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L'Association française du gaz (AGF) préfère le gaz naturel au gaz de schiste

Energie  |    |  La Lettre A

Pas question de venir court-circuiter la promotion du gaz naturel en relançant l'épineux débat autour du gaz de schiste. L'Association française du gaz (AFG) laisse à ses collègues de l'Union française des industries pétrolières (UFIP), qui représente comme elle GDF Suez, Total, Antargaz ou encore Primagaz, le soin de faire du lobbying auprès des pouvoirs publics sur ce dossier. Le président de l'AFG, Jérôme Ferrier, un ancien directeur de la sûreté de Total, préfère se consacrer au futur débat parlementaire sur la loi de programmation sur la transition énergétique. L'AFG a remis récemment aux élus ses recommandations pour tenter de peser lors de l'examen du texte, prévu pour la fin de l'année selon le calendrier imposé par la ministre de l'écologie, Ségolène Royal. Parmi ses destinataires figurent bien sûr le président de la commission développement durable de l'Assemblée nationale, Jean-Paul Chanteguet (PS), et son homologue du Sénat, Raymond Vall (RDSE), ainsi qu'une poignée de spécialistes de l'énergie tels que François-Michel Lambert (EELV), Julien Aubert (UMP), Frédérique Massat, Roland Courteau et Philippe Plisson (PS).

L'AFG compte sur le relatif consensus politique qui entoure la question du développement du gaz naturel pour inciter ces parlementaires à distinguer explicitement, dans la loi, cette ressource des autres énergies fossiles. Elle espère ainsi échapper à l'objectif de réduction de 30% de la consommation fixé par François Hollande lors de la seconde conférence environnementale, en septembre. Ses arguments : abondant et facile à stocker, le gaz naturel constitue en réalité la "manière la moins coûteuse de réduire les émissions de CO2". Par ailleurs, l'AFG va jusqu'à demander l'intégration dans le texte d'un volet consacré au gaz "dans les dispositifs d'aides publiques à l'innovation".

Le biométhane, l'autre priorité Résultat d'un délicat consensus entre les intérêts parfois divergents des distributeurs (GRTgaz, GrDF, TIGF, Antargaz) et des fournisseurs (EDF, Total, GDF Suez et Gazprom), la contribution de l'AFG au débat sur la transition énergétique veille à valoriser également la filière renouvelable du biométhane. Le syndicat professionnel propose notamment aux élus d'exclure cette ressource de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) ; d'inscrire dans le prochain plan d'action national en faveur des énergies renouvelables (ENR) un objectif de développement du biométhane jusqu'à 20 TWh en 2020, contre 7 TWh pour 2010 ; et enfin de généraliser le permis unique pour les installations de méthanisation. L'AFG avait commencé dès l'automne 2013 à faire le tour des parlementaires, tous partis confondus, pour défendre le biogaz. Avec un argument de poids : le sujet fait consensus auprès des acteurs de l'énergie, de l'Ademe à NégaWatt !

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