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Performance environnementale des produits alimentaires : l'Ademe soutient 19 projets

Agroécologie  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com

L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) a annoncé avoir sélectionné 19 projets portés par des acteurs des filières agroalimentaires qui s'engagent à intégrer la dimension environnementale dans leur stratégie de développement, notamment « dans une démarche d'innovation produit ». Les entreprises ont été retenues dans le cadre de l'appel à projets issu du programme Green-Go, lancé par l'Agence.

Les 19 projets seront accompagnés par l'Ademe et bénéficieront d'une aide financière totale de 1,2 million d'euros. Les entreprises lauréates, après une étape de diagnostic environnemental global, identifieront puis évalueront des pistes d'amélioration potentielle sur les différentes étapes de fabrication d'un produit alimentaire : « amont agricole (ex. : pratiques d'agroécologie), transformation (ex. : choix de matières premières à moindre impact, choix d'un emballage recyclable), ou encore logistique (ex. : optimiser le transport, privilégier des modes de livraison moins polluants) », explique l'Ademe. Par la suite, les projets mettront en œuvre ces nouvelles pratiques qui visent à proposer au consommateur un produit avec une meilleure performance environnementale.

Le programme Green-Go se décline en différentes actions, entre 2017 et 2021 : formation, recrutement et déploiement de projets pilotes pour l'amélioration de la performance environnementale des produits alimentaires.
L'objectif est d'atteindre une trentaine de projets soutenus par l'Ademe d'ici fin 2020.

Réactions3 réactions à cet article

 

C'est formidable tout de même que pour revenir à des productions agroalimentaires moins traitées, moins dégradantes pour l'environnement et plus saines, il faille des financements publics ! La main invisible du marché ne suffit-elle donc pas seule à y parvenir, quand on voit la croissance de la bio en France et un peu partout ailleurs ? Avec ce soutien financier public via l'Ademe, le modèle intensif sort une nouvelle fois gagnant sur le dos du contribuable.
Ces crédits publics auraient certainement été plus intelligemment et éthiquement investis dans la structuration et la pérennisation de filières AB. Le conventionnel aurait ainsi certainement d'autant mieux suivi et cela sans occasionner de dépenses publiques.

Pégase | 03 octobre 2019 à 10h54
 
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Bonjour, les producteurs bio sont assez soutenus, tant par leurs prix de vente que par les journalistes et les bobos ! Le jour n'est pas loin ou La France devra importer encore plus de légumes et de fruits de pays ou les contrôles sont nettement moins exigeant que chez nous et y compris le bio. Je ne connais pas un seul paysan qui pulvérise des produits de protection des cultures d'une façon non raisonnée, non économique et portant gravement atteinte à sa santé et à l'environnement. Arrêtez de faire de l'agribasching en permanence !

Marc07 | 03 octobre 2019 à 18h40
 
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Bonjour Marc07,
Vous vous êtes de toute évidence tellement habitué à l'omerta dans les campagnes quant aux dérives de l'agriculture depuis les années 60 que vous avez du mal à accepter que des voix puissent contester ce système et en appellent un autre. Soit, c'est d'abord vous que cela concerne.
Mais de plus en plus de citoyens et de consommateurs, dont je suis, demandent des productions agricoles sans chimie de synthèse, qui n'entrainent pas la destruction de la biodiversité sauvage (renseignez-vous, c'est parfaitement documenté en France !), une pression désormais ingérable sur la ressource en eau ou encore une hémorragie au sein des actifs agricoles (sur nombre de communes céréalières, les exploitations agricoles se comptent désormais sur les doigts d'une seule main). La société bouge, il va falloir vous y faire !
Vous semblez également méconnaître la situation des producteurs bios : ils ont subi ces dernières années des retards de plusieurs mois, voire années, dans le versement de leurs aides par le ministère de l'agriculture, mettant bon nombre de petites exploitations en danger. La faute, officiellement tout du moins, à des défaillances de logiciel de paiement...
Enfin, un point essentiel de mon premier message de ce fil vous a manifestement échappé : en évoquant les productions agroalimentaires, j'incluais certes les agriculteurs intensifs mais aussi les filières aval (transformation hyper industrielle). C'est bien l'ensemble de ce système que je réfute.

Pégase | 04 octobre 2019 à 13h49
 
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