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Agriculture bio : le crédit d'impôt augmenté

Agroécologie  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com

Prolonger et augmenter le crédit d'impôt pour l'agriculture biologique. Tel est l'objet de deux amendements identiques au projet de loi de finances pour 2022 (PLF 2022) adoptés ce vendredi 12 novembre par l'Assemblée nationale avec un soutien de « sagesse » du gouvernement.

Ces amendements prorogent le crédit d'impôt jusqu'en 2025 et portent son montant de 3 500 à 4 500 euros, par an et par bénéficiaire, à compter du 1er janvier 2023. Comme avant, le crédit d'impôt bénéficiera aux entreprises agricoles dont 40 % au moins des recettes proviennent d'activités bio.

Ces deux amendements, déposés par les députés socialistes et LReM, visent à « compenser partiellement la suppression totale des aides au maintien en agriculture biologique qui intervient alors même que tous les marchés de produits agricoles biologiques ne sont pas matures et connaissent des difficultés de débouchés ». Dans le passé, rappelle en effet la Fédération nationale d'agriculture biologique (Fnab), qui a inspiré ces amendements, deux dispositifs existaient : l'aide européenne au maintien, qui était perçue après la conversion, et le crédit d'impôt, destiné aux petites surfaces qui touchent peu d'aides européennes. « Avec la disparition de l'aide au maintien décidée par le gouvernement pour la prochaine politique agricole commune, le crédit d'impôt est le dernier outil financier qui permet de reconnaître la valeur environnementale, sanitaire et sociale de la bio », explique la fédération professionnelle.

« Le gouvernement nous envoie le premier voyant vert depuis des mois », se félicite Philippe Camburet, président de la Fnab. «  Ça ne rattrape pas totalement l'affront de l'alignement du soutien entre HVE et bio dans la PAC, mais ça le tempère », nuance-t-il toutefois.

Réactions18 réactions à cet article

 

Emplâtre sur la jambe de bois confectionnée sur mesure par un ministère de l'agriculture qui a toujours autant de mal à admettre, si ce n'est comprendre, que la demande en produits issus de l'AB est en forte croissance et qu'il convient donc d'assurer une politique pérenne de soutien des producteurs et de l'ensemble de la filière bio ?
Après avoir mis tant de bâtons dans les roues des producteurs français et des organisations professionnelles, il ne faut pas venir s'offusquer que le marché national soit obligé de se fournir hors frontières pour satisfaire la demande locale. La responsabilité en incombe grandement et avant tout à nos "décideurs" de ce ministère aux ordres de l'agro-chimie.

Pégase | 14 novembre 2021 à 19h13
 
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La demande est en forte croissance ? Mais 150% de zéro fait encore zéro ! Allez donc manger un fruit bio ou un légume bio ! La moitié est à jeter ou immangeable ! Les tomates bios ? oui sous serre, irriguées et fertilisées elles sont belles mais sans aucun gout ! Entre une tomate bio et une tomate d’Espagne ou du Maroc qui ont vu le soleil il n'y a pas photo ! Quant aux aides aux grandes cultures, parlons de la confiscation des aides PAC aux agriculteurs raisonnables et au temps nécessaire pour suivre les paperasseries normatives !

zhaooo2000 | 15 novembre 2021 à 10h22
 
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Plus c'est gros et mieux ça passe, zhaooo2000 ? Ça a en effet bien fonctionné pendant pas mal de temps et, encore aujourd'hui, bien des hauts fonctionnaires du ministère de l'agriculture, de la préfectorale et de nombreux politiques, avant tout soucieux du bon déroulement de leur carrière, font encore mine d'avaler la couleuvre. Qu'ils continuent donc à se marginaliser !
Car la réalité est quelque peu différente : la bio prend de plus en plus de place dans le "panier de la ménagère" et ce n'est pas prêt de s'arrêter.

Pégase | 15 novembre 2021 à 12h33
 
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Une arnaque "vertueuse" reste une arnaque, développée sur le dénigrement de tout une population d'agriculteurs. La "bio" prend de plus en plus de place dans le résultat financier de chaînes de profiteurs et opportunistes que sont les enseignes "bio".
Juste une honte que l'argent public soit dilapidé à ce point...
Quant aux propos du cheval ailé, je me permets de relever leur caractère totalitaire et anti-démocratique, carrément réactionnaire digne de "la Terre qui ne ment jamais".
Allez, courage à ceux qui produisent sans dénigrer (il y en a, même des "bio").

