêt, nous avons (trouvé en achetant la maison) un insert que nous utilisons quand nous recevons en saison froide.

Est-ce écologiquement défendable par rapport aux GES et autres pollutions ? .

Odile

ODILE | 13 mars 2008 à 15h29
 
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Re:Merci

La réponse à votre question n'est pas évidente à formuler. Je pense que les tableaux synthétiques présents sur le site de l'IFN (ou éventuellement sur le site de l'ONF) devraient vous être utiles.
Si je devait schématiser, je définirait 4 grandes régions forestières françaises :
- le grand Est (Lorraine), région de production en forêt publique par excellence, on y trouve de grandes forêts d'essences autochtones. Cette région a été beaucoup touchée par la tempête ;
- l'Aquitaine et ses plantations de Pin Maritime introduites au 17-18e. essentiellement privées, ses forêts sont les "usines à papier et à bois d'industrie" de la France.
- les regions montagnardes : forêts exploitées mais aussi à rôle de protection (avalanches....) essentiellement des essences autochtones ;
- le massif central, très boisé avec dans certaines régions d'introduction en forêt privée d'essences allochtones (le Douglas)
Pour info, les forêts françaises sont à 25% publiques (état,communes) et le reste est privé.
Pour votre question sur les GES, on a toujours tendance à dire que le bilan carbone est nul pour le bois de chauffage, càd qu'il n'y a pas d'emmission de GES supplémentaire de part son utilisation. Cela est vrai si on n'exploite pas plus que ce que la forêt produit, bien entendu (ce qui est encore +/- le cas en France).
Enfin, je vous renvoie aussi vers l'étude INRA (http://www.inra.fr/presse/foret_et_changement_climatique) en prenant bien soin de lire toutes les réserves par rapport au résultats obtenus.
Cordialement, Yoan.

Yoan | 14 mars 2008 à 09h40
 
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Encore merci pour vos persévérants efforts

Ce que je souhaitais c'est de nous permettre ici de nous faire une pas trop vague idée de la répartition des 28 % entre

- les petits champs d'arbres privés bien alignés à but lucratif,
- les bois plus ou moins étendus et sauvages,
- les forêts de plaine ou de plateau gérées par l'ONF traversées par des ex-nationales ou des autoroutes
- les forêts alpines peu fréquentées ?

Pour autant que ça présente un intérêt informatif.

A propos y-a-t-il une surface "arborée" en dessous de laquelle il convient de dire bois et au dessus de laquelle il convient de dire forêt ?

ODILE

ODILE | 14 mars 2008 à 10h31
 
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Re:Encore merci pour vos persévérants efforts

Disons que ce n'est pas si simple puisque toutes les plantations ne sont pas en forêt privée, toutes les domaniales ne sont pas traversées de routes etc...
Vous avez ici une idée de la répartition du taux de boisement : http://www.ifn.fr/spip/rubrique.php3?id_rubrique=11
Pour le reste je ne trouve pas vraiment de données puisque la classification à laquelle vous vous intéressez ne correspond pas vraiment à une classification ni biologique, ni administrative...

Pour votre dernière question, il me semble que l'ifn considère qu'on est en forêt à partir du moment où 30% au moins de la surface est couverte par des bois (ça dépend bien sûr de l'échelle choisie). Par ailleurs, on considère qu'on est en forêt à partir d'une végétation de 2m au dessus du sol, ce qui fait de la région PACA la 3e la plus boisée de france (à cause des formations maquis/garrigue).

Je reviens également sur votre question concernant l'utilisation de bois de chauffage : on pêut penser que sur le long terme, c'est mieux que le fioul, mais si vous en avez les moyens, l'idéal est encore de varier ses sources d'approvisionnement : chauffage à bois, éventuellement complété par un système gaz pour les coups durs, chauffe eau solaire, puits canadien etc...

Yoan.

Yoan | 14 mars 2008 à 11h16
 
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Quelle foret?

Odile tu as raison de demander ce qu il y a derriere ces 28%!
Il n 'y a aucune foret climacique en France!
Quant au changement climatique, ce sont surtout à partir de refuges forestiers que la forêt a pu se régénérer durant tout le Quaternaire. Reste à savoir où ils ont été, et où ils peuvent être dans le futur pour en faire de véritable réserve intégrale. Mais conserver quoi, quelle biodiversité : celles des sous-bois, des arbres remarquables, des arbres morts, des chablis naturels? Malheureusement la forêt n'est pas gérée pour préserver la biodiversité, mais pour une exploitation économique de seulement quelques espèces utiles! Reste dans nos forêts simplement ce que l'on a sélectionné : les chênes, le chêne vert en zone méditerranéenne, les résineux... Ironiquement, vivement une autre tempête de type de 1999 pour permettre une régénération naturelle des forêts par le nettoyage de ces pseudo forêts!

Bea | 16 mars 2008 à 10h23
 
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Aucune forêt climacique en France ???

Tout d'abord, il serait intéressant de définir ce que vous appelez forêt "climacique". Le climax étant un état de stabilité (relative) en rapport avec les conditions de sol, de lumière et de climat, dire qu'il n'y a pas de forêt climacique en France me paraît un peu abusif. Par contre, dire que toutes (ou presque) les forêts françaises ont été modifiées par l'homme est sans doute plus juste. C'est vrai aussi pour les forêts Européennes, et même pour la forêt amazonienne où la culture sur brulis existant déjà il y a plus de 10000 ans ! Les 28% de forêts françaises sont essentiellement des forêts natives, soit issues des 8% restés boisés au moyen-âge, soit issues de recolonisation de terrains agricoles abandonnés (processus toujours à l'oeuvre à l'heure actuelle).
Quant à la biodiversité, associer forêts anciennes ("réserves") et plus forte biodiversité est un résumé un peu rapide de la situation. Certes, il existe un certain nombre d'espèces dépendantes de stades vieillissants mais leur maintien dans les stades "gérés" est en grande partie inconnu. Par ailleurs, oarler de biodiversité sans parler d'échelle et de méthode de mesure n'a aucun sens... Bref, véhiculer des idées reçues sans s'appuyer sur des bases solides ne fait selon moi pas beaucoup avancer le débat...

