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Les agriculteurs bio demandent des clarifications à Emmanuel Macron

Agroécologie  |    |  Agnès Sinaï Actu-Environnement.com

La Fédération nationale de l'agriculture biologique (Fnab) s'inquiète d'un désengagement de l'Etat sur le soutien à l'agriculture bio. Lors du Grand débat sur la transition écologique à Gréoux-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence) le 7 mars, le président Emmanuel Macron a évoqué la réduction de cinq à trois années des aides à la conversion.

Dès 2017, la Fnab annonçait avoir eu accès à des documents du ministère de l'Agriculture recommandant une réduction de l'aide à la conversion biologique.

''Ce signal signifie que l'Etat cherche à diminuer l'engagement de l'action publique auprès des agriculteurs, alors qu'il s'agit d'étendre de 7 à 15 % les surfaces en bio d'ici à 2022. Ce raccourcissement de la durée des aides à la transition est une manière pour l'Etat de réduire l'accompagnement individuel, au moment où la demande explose, et de confier le développement du bio au marché'', analyse Guillaume Riou, président de la Fnab.

Selon la Fnab, en 2018 le gouvernement pouvait transférer des fonds du pilier 1 de la PAC vers le pilier 2 à hauteur de trois milliards d'euros. Or seulement 650 millions d'euros ont été transférés, dont 47 pour l'agriculture biologique, ''alors qu'il manquait 470 millions d'euros pour honorer les engagements jusqu'en 2020''.

Réactions1 réaction à cet article

 

Rien d'étonnant à ce que cela coince : la FNSEA (certainement épaulée par le gang qui a cosigné le bidon "contrat de solutions" avec le ministre de l'agriculture) garde férocement le 1er pilier de la PAC et veille jalousement à y conserver un maximum de noisettes... et de blé. La FNAB ne disposant pas, et de loin, de la même force de frappe qu'elle vis-à-vis de l'exécutif, elle est et reste dans les choux. Honteux ! Et l'argument de laisser le développement de l'agriculture AB aux bons soins du marché, comme il fleure bon l'opportunisme justifiant le désengagement de l'Etat à la moindre occasion.
République bananière, quand tu nous tiens...

Pégase | 12 mars 2019 à 14h33
 
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