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Aéroport Nantes Atlantique : les riverains veulent une réduction des nuisances sonores

Un maire riverain de Nantes Atlantique demande au gouvernement de renforcer le plan de gêne sonore sur les bases des recommandations de l'OMS. Par ailleurs, la CNDP juge que le réaménagement de l'aéroport ne nécessite pas de débat public.

Aménagement  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

Le 7 novembre, Jean-Claude Lemasson, maire de Saint-Aignan de Grand Lieu (Loire-Atlantique) a écrit à Agnès Buzyn, ministre de la Santé, pour lui demander de "prendre les mesures nécessaires pour protéger les habitants riverains de l'aéroport [de Nantes Atlantique] des nuisances sonores auxquelles ils sont exposés". Le maire dénonce "[les] nuisances sonores vécues quotidiennement (nuit et jour) par la population et qui s'accentuent au gré du développement sans limite de la plate-forme aéroportuaire".

Abaisser de 10 à 15 décibels les niveaux sonores

Dans le cadre de l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le gouvernement a annoncé vouloir optimiser et développer la plateforme de Nantes Atlantique. L'objectif est qu'elle puisse accueillir à terme 9 millions de passagers. En septembre, un arrêté a modifié les mouvements des avions les plus bruyants sur l'aéroport de Nantes Atlantique (Loire-Atlantique). A partir d'avril 2019, les décollages et atterrissages des avions mis en service entre 1978 et fin 2005 seront limités 22h30 et 6h ou 23h et 6h, selon leur niveau de bruit. Parallèlement, un décret, publié début octobre, a classé l'aéroport en catégorie A. Celle-ci regroupe les aéroports internationaux, c'est-à-dire ceux destinés aux services à grande distance assurés normalement et en toutes circonstances.

Dans ce contexte, Jean-Claude Lemasson demande une meilleure protection des riverains contre les nuisances sonores. Il rappelle que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié début octobre de nouvelles lignes directrices relatives au bruit dans l'environnement. Elle recommande de "réduire les niveaux sonores produits par le trafic aérien à moins de 45 décibels en journée (dB Lden) (…) voire même à moins de 40 décibels la nuit (dB Ln)". Or, le "plan de gêne sonore (PGS) actuel se base sur un niveau sonore oscillant entre 55 et 65 dB Lden ; un seuil bien souvent dépassé". Jean-Claude Lemasson veut donc que la révision du PGS, prévue dans les semaines à venir, "[prenne] en compte les recommandations établies par l'OMS".

Un périmètre trop restreint pour un débat public

Le lendemain, le 8 novembre, le réaménagement de l'aéroport de Nantes Atlantique a franchi une autre étape. La commission nationale du débat public (CNDP) a décidé que le projet ne ferait pas l'objet d'un débat public. La CNDP a décidé de l'organisation d'une simple concertation préalable qui se déroulera sous l'égide de plusieurs garants. Le projet soumis à la commission "comprend la création ou la rénovation d'un ensemble d'aérogares, quatre options d'aménagement de piste, un réseau de voies de circulation des avions, des bâtiments annexes et des parkings voitures", explique la CNDP. Elle précise que son coût est évalué entre 465 et 595 millions d'euros par le maître d'ouvrage.

"Le projet présente de forts enjeux sociaux et économiques pour le territoire, et des impacts très importants et localisés en matière d'environnement, notamment en ce qui concerne les nuisances sonores et le survol de zones naturelles protégées", admet la CNDP. Mais elle estime que "les travaux d'expertise et d'écoute (…) réalisés par la mission de médiation de 2017 relative au projet d'aéroport du Grand Ouest (…) a permis une analyse détaillée des arguments concernant le projet alternatif du réaménagement de l'aéroport de Nantes Atlantique". En outre, la CNDP note que le projet, porté "par la seule Direction générale de l'aviation civile (DGAC)" porte sur un "périmètre géographique et thématique réduit". La question de l'intermodalité et celle portant sur le projet territorial sont en effet laissées de côté. La CNDP "regrette que le gouvernement et les collectivités n'aient pas souhaité un élargissement du périmètre permettant d'engager un débat public à une échelle géographique pertinente qui intègrerait des problématiques plus larges".

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