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Agrément des éco-organismes : Aliapur dénonce une mise sous tutelle

Déchets  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

La société Aliapur en charge de la collecte et de la valorisation des pneus usagés dénonce la "mise sous tutelle" de cette filière suite à l'adoption le 3 juillet par l'Assemblée nationale des dispositions du projet de loi sur l'économie sociale et solidaire (ESS) relatives aux éco-organismes. Elle annonce, de ce fait, suspendre sa participation à l'association Recyvalor chargée de la résorption des stocks historiques de pneus usagés.

Les raisons de la colère de l'"éco-organisme" ? L'obligation d'agrément imposée par le texte de loi suite à un amendement "déposé par un député – avec lequel nous n'avons jamais eu le moindre contact (sic)". Bien que cette obligation ait été repoussée à 2020 par le Sénat et malgré les tentatives d'apaisement du Gouvernement, Aliapur manifeste son désaccord contre le principe même de l'agrément.

"Nous sommes déçus de cette mise sous agrément de la filière alors même que, durant les trois années écoulées, l'ensemble des acteurs a œuvré de façon partenariale avec le ministère à la révision du décret fondateur de la REP pneus dans lequel la mise sous agrément n'était pas incluse", réagit Eric Fabiew, directeur général d'Aliapur.

Ne pas mêler l'Etat à cela

La société se dit stupéfaite par l'exposé des motifs de cet amendement qui justifie l'agrément en raison des performances de recyclage qui "ont diminué au cours de dix dernières années". Aliapur ne conteste pas cette tendance mais l'explique par l'absence de débouchés pour la valorisation matière. "L'Etat nous reproche de ne pas favoriser l'utilisation de granulats de pneus, tout en reconnaissant un déficit de débouchés hexagonaux pour ce produit !", s'indigne Eric Fabiew, qui estime qu'il n'y pas lieu de "mêler l'Etat à la relation qu'entretient Aliapur avec des distributeurs et détenteurs auxquels est fournie une prestation de ramassage gratuite".

"Plusieurs clients nous ont signifié qu'ils résilient leur contrat de collecte et de valorisation des pneus usagés à compter du 31 décembre 2015", indique le directeur général d'Aliapur, précisant que ces clients représentent environ 73.000 tonnes par an. "Une fois notre quota de 227.000 tonnes atteint (300.000 tonnes minorées de 73 000), nous cesserons de collecter et renverrons les garages et centres auto engorgés sur le ministère, menace Aliapur. On se souvient de la crise de la collecte de 2010 : nous nous dirigeons droit vers la même situation".

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