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L'Ademe promet un bel avenir au bus tout électrique

Le bus électrique présente un bilan environnemental avantageux. Sur le plan économique, il devrait soutenir la comparaison avec le bus hybride d'ici 2030. Pour les véhicules plus légers, l'hybride semble plus avantageux.

Transport  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com

Le bus semble être le véhicule pour lequel le passage au tout électrique est le plus pertinent. Les grandes distances parcourues sur des cycles de roulage urbains permettent d'amortir rapidement les impacts environnementaux de la fabrication des batteries. Pour les véhicules légers, la solution idéale pour réduire leurs émissions de CO2 semble être les véhicules hybrides. Tels sont les principaux résultats d'une étude de l'Ademe et de l'IFP Energies nouvelles sur l'impact de l'électrification des véhicules.

Le cycle urbain favorable au bus électrique

Sans surprise, l'étude met en avant les avantages de l'électrification des véhicules en matière d'émissions de CO2 et de pollution de l'air. Mais pour que ces avantages jouent à plein, le véhicule doit être beaucoup utilisé, et notamment en zones urbaines, là où la pollution de l'air est la plus importante et où le cycle de roulage est le plus favorable. Sur le plan économique, l'étude confirme que ces véhicules ne sont pas encore compétitifs sans aides publiques. La rentabilité devrait toutefois s'améliorer, à condition que la baisse du prix des batteries ne soit contrebalancée par "la course à l'augmentation de l'autonomie". "Un véhicule électrique avec une batterie de l'ordre de 60 kWh (lui conférant plus de 500 km d'autonomie) sera très difficilement valorisable du point de vue du coût total de possession (TCO) et de l'investissement initial", avertit l'étude.

Compte tenu de ces critères, le bus sort du lot. En effet, l'impact sur les émissions de CO2 des solutions électriques est particulièrement intéressant, car les émissions associées à la fabrication de la batterie sont très rapidement amorties par le nombre de kilomètre réalisés (40.000 km par an, sur douze ans). Les émissions de CO2 par passager et par kilomètre sont actuellement à 20 g avec un bus électrique, contre 60 à 100 g (selon les cycles) pour un bus diesel. Les technologies hybrides tombent difficilement à 40 g. Autre avantage non négligeable pour les transports publics urbains : les bus électriques ne produisent pas de polluants atmosphériques.

Pour autant, "le bus tout électrique n'est pas aujourd'hui une solution économiquement intéressante, d'autant plus si l'on considère l'infrastructure de recharge associée". L'étude estime que dans un premier temps, le déploiement de bus hybrides est une bonne transition vers le tout électrique. A partir de 2030, le bus tout électrique devrait approcher, voire dépasser, la rentabilité des solutions hybrides. A noter que les conclusions environnementales sont proches pour les poids-lourds de livraison urbains. Mais, l'étude ne prédit pas un grand avenir aux camions tout électrique : il "n'a aucun sens économique, sachant que sa charge utile est fortement limitée par la taille de la batterie".

L'hybride est privilégié pour les véhicules légers

Plus globalement, l'étude estime que l'électrification des véhicules devient une nécessité pour atteindre les objectifs climatiques français et européens. Et notamment la fin de la vente de voitures thermiques en 2040 (plan climat français) et la réduction des émissions des voitures à 95 gCO2/km en moyenne en 2021 (réglementation européenne). "La motorisation thermique conventionnelle sera fortement concurrencée en 2030, que ce soit du point de vue de son TCO ou de son impact environnemental", résume l'étude. Pour autant, cela ne signifie pas que les véhicules 100% électrique domineront.

Pour l'étude véhicules légers, elle privilégie les voitures hybrides rechargeables. Ces voitures possèdent tous les atouts pour réduire la pollution locale et les émissions de CO2, à condition d'être utilisées et rechargées "très régulièrement" pour amortir l'impact de la fabrication de la batterie. "Sur des trajets quotidiens (inférieurs à 50 km), cette technologie améliore l'impact environnemental par rapport aux autres véhicules étudiés, grâce à la taille de la batterie, plus petite que celle d'un véhicule tout électrique et une utilisation intégralement en électrique sous condition d'assurer une recharge quotidienne", explique l'Ademe. Mais, pour l'instant, ces véhicules sont pénalisés par le coût élevé de fabrication des batteries qui s'ajoute à celui du moteur thermique.

De manière générale, une motorisation ressort du lot : les véhicules "Mild Hybrid 48V" (MHEV 48V), c'est-à-dire ceux embarquant un moteur électrique de 48 volts montée en parallèle du moteur thermique. Ces véhicules présentent le meilleur compromis entre le coût total d'utilisation et les avantages environnementaux. L'Ademe juge qu'ils pourraient concurrencer les véhicules hybrides actuels.

Réactions1 réaction à cet article

 

Quelle énorme erreur de ne pas intégrer le GNV dans l'étude.... Du coup, l'étude perd beaucoup d'intérêt...

GC | 10 juillet 2018 à 16h44
 
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