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Actu-Environnement

Energie : l'AIE encourage l'exploitation des gaz de schiste européens

En annonçant l'indépendance énergétique des Etats-Unis, l'Agence internationale de l'énergie fait de la politique énergétique américaine un modèle du genre. Une façon d'inciter l'Europe à exploiter les hydrocarbures non conventionnels.

Energie  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com

"L'Amérique du Nord prend la tête du changement de l'équilibre énergétique mondial", estime l'Agence internationale de l'énergie (AIE), à l'occasion de la publication des perspectives énergétiques mondiales 2012, le fameux World Energy Outlook (WEO).

Considérant que "la carte énergétique mondiale est en pleine évolution", l'Agence juge que "la résurgence de la production pétrolière et gazière aux ÉtatsUnis" est le facteur clé de cette transformation à laquelle "l'abandon du nucléaire dans certains pays [et] la croissance rapide et continue de l'utilisation des technologies solaires et éoliennes" participent dans une moindre mesure.

 
Le système énergétique n'est toujours pas durable "Même en tenant compte des politiques et développements récents, le système énergétique mondial ne semble toujours pas s'être engagé sur une voie plus durable", déplore l'AIE qui prédit une hausse de plus d'un tiers de la demande énergétique mondiale d'ici 2035.
Si les pays de l'OCDE ont entrepris "un virage très net visant à se détourner du pétrole et du charbon (et, dans certains pays, du nucléaire) au profit du gaz naturel et des énergies renouvelables", la route vers la décarbonisation de l'énergie reste longue. "Les combustibles fossiles conservent une position dominante dans le mix énergétique mondial", constate l'AIE qui dénonce, une fois de plus, "des subventions s'élevant à 523 milliards de dollars en 2011 – six fois plus que les subventions destinées aux énergies renouvelables –, en augmentation de près de 30% par rapport à 2010".
 
L'indépendance énergétique (enfin ?)

Pour l'AIE, la hausse constatée ces dernières années des productions pétrolière et gazière des Etats-Unis, "résultat des technologies permettant l'exploitation des ressources en huile et en gaz de schiste", est bienvenue. Elle "stimule l'activité économique – avec une baisse des prix du gaz et de l'électricité qui permet à l'industrie de gagner en compétitivité – et modifie en profondeur le rôle de l'Amérique du Nord en matière de commerce énergétique mondial".

Les perspectives avancées par l'AIE semblent alléchantes puisque le graal de l'indépendance énergétique des Etats-Unis serait à portée de main. Promise, planifiée et annoncée par toutes les Administrations successives depuis fin 1973 et le Project Independence du républicain Jimmy Carter, la quête a jusqu'à maintenant échoué.

"On prévoit que d'ici aux alentours de l'année 2020, les EtatsUnis deviendront le plus gros producteur de pétrole mondial (dépassant l'Arabie Saoudite jusqu'au milieu des années 2020)", avance l'AIE, considérant que grâce aux mesures d'économie de carburant dans les transports, "il en résulte une chute régulière des importations pétrolières des EtatsUnis, à tel point que l'Amérique du Nord devient exportatrice nette autour de 2030". L'avenir dira si cette prédiction se réalisera ou rejoindra les nombreuses promesses non tenues formulées depuis une quarantaine d'années.

Il s'agirait là d'"un renversement spectaculaire de la tendance observée dans la majorité des autres pays importateurs d'énergie", s'enthousiasme l'Agence.

L'Europe n'en profitera pas

Alors que les Etats-Unis importent actuellement 20% de leurs besoins énergétiques, leur indépendance annoncée rendrait disponible des ressources pour ses partenaires économiques. L'Europe en bénéficiera-t-elle ? Pas forcément autant qu'elle pourrait l'espérer, répond l'AIE qui rappelle qu'"aucun pays ne peut se targuer d'être une « île » énergétique, et les interactions entre combustibles, marchés et prix s'intensifient".

Concernant le pétrole, les ressources actuellement importées par les Etats-Unis ne devraient pas être réorientées au profit de l'Europe. Selon l'AIE, la baisse à venir des importations pétrolières américaines "accélère le mouvement du commerce pétrolier international vers l'Asie".

