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Agences de l'eau : Rhin-Meuse et Artois-Picardie adoptent des mesures de soutien

Eau  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com

Le conseil d'administration de l'agence de l'eau Rhin-Meuse a adopté, le 14 mai, des mesures de soutien aux collectivités, industriels et acteurs associatifs, en réponse à la crise sanitaire. Les mesures ciblent particulièrement les programmes d'animations des associations ou l'épandage des boues d'épuration. « Certaines boues d'épuration ne peuvent plus être épandues directement en agriculture car elles ne présentent pas des garanties d'innocuité vis-à-vis du virus. Or cette filière est prédominante sur le bassin Rhin-Meuse ; 86 % des boues produites retournent au sol, via les filières agricoles », explique l'agence. Aujourd'hui, entre 170 000 et 320 000 tonnes de boues issues de stations d'épuration urbaines ou industrielles recevant des effluents domestiques ne peuvent être répandues sur le bassin. Les capacités de stockage seront saturées d'ici deux à trois mois, estime l'agence de l'eau, qui débloque une enveloppe de 6 millions d'euros avec un taux d'aide de 50 % basé sur les coûts de référence des filières alternatives pouvant être mobilisées (surchaulage de boues sur la filière existante, chaulage dans le silo in situ, déshydratation mobile et chaulage avant épandage, envoi de boues déshydratées sur une plateforme de compostage avec épandage…).

Par ailleurs, des aides seront attribuées aux études liées à la recherche et au test de solutions techniques innovantes (pouvant, le cas échéant, inclure un équipement fixe) pour le traitement, à terme, de l'ensemble de boues non-hygiénisées.

Augmentation des aides en Artois-Picardie

En Artois-Picardie, le conseil d'administration a adopté quatre mesures d'urgence. Des aides seront mises en place pour prendre en charge les surcoûts liés à la gestion des boues d'assainissement non-hygiénisées. Les aides pour les acteurs économiques non agricoles seront augmentées (à 50 ou 60 % des coûts admissibles), en complément d'autres mesures, comme l'annulation et la neutralisation des appels de redevances de l'agence au premier semestre 2020. Le plafond des participations financières, initialement fixé à 30 000 €, pourra être porté à 100 000 €. Enfin, le taux de l'acompte au démarrage des travaux (sur production d'un ordre de service ou d'un état des dépenses engagées) sera porté à un versement de 80 % de la participation financière.

Réactions2 réactions à cet article

 

Ben chez nous ça s'est impacté par la réouverture des déchèteries car les verdures récupérées par les particuliers sont mixées, mélangées et entassées la fermentation à plus de 70° stérilise tout et le compost retourne fertiliser la terre.
Je ne crois pas à une infection possible par ce virus après le passage dans les centrales d'épuration, non que l'ARN de ce virus exceptionnellement solide puisse être détruit,sans doute le fait d'avoir 1 seul brin, mais son mode de fonctionnement nécessite que les petits nodules collants soient encore en bon état pour s'activer. La prudence reste de mise bien sur.

pemmore | 20 mai 2020 à 09h28
 
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la solution c'est l'irrigation de champs de biomasse pour fournir de l'énergie aux villes. ça se fait très bien avec le saule qui fournit 50% de biomasse en plus quand il est irrigué.
le système racinaire du saule est tellement important qu'il filtre très bien l'eau (donc garde les polluants en surface qui subiront une dégradation aérobie plus performantes que dans les stations d'épurations) .

laurent | 20 mai 2020 à 10h27
 
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