Albatros | 15 novembre 2021 à 15h05
 
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Même si ces aides à la bio peuvent tres bien se comprendre et avoir un impact positif actuel pour l'ensemble de la société ,je ne suis pas de ceux qui veulent encore et toujours miser sur la mendicité pour vivre. Le producteur doit pouvoir vivre grâce à la vente de ses productions. J'ai, moi même, vécu et élevé notre famille sans la moindre aide publique ; il est vrai qu'à l'époque le bio était visé de toutes parts et l'on souhaitait seulement être laissés tranquilles ! Quant à la crainte de "Zaooo 2000" ,il peut se rassurer car, encore, l'aide au bio est trés loin de ce qui est mis pour l'exploitation terrienne .....,et pour quel résultat ???
Le dénigrement évoqué par "Albatros" a bien été vécu ,et comment ?!!!, pendant des décennies ( aujourd'hui encore ! ) par les bios.....,mais dans sa vie, l'homme récolte toujours , tôt ou tard , ce qu'il a semé !
Un peu plus de sincérité et de modestie ne seraient pas de trop

Bionature | 15 novembre 2021 à 17h21
 
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@ bionature : lorsque vous écrivez "Un peu plus de sincérité et de modestie ne seraient pas de trop", je crains fort que vous n'en demandiez beaucoup trop à certains ici, coutumiers de l'argumentum ad hominem...
Je note que certains producteurs bio ont désormais les faveurs de l'Albatros hurleur (mais lesquels ? les historiques ? ou plutôt les bio-opportunistes, qui empochent les primes à la conversion mais n'hésitent pas à abandonner le navire dès les premiers creux au-delà du délai contractuel ?). C'est tout de même un progrès, bien qu'il lui reste encore une fameuse marge.

Pégase | 15 novembre 2021 à 17h59
 
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Cheval ailé a pointé Albatros comme ceux qui sont contre les verts! il pointe les fonctionnaires en mal de carrière ? Et les retraités n'ont pas d'avis à donner ? Les champs des bios ? Des tas de végétaux d'où il sort de temps en temps 1 ou 2 épis ou un légume à récolter ! Les potagers d’antan ? j'en ai un de 100m² qui demande à mon couple un mal fou et où on n'a rien récolté de mangeable ! Par contre l''agriculture raisonnable fait manger le monde !

zhaooo2000 | 16 novembre 2021 à 09h16
 
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Zhaooo2000 (quel dénominateur ?!) Ma première analyse en tant que praticien : vous n'êtes pas un cultivateur , car , si à deux, vous n'avez rien récolté sur 100 m.²( même cette année) ...., avec un mal fou (?!) , il faut vite s'inscrire à quelques cours d'agronomie appliquée .
Nous avons une petite ferme ...et un grand jardin ,le tout en bio ,évidemment et je vous invite à venir constater vous même sur le terrain ; alors vous pourrez voir combien votre argumentaire est loin de la réalité .
Une question pour terminer : qu'est ce que votre "agriculture raisonnable qui nourrit le monde" ? et comment la reconnaitre ?
Merci et à plus , toujours amicalement .

Bionature | 16 novembre 2021 à 12h11
 
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Bionature est non seulement avocat général autoproclamé mais expert pour tout de que les verts ont mis au purin d'ortie avec l'agronomie, la pédologie, la biologie, la géologie, ... des siècles de science et d'expérience.
Quant à mon inexpérience et/ou incompétence personnelle en agronomie appliquée, je suis prêt à vous donner des cours sur le sujet; je suis néanmoins assuré que ma rémunération vous fera reculer d'autant plus que vous n'avez pas le niveau pour en profiter. toujours amicalement

zhaooo2000 | 16 novembre 2021 à 14h55
 
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Pégase, contrairement à votre intolérance, mon esprit est ouvert aux gens honnêtes.
Ce qui est malhonnête, c'est d'étiqueter "bio" des produits dont le caractère biologique est profondément discutable, à savoir tous les produits transformés vendus hors de prix dans les chaînes spécialisées. Pour moi, le "bio" ne peut être qu'agricole. En résumé "vin produit à partir de vigne cultivées bio" oui, mais vin "bio", non. Même si je ne suis pas du tout client.
C'est assez simple, non ?
Quant aux attaques ad hominem sans nuances, vous en êtes le spécialiste.
Courage aux gens honnêtes.

Albatros | 16 novembre 2021 à 15h12
 
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Zhaooo2000
Quelle "amicalité" puis je croire et espérer au travers de votre courrier ?
Soyez cependant rassuré ,en tant qu' "avocat général auto-proclamé"( ?), ce n'est pas votre rémunération (?) qui m'empêchera de solliciter vos cours mais bien votre niveau (?) au travers de ce que vous confirmez aujourd'hui .
Mon cours ,pour vous : "ce n'est jamais en descendant autrui que l'on se rehausse soi même ".
Allez , descendez de votre trône et mettez en sourdine cet orgueil et cet égoïsme qui nous gangrènent tous .
P.-S.- Mon invitation tient toujours .