Par contre, l'Europe pourrait tirer profit du… charbon nord américain ! "Actuellement par exemple, les prix modérés du gaz naturel entraînent une réduction de la consommation de charbon aux ÉtatsUnis, qui peuvent donc exporter leur production excédentaire vers l'Europe, où le charbon a détrôné le gaz plus onéreux", analysent les économistes de l'Agence. Il est clair que si un tel scénario se prolongeait, les ambitions de l'Union européenne en matière de lutte contre les changements climatiques seraient sérieusement remises en cause…

L'âge d'or du gaz

A lire le WEO 2012, on comprend bien que le gaz est au cœur des nouveaux enjeux énergétiques. L'AIE, comme de nombreux experts en énergie, juge que "le gaz naturel est le seul combustible fossile pour lequel la demande mondiale augmente quel que soit le scénario envisagé".

La bataille fait donc rage entre les différentes puissances économiques. La Chine, l'Inde et le Moyen‐Orient ? Ils connaissent "une croissance soutenue de la demande [grâce au] soutien actif des autorités et les réformes réglementaires entraînent la consommation chinoise à la hausse". Les Etats-Unis ? L'exploitation du gaz de schiste a permis "des prix modérés et un approvisionnement abondant" et l'Agence prédit qu'"autour de 2030" le gaz sera le combustible numéro un du mix énergétique.

Quant à l'Europe, elle "nécessite pour sa part près de dix ans pour recouvrer son niveau de demande en gaz de 2010". A moins qu'elle prenne part à l'âge d'or du gaz qui a les faveurs de l'AIE depuis un an. En conséquence, le recours au gaz non conventionnel serait maintenant incontournable : il "compte pour près de la moitié de l'augmentation de la production de gaz mondiale d'ici 2035". Une remarque qui renvoie directement à la stratégie européenne qui fait du gaz l'énergie idéale pour la transition énergétique.

Le jeu en vaut la chandelle

Et d'enfoncer le clou : "en dopant et en diversifiant les sources d'approvisionnement, en tempérant la demande d'importations (…) et en encourageant l'émergence de nouveaux pays exportateurs (…), le gaz non conventionnel peut accélérer le mouvement vers une diversification des flux commerciaux, mettant sous pression les fournisseurs de gaz conventionnel et les mécanismes traditionnels de fixation du prix du gaz liés au pétrole". Une remarque qui s'adresse indirectement à l'Union européenne qui dépend en grande partie de la Russie et subit directement les prix élevés des contrats d'approvisionnement à long terme indexés sur le prix du pétrole.

Fatih Birol, l'économiste en chef de l'AIE, s'est d'ailleurs chargé en personne d'expliciter le message de l'AIE dans une interview accordée au Monde. "Je crois qu'il est possible d'exploiter proprement le gaz de schiste à condition de fixer un cadre réglementaire très strict aux industriels qui devront faire des investissements technologiques importants", a-t-il indiqué, estimant que "le jeu en vaut la chandelle, car les bénéfices à tirer de cette ressource peuvent être très élevés". Quant à l'interdiction de la fracturation hydraulique en France, elle ne le satisfait pas. "Je respecte la décision du gouvernement français", prend-il soin d'indiquer avant d'expliquer qu'"il faut [cependant] en mesurer les conséquences. La France réduit la part du nucléaire, interdit le gaz de schiste et vise à limiter plus fortement ses émissions de CO2. Ces trois éléments sont-ils compatibles ? Je n'en suis pas sûr".

Réactions32 réactions à cet article

 

En France on a du gaz de schiste mais on n'a pas d'idées !

(Ou plutôt, des idées nulles !)

Laurent Berthod | 13 novembre 2012 à 21h27
 
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Alors on abandonne les Gaz à Effet de Serre ?
Toujours la même habitude de regarder qu'un coté de la médaille !

Ignorant | 14 novembre 2012 à 09h52
 
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On retourne aux heures les plus sombre de l'inquisition...aux pays des lumières.
1 - Que l'extraction actuelle des gaz de schiste présente des dangers environnementaux inacceptables semble être une réalité. (?)
2 - Tant qu'une méthode d'extraction démontrée sans conséquences n'est pas utilisable, il faut évidemment interdire l'exploitation
3- En parallèle, il faut évidemment continuer les recherches, les intensifier même au maximum. Pour peut-être conclure que les gaz de schistes ne seront jamais exploitables ou qu'au contraire l'exploitation n'a pas de conséquences environnementales.
Le temps ou l'Eglise dictait les recherches à faire ou à interdire a déjà quelques siècles, non ?

micocharly | 14 novembre 2012 à 10h02
 
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L'AIE ne doit croire que très modérément aux gaz à effet de serre. Ce ne sont pas des rigolos, eux !

En outre l'énergie produite par du méthane dégage beaucoup moins de gaz carbonique que la même quantité d'énergie produite avec des produits pétroliers.

