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Actu-Environnement

Les conditions d'enfouissement des déchets inertes en question

C'est en millions de tonnes que se chiffrent les déchets dits inertes, de construction et de démolition. Mais en l'absence de contrôles précis lors de l'enfouissement, le risque de pollution est d'autant plus problématique qu'après remblai, l'agriculture peut s'installer sur ces centres de stockage.

Reportage vidéo  |  Déchets  |    |  Baptiste Clarke Actu-Environnement.com

En France, une partie des déchets - normalement non valorisables - est encore "stockée" en centre d'enfouissement. Par exemple, les déchets de construction et de démolition, sont enfouis sur des centres dits CSDU de classe 3.

Considérés comme inertes dès lors que les ferrailles et divers déchets résiduels ont été séparés, ces déchets sont stockés sans membranes géotextiles à l'inverse des centres de stockage de déchets ménagers par exemple.

Problème, dans ces conditions les lixiviats sont susceptibles de concentrer des polluants. En effet en l'absence de contrôles réels et réguliers à l'entrée des centres d'enfouissement, des terres issues de sites potentiellement polluées peuvent être ensevelies concentrant alors sur une zone restreinte divers hydrocarbures et métaux lourds. Un risque sanitaire qui devient d'autant plus important qu'après exploitation du site, l'étallement de terre végétale sur une épaisseur de seulement quelques mètres autorise… le retour des cultures agricoles au dessus des déchets.

Réactions10 réactions à cet article

 

Pourquoi?
1/ une part trés importante de ces déchets pourrait être valorisée en étant utilisée en substitution aux matériaux issus de carrières. Cela ce chiffre en centaine de millions de tonnes. Mais cette valorisation se heurte aux intêrets des carriers qui préférent continuer à faire des petits trous un peu partout dans la nature pour ensuite les reboucher avec ces inertes (plus ou plutôt moins controlés) en appelant cela de la valorisation, et bien sur en faisant payer ces dépots.
2/ par contre tous sont prêt à valoriser les 3 millions de tonnes de mâchefers issues des incinérateurs de déchets ménagers, ceci bien sur en glanant moulte subventions de l'Adème, alors que ces 3 millions de tonnes sont ridicules par rapport au potentiel des déchets du BTP.
2/ par contre

Claude Duport | 19 janvier 2012 à 08h44
 
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Bravo pour ce reportage, clair et honnête.

Viniasco | 19 janvier 2012 à 10h40
 
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Intéressant, mais plutôt inquiétant !!!
Quelle terre laissons-nous à nos enfants et générations futures ?!!!!

A.Maray | 19 janvier 2012 à 11h14
 
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Et bien sûr tous ces déchets sont stockés dans la poubelle de l'île de france, c'est à dire le nord 77, où les buttes entourent les villages autrefois agréables à vivre... avec l'accord des élus bien sûr !!!

mc | 19 janvier 2012 à 15h39
 
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le législateur a sans doute estimé que la pollution du sous-sol agricole par des déchets inertes du BTP demeurerait infiniment moindre que répandue chaque année en surface par l'exploitant...^^
en effet, bon reportage. Merci.

ch'ti | 19 janvier 2012 à 18h06
 
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Il ya 20 ans, les sites de réception n'existaient pas, que faisions nous de nos déchets a l'époque?
En ce qui concerne la valorisation des dechets inertes, il y a longtemps que cela se pratique : concassage, criblage, traitement aux liants hydrauliques, malheureusement pour certaines applications le recourt aux matériaux nobles est préférable...
La remise en culture sur un horizon d'épaisseur suffisante ne me semble pas poser de probléme sanitaire en cas de présence de métaux lourds a quelques mêtres de profondeur!!! par contre pour les nappes phréatiques...
Enfin bref, faite des analyses des terres en bordures de routes, aprés nous reparlerons des zones de dépôt.

Guillaume HUBERT | 19 janvier 2012 à 22h07
 
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pourquoi les dechets ne sont ils pas tous incinérés ?
cela devrait etre une obligation car a ce rythme les futures generations vivront sur des tas d ordures ! ...
la suite ne donne pas envie

corinne | 20 janvier 2012 à 13h55
 
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la video est convaincante : les auto-contrôles visuels et olfactifs, dignes de la préhistoire, des déchets dits"inertes" met en péril la ressource en eau potable et la qualité des récoltes et élevages sur ces déchets,et, par voie de conséquence notre santé .

un regret cependant : si cette pratique enrichit les cultivateurs qui permettent le remblayage de leurs terres agricoles par ces déchets, le reportage ne dit pas qu'elle fait d'eux des propriétaires de décharge.Pas de site orphelin en cas de problème : les responsables seront vite identifiés même si les sociétés exploitantes ont été dissoutes.
Selon le Code Civil, eux et leurs ayants droit ( enfants, petits enfants, arrières petits enfants etc) seront tenus d'extraire et retraiter ces déchets en cas de pollution avérée, même dans 10 ans ou plus : bonjour l'héritage pour la famille , les coûts de dépollution plus les indemnités à verser aux tiers achèveront de les ruiner

Que les agriculteurs tentés par la bonne affaire méditent sur cet aspect qu'ils n'ont peut-être pas envisagé

tullius détritus | 20 janvier 2012 à 16h05
 
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Ah bon ? Des hydrocarbures à l'état naturel dans nos sols ? Et depuis quand Mlle MAHE???
Il faut juste savoir que la législation admet comme inerte des sols pouvant contenir, par exemple, jusqu'à 500 mg d'hydrocarbures par kilogramme de terre... sachant que c'est une teneur moyenne mesurée sur des échantillons prélevés parmi plusieurs tonnes de déchets...
L'accumulation de ces teneurs dites inertes pourraient, sans surveillance, finir par polluer les nappes et les sols alentours...

Merci de garder une mémoire de ces sites....

Lecteur inquiet | 20 janvier 2012 à 19h55
 
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Bon reportage, surtout très honnête sur les contrôles effectués (ou plutôt non effectués). Par définition, un déchets inertes (cela a été très bien dit en début du reportage) est un déchet qui ne se décompose pas, ne provoque pas de réactions chimiques avec son environnement. Il sont donc considérés comme non toxiques. Dès lors que ces déchets proviennent d'un site pollué ou contaminé par des produits toxiques,ils deviennent des déchets dangereux et doivent à ce titre suivre les filières adaptées à ce type de déchets. En théorie donc ils ne devraient pas avoir de DI souillés entrants sur le site de stockage. En principe seulement......

Flavie | 24 janvier 2012 à 09h14
 
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