Yoan | 16 mars 2008 à 12h47
 
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Un débat majeur : quel climax pour demain!!!

En effet, tout dépend comment on définit la forêt climacique!! En phytosociologie, elle se définit comme le stade de maturité ultime de la succession forestière (Cf. cycles sylvogénétiques) La forêt climacique est un écosystème forestier dynamique et en équilibre (sol/végétation/climat). On peut la caractériser par la dominance des espèces dryades, d'ombres, typiques des milieux fermés.
En France, nous avons des forêts secondaires et des plantations forestières, pas de forêt climacique!!
Enfin pas encore, car nous pouvons proposer de conserver une grande diversité de refuges forestiers dans des zones méditerranéennes, de montagne, de plaine... et tropicale (DOM-TOM)!!
Le débat sur le changement climatique et les forêts doit s'appuyer sur une interrogation majeure :
Comment la forêt climacique peut elle résister aux perturbations naturelles ( à savoir le changement climatique) et en même temps aux perturbations humaines? L'impact humain en France et en Europe d'ailleurs a aboutit à la survie d'une seule forêt climacique celle de Bialowieza en Pologne, sous un climat plus continental.
En France, nous pouvons observer la reconquête forestière, comme en témoigne la croissance annuelle de la superficie forestière! Mais, je le répète nos forêts sont jeunes et secondaires. Pour preuves, les espèces les plus communes sont des espèces secondaires ou post-pionnières, plus ou moins héliophiles : chêne, pin, mélèze...
Pour comparaison en forêt tropicale, l'évolution du stade d'une forêt secondaire au stade de forêt climacique, sans perturbations majeures dure entre 200 et 500 ans, c'est la biodiversité des plantes de sous bois, des lianes, des épiphytes qui sont des indicateurs fiables, en plus de la dominance des espèces dryades. La forêt tropicale aussi a dû s'adapter aux changements climatiques du Quaternaire, notamment en subsistant dans des refuges dits pléistocènes, lors des périodes plus sèches!!!
Mettre en place des refuges forestiers me parait être une solution pour sauvegarder la biodiversité, et permettre en période plus favorable une nouvelle reconquête forestière. Etudions la nature d'abord, et aidons là!

Bea | 17 mars 2008 à 15h34
 
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Re:Un débat majeur : quel climax pour demain!!!

Je ne suis pas forcément d'accord sur tout, amis le débat nous porterai trop loin... Quoi qu'il en soit, le programme de mise en place de réserves Biologiques Intégrales en cours à l'ONF me parait également une bonne solution, mais il doit être réfléchi également en termes de démographie en rapport aec le changement climatique... et là, encore une fois, il n'y a pas de réponse toute faite. Selon moi, les modèles climatiques actuels sotn bien trop imprécis pour approcher une répartition, même probable, des espèces à l'échelle de 50-100ans... Mais si le sujet des forêts anciennes et de la biodiversité vous intéresse, je pense être en mesure d'apporter des réponses.

Pour revenir à la question, initale, le tableau présent à cette adresse peut aider à répondre de manière indirecte : http://www.ifn.fr/spip/article.php3?id_article=514

Pour les feuillus, à part le peuplier, je pense que la part de forêts plantées est minime; PAr contre, pour le pin maritime et le douglas, ainsi que l'épicéa chez les propriétaires privés, il y a de fortes chances que ce soient des plantations, ce qui répond au moins partiellement à la question d'Odile.

Yoan | 17 mars 2008 à 16h33
 
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La forêt à l'Inventaire forestier national

Bonjour,

Je me permets d'apporter quelques précisions sur la forêt française.
Une forêt est un territoire occupant une superficie d'au moins 50 ares avec des essences forestières capables d'atteindre une hauteur supérieure à 5 mètres à maturité in situ, un couvert arboré de plus de 10 % et une largeur d'au moins 20 mètres (définition internationale de la FAO)

Une forêt de production est une forêt disponible pour la production de bois, c'est à dire où l'exploitation du bois est possible (sans considération de rentabilité économique) et compatible avec d'autres fonctions.

Une forêt ouverte a un couvert compris entre 10et 40 %. Une forêt fermée a un couvert supérieur à 40 %.

En France, la forêt couvre 15,7 millions d'hectares en 2005-2006 et la forêt de production 15 millions d'hectares. 1,5 millions d'hectares est de la forêt domaniale ; 2,5 millions de la forêt des collectivités territoriales et 11,7 millions de la forêt privée.

1,2 millions d'hectares est de la forêt ouverte.
3,9 millions d'hectares de forêt se situent à une altitude de plus de 1000 m.

Voici quelques données sur la forêt française, vous en trouverez de nombreuses autres sur le site de l'Inventaire ou dans ces publications.
http://www.ifn.fr/spip/rubrique.php3?id_rubrique=151


Stéphanie Lucas
Responsable de la communication à l'IFN

Anonyme | 25 mars 2008 à 17h29
 
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