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Actu-Environnement

La FAO confirme que l'utilisation de jatropha à des fins énergétiques doit être locale

Energie  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com
Un rapport publié par la FAO et l'IFAD (Fonds international de développement agricole) confirme que, si la production de jatropha à des fins énergétiques pourrait bénéficier aux agriculteurs pauvres, en particulier dans les zones semi-arides et isolées des pays en développement, celle-ci ne se substituera pas au pétrole. L'étude estime que ''la plupart des investissements et des politiques engagés dans le jatropha ont été réalisés sans connaissances scientifiques suffisantes''. La production de jatropha devrait davantage être destinée à une utilisation locale, en remplacement de la biomasse traditionnelle.

Rappelons que le jatropha curcas a suscité l'engouement ces dernières années car cette plante pousse dans des zones sèches et dégradées, impropres aux autres cultures. Contrairement à d'autres cultures destinées aux agrocarburants, comme le maïs, le jatropha n'est pas utilisé pour l'alimentation.

Ainsi en 2008, 900.000 hectares de jatropha ont été plantés dans le monde, 760.000 en Asie, 120.000 ha en Afrique et 20.000 ha en Amérique latine. Les estimations portent à 12,8 millions le nombre d'hectares de jatropha en 2015.

Réactions3 réactions à cet article

 
le jatropha au Mali

Au Mali, les meilleures terres arables ont été prises d’assaut par les investisseurs pour y développer la culture intensive du pourghère (ou Jatropha) pour en extraire de l'huile qui sert d'agro-carburant. Avec ces cultures, l’homme sacrifie les écosystèmes terrestres et le développement paysan local au profit de cette compétition insensée pour alimenter nos voitures. D'autant que les spécialistes émettent aujourd'hui des réserves au sujet du rendement du jatropha à large échelle. Il faut 4 ans pour qu’un arbre donne des fruits, la durée de vie de la plante est de 30 ans à 40 ans en moyenne et le rendement annuel est de 2 tonnes par hectare. Pour produire un litre d’huile, il faut obtenir 4 kilos de graines vendues 50 francs CFA (7 centimes d’euros) le kilo, c'est bien peu. Mon cri - un peu irréaliste à ce stade malheureusement : rendons donc les terres aux paysans locaux pour leur survie et non pas pour satisfaire notre confort personnel.

CaptainZ | 27 juillet 2010 à 12h59
 
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arretons ces affirmations non contrôlées

L'enquête menée par la Banque mondiale a démontré qu'avec un certain nombre de règles, au contraire le Jatropha pouvait être très profitable.
En dehors du contexte médiatique et des effets d'annonces, il n'y a que très peu de grandes exploitations ou de terres utilisés dans ce cadre
Rendre des terres aux paysans qui n'ont pas les moyens de les exploiter est encore plus néfaste...
au moins ils touchent un salaire et peuvent acheter ainsi des semences pour compléter leur alimentation.
il faut au contraire stimuler l'économie par des grandes exploitations qui susciterons des petites exploitations complémentaires.
ceci a immédiatement l'avantage de ne pas favoriser le travail des enfants... qui peuvent aller à l'école.
en revanche, il faut que ces exploitations aient des actions RSE tres importantes envers les populations (écoles, dispensaires...)
Heureusement les paysans ne sont pas aussi désarmés que ca... même avec des baux juridiquement fiable , ils savent se défendre, en détruisant les éventuelles récoltes des entreprises non respectueuses...

Arrêtez de lire les journaux et allez vérifier sur place... la misère y est grande, par manque de travail et de ressources...
Développons l'économie pour rattraper les 50 ans de retard de l'Afrique.
a lire "Le temps de l'Afrique" de JM SEVERINO

NEO | 06 août 2010 à 13h51
 
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Bonjour,
Je suis allé au Mali en août 2010 pour visiter quelques projets qui appuient le développement de la culture du Jatropha. Il s'agit de petites exploitations familiales et non de grandes exploitations industrielles comme cela existe dans d'autres pays. Le développement de cette culture au Mali et en Afrique de l'Ouest en général (je suis aussi allé voir au Bénin et au Burkina) est tout juste en phase expérimentale (premières plantations en 2008). Les familles, très prudentes, y consacrent pour l'instant peu de terres (0,5 à 1 ha au plus) histoire de voir car ils n'ont aucune idée des rendement à attendre de cette nouvelle culture (2 tonnes de graines par ha voire moins) et ne maîtrisent pas encore la conduite de cette culture (fertilisation, traitement phytosanitaire, taille, etc.). Le prix au producteur (effectivement de l'ordre de 50Fcfa/kg) est en outre peu rémunérateur. Un espoir subsiste dans la valorisation du tourteau d'extraction de l'huile qui pourrait être bien valorisé comme fertilisant organique (pas comestible). C'est probablement ce sous-produit qui rentabilisera la filière (comme pour le colza en France). Pour finir les filières Jatropha en cours de mise en place au Mali sont des filières de proximité pour un usage local pas pour l'exportation. Bref ! Il faut attendre les résultats de ces expérimentations pour y voir plus clair et éviter les jugements tranchés (pour ou contre) sans informations suffisantes.

dehp | 27 janvier 2011 à 14h04
 
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