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Agriculture : une application pour améliorer le dialogue avec les riverains

Agroécologie  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com

La Chambre d'agriculture de Saône-et-Loire lance, avec la région Bourgogne Franche-Comté, une application, Agricivis, pour permettre aux agriculteurs de communiquer en temps réel avec les riverains sur les épandages de produits phytosanitaires, les alertes sanitaires, la météo.... « Les agriculteurs sont de plus en plus observés et il est nécessaire que les pratiques agricoles soient mieux comprises. Tout le monde peut voir ce qui se passe sur une parcelle agricole. Il est plus difficile de savoir exactement quel travail l'agriculteur est en train de réaliser », explique Bernard Lacour, le président de la Chambre d'agriculture. Les agriculteurs pourront informer sur de futurs épandages à 24h, 48h et 96h dans un rayon d'un kilomètre, sur des prévisions de grêle, de crue ou d'inondations, sur des vols de matériels, la présence de véhicules agricoles sur la chaussée ou encore des épizooties.

Améliorer l'information des riverains de parcelles traitées était l'un des objectifs des chartes départementales d'engagements d'utilisateurs de produits phytopharmaceutiques. Le code rural prévoit en effet que les utilisateurs de produits phytosanitaires informent, avant les traitements, les résidents et les personnes présentes. Ces chartes doivent également indiquer les distances de sécurité et, le cas échéant, les mesures apportant des garanties équivalentes permettant de réduire ces distances. Mais un an après la mise en place de ces dispositifs, et alors que la majorité des chartes départementales ont été adoptées, beaucoup omettent cet objectif, déplorent plusieurs parties prenantes.

Réactions2 réactions à cet article

 

En matière de com' entre exploitants en grandes cultures conventionnelles et population riveraine, il y a un truc qui marcherait sans doute pas mal aussi, sans même besoin de recourir à une appli (certes, ça fait moderne) : que les premiers descendent de temps à autre du perchoir de leur 350 ou 400 chevaux pour se remettre au niveau des simples quidams et acceptent de discuter avec eux, ce qui suppose d'avoir la volonté d'y consacrer le temps nécessaire. Or, depuis quelques décennies en effet, nos entrepreneurs agricoles ont bien d'autres chats à fouetter avec leurs centaines d'hectares à gérer à eux tout seuls et traversent bourgs et hameaux pied au plancher.
Pour l'instant, la seule façon efficace pour les riverains de savoir quand des parcelles vont être traitées est de surveiller par la fenêtre les allées et venues des engins agricoles de traitement. Puis prier le Ciel de ne pas se trouver sous le vent des aérosols toxiques... Méthode empirique et fortement aléatoire à laquelle des millions de gens sont actuellement soumis.

Pégase | 16 décembre 2020 à 09h28
 
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Une fois encore quand on refuse de traiter le fond d'un problème -ici l'empoisonnement des riverains par les produits toxiques -on parle d'améliorer la (fameuse) communication.Autrement dit les mots plutôt que la réalité .

sirius | 16 décembre 2020 à 15h58
 
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