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L'Ademe lance le label Vertvolt pour faire le tri dans les offres d'électricité verte

À la suite du constat, en 2018, de la confusion entourant les offres d'électricité verte, l'Ademe lance aujourd'hui son label Vertvolt, garantissant la fourniture d'une électricité provenant à 100 % d'énergies renouvelables.

Energie  |    |  Félix Gouty  |  Actu-Environnement.com
L'Ademe lance le label Vertvolt pour faire le tri dans les offres d'électricité verte
Actu-Environnement Le Mensuel N°418 Cet article a été publié dans Actu-Environnement Le Mensuel n°418
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Ce 22 octobre, Journée mondiale de l'énergie, l'Agence de la transition écologie (Ademe) lance son nouveau label, Vertvolt, destiné aux offres d'électricité verte. Il se décline en deux formules – « choix engagé » et « choix très engagé » – et est déjà attaché à sept premières offres proposées par cinq fournisseurs d'électricité : Enercoop, Plüm Energie, Oui Energy, EDF et Engie.

Éclaircir l'électricité verte

Élaboré par un groupe de travail réunissant fournisseurs, producteurs et acteurs institutionnels, le label Vertvolt fait suite à la publication par l'Ademe d'un avis sur les offres d'électricité verte en 2018. Cet avis attestait que toutes les offres d'électricité verte sur le marché « ne garantissaient pas en réalité que l'électricité achetée provienne d'énergies renouvelables comme le terme "vert" pourrait le laisser penser », rappelle l'Ademe dans un communiqué.

Les fournisseurs d'électricité sont en effet capables d'acheter des garanties d'origine (GO) – des certificats d'injection d'électricité d'origine renouvelable – aux producteurs sans jamais leur acheter cette électricité. « C'est pour rendre plus transparent le contenu des offres d'électricité verte et pour aider les consommateurs que l'Ademe a décidé d'attribuer un label en fonction de l'engagement des fournisseurs d'énergie à rémunérer des producteurs d'énergies renouvelables en France. »

Deux niveaux d'engagement

   
Résumé des critères principaux des deux volets du label Vertvolt. © Ademe
 
   
Le label Vertvolt, disponible sur la base du volontariat, privilégie ainsi les offres issues d'achat conjoint (ou contrat direct) de 100 % d'électricité renouvelable et de la GO correspondante à un seul et même producteur. Cet engagement correspond au volet « choix engagé » du label.

Le volet « choix très engagé », quant à lui, labellise les offres à achat conjoint dites « strictes » : c'est-à-dire dont au moins 25 % de l'électricité du fournisseur doit provenir d'installations récentes (après 2015), financée sans soutien public ou avec une « gouvernance partagée ». Ainsi, « en souscrivant à une offre d'électricité verte VertVolt, le consommateur est certain de rémunérer par le biais de sa facture d'électricité des installations d'énergies renouvelables en France et d'accélérer le développement de ces énergies en France s'il opte pour le choix très engagé », souligne l'Ademe.

Davantage de transparence et moins de nucléaire ?

 
En souscrivant à une offre VertVolt, le consommateur est certain de rémunérer par le biais de sa facture d'électricité des installations d'énergies renouvelables en France  
Ademe
 
En outre, peu importe la déclinaison, l'Ademe exige des offres labellisées Vertvolt un certain nombre de garanties. Chaque offre doit stipuler la région et la technologie de production de l'électricité verte vendue au consommateur. Le fournisseur doit également préciser le pourcentage de leurs clients souscrivant à l'offre en question, d'une part, et ayant activé le suivi de consommation du compteur Linky, d'autre part. Par ailleurs, il est dans l'obligation de mettre en place « des mesures de sensibilisation des consommateurs à la maîtrise de l'énergie, comme l'incitation au suivi de leurs consommations ou l'utilisation du dispositif Ecowatt », qui incite à modérer la consommation sur certaines périodes précises.

Enfin, les fournisseurs dont les offres sont labellisées ont la possibilité d'apposer une mention « sans nucléaire » au logo Vertvolt, seulement s'ils n'ont pas recours à l'Arenh (Accès régulé à l'électricité nucléaire historique) pour leurs autres offres. Parmi les sept offres d'électricité verte déjà labellisées, uniquement celle d'Enercoop destinée aux particuliers bénéficie de cette indication « sans nucléaire ». « Même si Enercoop regrette que la labellisation des offres découle d'un acte volontaire des fournisseurs, le label Vertvolt est un premier pas positif pour contrer le greenwashing de certains fournisseurs et accélérer la transition énergétique sur les territoires », réagit Julie Archambeaud, directrice énergie d'Enercoop, dans un communiqué.

Réactions8 réactions à cet article

 

Cela me rappelle quand je travaillais dans l'industrie, et que les clients demandaient si c'était produit en France, dans l'usine.
Ben oui, mais seulement 1%, les prototypes et premiers essais, ensuite c'était sous-traité en Asie pour la grosse production.
On ne croit que ce qu'on n'a envie de croire, et le prix de la main d'oeuvre en France aurait suffi pour ne pas croire à un miracle...
Je suis bien persuadé que ce doit être un peu pareil avec l'"énergie verte" parce que, pour vérifier, il faut se fatiguer un peu et l'échange de beaux documents certifiés ne suffit pas! Prudence donc.

