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L'aide française au développement de l'Afrique fléchée vers les ENR, l'adaptation et la muraille verte

Gouvernance  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

François Hollande a détaillé, lors d'un mini-sommet franco-africain organisé dans le cadre de la COP 21, comment seront fléchées les aides françaises au développement en Afrique. "Je vous annonce aujourd'hui que la France consacrera six milliards d'euros entre 2016 et 2020" à l'électrification du continent, a-t-il déclaré. Deux milliards d'euros seront dédiés au développement des énergies renouvelables, notamment dans le cadre de l'initiative sur les ENR, portée par l'Union africaine. "Cet effort représentera une hausse de 50% des engagements bilatéraux français par rapport aux cinq dernières années", souligne l'Elysée dans un communiqué. "Ces programmes pourront encourager l'utilisation de l'énergie solaire, éolienne, hydroélectrique ou géothermique selon le potentiel de chaque pays".

Des financements devraient également être fléchés vers l'adaptation et la lutte contre la désertification. Sur ces deux sujets, la France devrait tripler progressivement ses engagements bilatéraux en Afrique, pour atteindre un milliard d'euros par an en 2020. "L'aide au développement de la France portera prioritairement sur des projets s'inscrivant dans les initiatives africaines de Grande muraille verte, ou encore de préservation du lac Tchad et du fleuve Niger", précise l'Elysée. Lors de l'ouverture de la COP 21, de nombreux chefs d'Etat africains ont insisté sur les impacts déjà visibles du changement climatique dans leurs pays : températures extrêmes, sécheresse, inondations, érosion, désertification...

Des financements déjà annoncés

Si Oxfam France estime que c'est un signal positif, l'ONG rappelle qu'"il ne s'agit pas de nouveaux financements mais de la mise en œuvre de ce qui a déjà été annoncé lors de l'Assemblée générale de l'ONU en septembre". A cette occasion, le Président français avait en effet déclaré vouloir augmenter l'aide au développement de quatre milliards d'euros à partir de 2020, dont deux milliards pour l'adaptation des pays les plus pauvres au changement climatique.

"Malheureusement, pour l'instant les engagements financiers pris par la France dans le cadre de son projet de loi de finances 2016 sont loin de refléter ces annonces", souligne Romain Benicchio, porte-parole de l'ONG. "Il est également important de noter que pour l'instant ces engagements sont également loin de répondre à la question des financements dans l'Accord de Paris : au moins 30 milliards de dollars pour l'adaptation des populations vulnérables d'ici à 2020 ainsi que des engagements financiers concrets pour la période post 2020".

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