Bionature | 17 novembre 2021 à 13h48
 
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"Quant aux attaques ad hominem sans nuances, vous en êtes le spécialiste" : en somme, c'est celui qui dit qui y est ? Remarquable rhétorique de cours de récréation d'école primaire...
Ainsi donc, on est intolérant si l'on aspire à un modèle de production agricole sain, le moins polluant possible, plutôt bon pour la biodiversité, bien plus égalitaire entre les agriculteurs, moins dépendant de ressources épuisables, etc. ? Cela ne correspond en rien à la définition de mon Petit Larousse... Mais bon, avec Albatros (et d'autres), nous ne sommes plus à une affabulation ou à une pique d'écolobashing qui soulage près.
Peu importe au demeurant, car la demande des citoyens et des consommateurs évolue, peu à peu mais sûrement, dans un sens qui échappe de plus en plus à ces tristes sires et cela est réjouissant. Mais je fais là encore certainement preuve d'intolérance.

Pégase | 17 novembre 2021 à 17h48
 
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Mon pauvre Pégase, comme je vous plains. Exprimez donc votre haine à mon endroit si cela vous fait du bien.
Il n'en reste pas moins que votre écologisme essentiellement politique et intolérant est très loin d'une vision agricole actuelle qui vise une production utilisant optimalement les ressources et recyclant au maximum les facteurs de production développés le plus récemment.
Les producteurs laitiers voient les limites de la chimère "bio" : prix ne supportant pas les coûts et pressions des distributeurs qui ont financé l'agri-bashing de votre idole Séralini.
Analysez donc les textes et la jurisprudence "bio" si vous en avez la patience et expliquez les nombreuses dérogations (qui en deviennent la règle).
NB : je ne suis pas un "supporter" du modèle Breton mais plutôt de celui du Danemark ou des Pays-Bas, qui ne refusent pas la modernité à leurs agriculteurs, avec un certain succès.

Albatros | 17 novembre 2021 à 18h53
 
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Utilisant optimalement les ressources et les facteurs de production développés le plus récemment et recyclant au maximum.
Mille excuses.

Albatros | 18 novembre 2021 à 08h49
 
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C'est vous Albatros qui employez régulièrement le mot "haine", pas moi. Je n'en éprouve aucune pour vous, n'en déplaise à votre schéma de pensée autocentré. Je considère qu'il s'agit d'un sentiment bien trop consommateur d'énergie ; or je cherche à fonctionner en mode optimisation de mon énergie.
Je connais en revanche bien cette attitude des représentants des lobbies agricoles intensifs en commissions préfectorales vis-à-vis de "l'écolo de service", navigant du mépris de principe à la défiance sourde, si ce n'est à l'envie de le trucider sur place (mais bon, en réunion publique, il faut bien se retenir, il y aurait trop de témoins...). Donc la haine, oui, je la croise parfois, mais dans le regard de ces représentants qui ont gros à perdre avec toute remise en cause de leur juteux business.

Pégase | 18 novembre 2021 à 11h22
 
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Pégase vous me rassurez (un peu). Cependant, votre perception de vos adversaires est carrément surannée et vous prêtez des intentions malsaines à quiconque n'est pas d'accord avec vous.
Non, les agriculteurs ne sont pas des criminels.
Oui, l'agriculture a le droit de produire autrement que selon vos préceptes idéologiques (notamment "bio")
Oui, je connais les instances du "bio" et j'y croise de la haine et du dénigrement systématiques et un esprit réactionnaire.

Albatros | 18 novembre 2021 à 11h34
 
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Que voulez-vous Albatros, à chacun son chemin de croix ou ses boulets à tirer !
Nous ne siégeons cependant manifestement pas au sein des mêmes instances car, en ce qui concerne celles que je connais, la tendance est très loin de s'être inversée.
Votre post renoue avec vos raccourcis préférés : vite, réinterpréter toute réaction imagée de l'opposant pour en faire une petite phrase simpliste telle "Non, les agriculteurs ne sont pas des criminels", prompte à chauffer à blanc la base pour mieux la manipuler. Ce n'est bien évidemment pas ce que j'ai précédemment écris.
Mais cette petite cuisine n'est qu'accessoire. Car l'important est bien le sujet de l'article, qui me réjouit enfin un peu pour les producteurs bio. Libre à vous d'y voir probablement là aussi l'expression de ma part de haine, d'intolérance ou je ne sais quelle autre sornette.

Pégase | 18 novembre 2021 à 13h27
 
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Quant aux instances, je persiste dans la perception d'une incompréhension qui vire à l'intolérance dès lors que l'on met en doute la pertinence de certaines positions du genre a-scientifique, notamment pour le profit de certaines marques spécialisées dans le "bio", notamment les produits transformés.

Albatros | 18 novembre 2021 à 14h40
 
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