28plouki | 25 octobre 2021 à 10h03
 
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Et encore un enfumage de première grandeur ! S'ils étaient réellement honnêtes, les fournisseurs ne proposeraient d'électricité ni la nuit ni les jours (semaines) sans vent puisqu'ils ne disposent pour ainsi dire pas de systèmes de stockage (ce qui exploserait évidemment leurs tarifs) ! En clair, c'est toujours essentiellement le couple nucléaire-hydraulique qui assure la continuité de la fourniture. Mais il ne faut pas attendre mieux de l'ADEME.

dmg | 25 octobre 2021 à 12h59
 
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Label VerVolt mention "sans nucléaire"....
Incroyable !
La démarche s'inspire des produits" sans gluten" ou "sans lactose" réputés plus digestibles, donc de meilleure qualité.
S'il fallait une preuve de l'idéologie antinucléaire du nid d'écolos qui compose l'ADEME, en voilà une éclatante.
Cette Agence d'Etat ultra politisée est décidemment en dessous de tout.

studer | 25 octobre 2021 à 16h40
 
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Je me réjouis d'autant plus d'être client et sociétaire d'Enercoop depuis une dizaine d'années.

Pégase | 25 octobre 2021 à 16h57
 
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Ce label ne relève-t-il pas, à la base, d'une tromperie ?
L’électricité est distribuée par un réseau centralisé. Impossible pour le fournisseur de dire que l'électricité qu'il vend provient d’une source "écologique". Les “offres neutres en carbone" ne veulent pas dire que l’électricité est issue d’énergie renouvelable. Les fournisseurs compensent l’électricité "fossile" par l’achat de garantie d’origine, notamment auprès de fournisseurs norvégiens. La neutralité est "atteinte" en achetant un nombre de garanties d’origine à hauteur de la consommation annuelle des clients.
On se retrouve au pire dans un système qui ressemble au trafic de (comme ENRON, en moins complexe); au mieux, si c'est honnête, dans un système qui satisfait l'ego de l'élite "autoproclamée" des écolos qui achètent de la compensation carbone comme jadis les dévôts achetaient des indulgences à l'église.
C'est donc du greenwashing pur et dur tout comme les "bilans carbone" bidons de ladite Agence.

Albatros | 25 octobre 2021 à 17h43
 
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Vu sur le site d'Enercoop : "Choisir Enercoop pour son électricité est un acte concret, un geste simple et facile qui fait avancer la transition énergétique. Nos clients ont un impact positif sur le paysage énergétique de leur territoire en adoptant une consommation citoyenne et responsable".
Les clients ont un impact positif sur le paysage énergétique ... mais que dire de l'impact sur le paysage, celui que l'on voit ! N'est-ce pas Pégase ?

Natura | 25 octobre 2021 à 18h00
 
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Alors comme pris d'un doute, j'ai regardé les certificats que m'envoie chaque année depuis 2012 mon fournisseur (local) d'énergies (sur Colmar, on a un ersatz de régie municipale, qui fait assez bien les choses à ce sujet, je trouve). Ce sont bien des GO qui me sont envoyées chaque année. Sur 9 déjà reçues, une seule vient de Finlande (source = liqueur noire.... sur Wikipédia, c'est comparé à un biocarburant).Les 7 suivantes concernent des sites français produisant de l'énergie hydraulique fluviale ou maritime. La dernière en date provient d'un champ éolien francilien. Il est vrai que jusqu'à cet article, je ne m'étais pas posé la question de savoir si cet équivalent de consommation personnelle était à chaque fois acheté pour être ensuite réellement réinjecté dans le circuit d'alimentation, vu que je pensais "naïvement" qu'il l'était forcément. leur courrier annuel me paraissant jusque là suffisamment explicite à ce sujet. C'est une question confirmation que je vais leur envoyer. Après... les installations en question existent bien, non? Et elles produisent, non? Donc à mon avis, leur électricité a déjà été envoyée dans le circuit, le but est justement de les valoriser un peu plus, non? Le seul point est peut être de vérifier si le montant des GO de chaque installation ne dépasse pas la production réelle, non?

nimb | 26 octobre 2021 à 13h51
 
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Je lis : "l'Ademe lance aujourd'hui son label Vertvolt, garantissant la fourniture d'une électricité provenant à 100 % d'énergies renouvelables. " Cette affirmation est erronée.
L'Ademe dit : "En souscrivant à une offre VertVolt, le consommateur est certain de rémunérer par le biais de sa facture d'électricité́ des installations d'énergies renouvelables en France".

Par ailleurs : "Tous les fournisseurs, même les plus vertueux d’entre eux, doivent recourir à des achats sur les marchés de gros de l’électricité sur les périodes où la production renouvelable ne suffit pas à couvrir les besoins des consommateurs." (A. BOUANANI, Dir. Volterres) (1).

En clair, tous les fournisseurs d'électricité renouvelable ("verte") achètent aussi de l'électricité non renouvelable et nucléaire et l'argent du consommateur sert toujours, pour une part, à payer une telle électricité.

Avec le système légal des garanties d'origine, un fournisseur peut se dire 100% renouvelable tout en achetant tout ou partie de son électricité sur les marchés non-renouvelables.
Le label VertVolt a des intérêts, mais la transparence n'est pas complète et le consommateur ne saura pas quelle part de son argent va aux énergies renouvelables.

Renouvelable | 26 octobre 2021 à 15h18
 
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