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Agrocarburant : ALCIMED analyse le potentiel du bois et des micro-algues

Agroécologie  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com
Le cabinet de conseil et d'aide à la décision appliquée aux sciences de la vie et à la chimie, ALCIMED, analyse dans une étude le potentiel et l'avenir de deux sources d'agrocarburants nouvelle génération, le bois et les algues.

Les filières de biocarburants de 1ère génération que ce soit le bioéthanol à partir de sucre et de céréales (maïs, blé, betterave…), ou le biodiesel à partir d'oléagineux (huile de colza, huile de soja sont aujourd'hui confrontées à des problématiques de disponibilité et de concurrence alimentaires. A cela s'ajoutent les problèmes de déforestation, l'abus de biocides et d'engrais, rappelle ALCIMED.

Deux nouvelles filières de production qui ne sont pas en compétition avec les productions alimentaires sont apparues pour la production de biocarburant : la filière lignocellulosique (bois, paille…) et la filière des algues.

La filière lignocellulosique a notamment été développée pour la production de bioéthanol car la biomasse solide contient 60 à 85% de sucres. Selon ALCIMED, les émissions de gaz à effet de serre lors de la production et l'utilisation de bioéthanol à partir de bois ou de paille sont 91% inférieures à celles libérées lors de la production et l'utilisation d'essence par des voies classiques, et de 22% dans le cas du bioéthanol produit à partir de maïs.

Les algues, considérées récemment comme une source très intéressante pour la production de biodiesel, peuvent contenir jusqu'à 80% de lipides. La production d'huile par surface cultivée pourrait être 600 fois plus élevée que pour le soja. De nombreux groupes industriels, tels que Shell et Chevron, se sont également engagés dans le développement de la production de biodiesel à partir d'algues, souligne le cabinet.
Les recherches et développements se focalisent en priorité sur la culture d'algues et l'extraction de l'huile pour réduire les coûts liés à l'industrialisation. Selon ALCIMED, les experts estiment une commercialisation possible d'ici 3 à 6 ans avec un prix compétitif par rapport à celui du diesel issu du pétrole.

Du bois ou des micro-algues, il semble que les algues soient en passe de gagner cette course du biocarburant nouvelle génération, commente ALCIMED. En effet, le biodiesel issu des algues paraît aujourd'hui plus proche du stade d'industrialisation que le bioéthanol à partir de sources lignocellulosiques. La diversification des sources de production d'énergie étant un enjeu majeur, on peut s'attendre toutefois à ce que différentes sources naturelles (bois, algues, jatropha, …) puissent à coexister dans les décennies à venir, ajoute le cabinet.

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