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Agrocarburants : l'IFPEN demande davantage de visibilité pour lancer la deuxième génération

Energie  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com

Alors que la production d'agrocarburants de première génération est appelée à plafonner d'ici 2030, en raison de la limitation des ressources disponibles, la deuxième génération devrait prendre le relai, avant que la troisième génération s'affirme, estime l'IFPEN (IFP Energies nouvelles), dans une note de synthèse sur les perspectives pour les agrocarburants, publiée mi-juin.

Cependant, "les gaz de schiste pourraient représenter à terme une menace évidente pour les biocarburants. Ce n'est pas le cas aujourd'hui. En témoigne par exemple l'administration américaine qui ne remet nullement en cause son plan d'intégration de biocarburants", indique Olivier Appert, président de l'IFPEN.

Mais en Europe, un autre verrou persiste : le manque de visibilité pour les industriels. "Il est essentiel d'avoir une réglementation à long terme et stable afin de favoriser les investissements. Ce manque de visibilité et de stabilité constitue une différence majeure avec les Etats-Unis", analyse Pierre Porot, directeur du programme Biocarburants à l'IFPEN.

L'Union européenne, avec la directive sur les énergies renouvelables, avait fixé un objectif d'incorporation de 10% d'énergies renouvelables dans les transports. Mais face aux débats sur l'accaparement des terres et l'impact d'un changement d'affectation des sols indirect, la Commission tarde à fixer des objectifs pour les agrocarburants de première (G1) et deuxième générations (G2). "Résultat : les investisseurs hésitent à industrialiser les biocarburants G2 qui arrivent pourtant à maturité", souligne l'IFPEN, qui ajoute : "Aux Etats-Unis, l'administration a fixé des objectifs quantifiés, exprimés en gallons, pour l'incorporation de biocarburants G1 et G2. Cet environnement réglementaire, très sécurisant pour les investisseurs, contribue à faire éclore les premières unités de G2 sur le sol américain. Le Brésil, pionnier dans le domaine de l'éthanol G1, s'intéresse également à la production de biocarburants à partir de résidus (bagasse, paille de canne…). Enfin, la Chine se montre très ambitieuse dans le développement des biocarburants G2 avec un objectif d'incorporation de 15 % en volume en 2020 et une dizaine d'installations pilotes d'éthanol G2 en opération".

Ainsi, de nombreux projets de production d'éthanol de deuxième génération voient le jour. Les Etats-Unis comptent quatre projets de démonstrateurs (Mascoma - 60 kt/an, DuPont - 80 kt/an, Abengoa - 45 kt/an ; Poet - 60 kt/an) et quatre autres unités en phase pilote (Fiberight - 18 kt/an- ; Blue Sugars - 4 kt/an ; EdeniQ-USA - 2,5 kt/an, BP-USA - 4 kt/an).

En Europe, quelques projets existent (Abengoa en Espagne - 4kt/an, Inbicon au Danemark - 4 kt/an, Chemtex en Italie - 40 kt/an).

Réactions1 réaction à cet article

 

Biocarburants G2 et G, dont: ''...également à la production de biocarburants à partir de résidus (bagasse, paille de canne…), ou BRR (bois-à-rotation-rapide-BTL)....voilà qqs pistes qui méritent que IFP-EN, France et partenaires UE, y consacrent de la R&D et qqs sous !
YA+KA
A+ Salutations Guydegif(91)

Guydegif(91) | 09 juillet 2013 à 18h41
 
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