Laurent Berthod | 14 novembre 2012 à 10h22
 
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Je désespère de l'homme, d'accord avec microcharly, tant que ces pilleurs n'auront pas prouver que nos nappes phréatiques, si précieuses, ne seront jamais polluées, cessons de polémiquer. Attendons de voir les dégâts en Pologne et aux USA. Nos gaz seront toujours là

nicole | 14 novembre 2012 à 10h22
 
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Ben, justement, aux USA cela dure depuis déjà dix ans, sans dégâts pour l'environnement, sinon ceux inventés dans Gasland.

Laurent Berthod | 14 novembre 2012 à 11h05
 
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Comment peut-on dire que l'extraction des gaz de schistes n'a pas d'effets sur l'environnement et la santé des personnes qui s'y trouvent ? Il y a de nombreux témoignages accusateurs de ces personnes; je n'ai trouvé, par contre, aucun témoignage favorable.
Quant à la nouvelle diffusée par l'AIE, est-elle fiable ? N'est-elle pas qu'un épouvantail pour retourner l'opinion publique européenne ? Et en admettant que cela soit vrai, les Etats-uniens vivront-ils mieux que maintenant ? J'en doute fort.

Zoulou | 14 novembre 2012 à 11h34
 
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Laissons (égoïstement !?...) ces réserves d'énergie aux générations futures.
Cela permet de leur laisser moins d'artificialisation des sols qu’entraînerait immanquablement cette exploitation des GdS.

mon avis | 14 novembre 2012 à 12h05
 
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L'AIE a depuis environ 2 ans le courage d'identifier comme pbs majeurs le pic petrolier et le changement climatique. Cette bonne vision stratégique se retrouve ici en de nonçant les subventions aux carburants fossiles et en déclarant que ce système n'est pas durable (ce qui n'est pas une petite objection).
Ensuite que l'AIE soit contradictoire entre cette vision stratégique et l'appréciation des tactiques economiques à court terme, c'est certain.
Les gaz de schistes sont des ressources fossiles NON conventionnelles. C'est pas par hasard si c'est comme ça. C'est pour des raisons physiques. Aujourd'hui aux USA l'exploitation des gaz de schiste est très rentable économiquement, mais ça ne prend pas en compte le coût climatique de cette technique (au moins aussi élevé que pour le charbon), ni le coût écologique (nappes phréatiques et aussi tremblements de terre). En terme économique, ces coûts s'appellent des externalités, externes au calcul économique. Ca veut dire qu'en économie, on se fiche complètement des conséquences écologiques. Le petit problème, c'est que la Nature elle, n'obéit qu'à ses lois, celles de la Nature, et si on continue à l'ignorer, elle va nous le rappeler régulièrement sous forme de grandes baffes, cf Sandy, Irène, Xynthia, Klauss, etc..

Jeandetaca | 14 novembre 2012 à 12h05
 
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À jeandeyaca

La question de fond est effectivement qu'est-ce qu'on va laisser après nous.
On a bousillé l'air, l'eau, le sol, la vie en partie, et on continue. On laisse quoi ?
À partir de là, une autre question : on est prêt à vivre comment, dès aujourd'hui, pour que ça change ?
On ne peut que souscrire à tout ce qui est dit, de bien bonne qualité morale.
Jeantaca ou yaca t'es prêt à faire ta cuisine au bois (que tu vas couper), tes conserves au sel, à coucher (comme nos proches ancêtres) sous des édredons de plumes à 0 ° dans la chambre ?
Moi non et pourtant je dénonce notre civilisation qui va dans le mur, comme nombre de bobo qui prennent l'avion, usent de la télé et de l'informatique, mettent la clim et le thermostat l'hiver, etc, etc.
Je suis dans le clan des "parleurs" et des "yaca" et aussi des nimby : "aux autres à assumer, pas à moi".
Bien entendu je ne devrais pas dire ça comme ça, mais user de mots profonds (dans le sens de creux). J'ai bonne conscience parce que j'ai conscience et je dénonce.
Je suis pas fier du tout... Un peu le mec qui bouffe sa cuisse de poulet en se demandant pourquoi le bon peuple a besoin de manger de la viande...

je sais la réponse : "C'est une caricature pitoyable voire débile des alternatives au pillage actuel qui est présentée"
OK, je plaide un QI faiblard. Merci de dire l'alternative, concrètement, chaque jour pour se passer du fossile et du thermique non fossile avec tout ce que ça implique en termes de vie quotidienne concrète

micocharly | 14 novembre 2012 à 13h38
 
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Tout a fait d'accord avec les 3 points énoncés ci-dessus par Micocharly ; faisons une véritable évaluation technique, économique, environnementale avant de dire non catégoriquement.

daniel | 14 novembre 2012 à 14h09
 
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les clefs c'est un nucléaire toujours plus sécurisé , économie d'énergie et efficacité énergétique, ENR à production régulière et maîtrisable pour la production électrique injectée dans le réseau , géothermie, panneau solaires thermiques , ENR a production irrégulière en auto consommation ........recherche,recherche et recherche.
pour les ENR comme l'éolien industriel ...aléatoire irrégulier et ceci sans solution de stockage important , c'est a bannir .....une véritable usine à gaz ! avec ça , aux gaz de schiste on y va tout droit !

poisson | 14 novembre 2012 à 14h47
 
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A microcharly.
Tu auras bien noté qu'on dit taca (voir site web de l'asso) et pas yaka:
*taca agir et réduire tes émissions de CO2
*TAxe CArbone avec redistribution, car si on veut vraiment diviser par 4 nos émissions de carbone, il faut mettre un prix sur le carbone
Tu as raison c'est pas facile à faire, mais d'un autre coté, on n'a pas vraiment le choix.

Jeandetaca | 14 novembre 2012 à 18h53
 
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L'écologisme est à la France d'aujourd'hui ce que le marxisme était à la France d'hier, une idéologie hégémonique, fausse et nuisible.

Le marxisme combattait la pénurie et croyait en sortir l'humanité, et la faire entre dans le royaume de l'abondance, par l'instauration du communisme. On a vu ce qu'il en était.

L'ennemi de l'écologisme est l'abondance. L'écologisme prétend imposer à l'humanité le règne de la pénurie. C'est plus facile que l'inverse.

C'est pourquoi nous sommes si proches de la catastrophe.

Nous sommes au bord de l'abîme (récession, chômage, misère) et les écolos nous enjoignent de faire un pas en avant ! Un grand bond dans l'abîme !

Laurent Berthod | 14 novembre 2012 à 23h06
 
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Zoulou a des lectures orientées par ses préjugés.

S'il s'en donne un peu la peine il trouvera beaucoup d'articles qui vont contre ses préjugés.

Laurent Berthod | 15 novembre 2012 à 10h07
 
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Bien sûr, il faut pousser la recherche afin de s'assurer que l'extraction des gaz de schiste se fera sans pollution des nappes phréatiques.

Mais à ceux qui pensent qu'il faut refuser catégoriquement de l'exploiter car il aurait un bilan carbone équivalent à celui du charbon, je leur demande : pensez-vous que les Etats-Unis ont de tels scrupules ? Parce que pendant ce temps, ils sauvent leur industrie grâce à une énergie moins chère et continuent à produire (pas tout, certes) chez eux. Donc oui Zoulou, ils vivent mieux car ils sauvent leurs emplois.

Alors si en France on s'interdit d'utiliser nos ressources pour réduire de 0,01% (ne me reprenez pas sur le chiffre, je sais qu'il est faux) les émissions de GES mondiales, on abandonne tout espoir de sauver notre industrie et on continue à tout délocaliser en Chine. Là-bas, c'est bien connu tout est produit de façon écologique et en plus les porte-conteneurs qui nous amènent leurs produits ne polluent pas ! Loin des yeux, bonne conscience !

thib33 | 15 novembre 2012 à 10h45
 
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L'AIE, c'est bien cette organisation qui, régulièrement dans ses rapports annuels, projetait un prix du baril de l'ordre de 35 à 40 $ en monnaie constante en 2030 ? Et tout cela avec une augmentation linéaire de la production à 120 Mb/jour... Ont toujours été particulièrement inspirés...

Non, sérieusement, cela ne dupe personne, et hormis certaines personnes naïves ou qui se plaisent à y croire, cette nouvelle annonce de l'AIE ressemble davantage à de l'auto-persuasion qu'autre chose.

laurent | 15 novembre 2012 à 10h45
 
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A ce stade de la discussion, embrassons-nous Folleville et continuons à scier la branche!
De toutes façons, ceux qui donne leur opinion, ne seront pas là pour subir les effets de leur comportement.

ignorant | 15 novembre 2012 à 12h35
 
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à micocharly

Pour répondre aux problématiques actuelles, il existe des idées, des concepts, entre autre sur : consommation d'énergie, production d'énergie, stockage de l'énergie, transports et gestion de l'énergie, nouvelles techniques de déplacement et j'en passe. Il est difficile de présenter ces idées ici en quelques mots et je t'invite tout simplement à lire le livre de M J.Rifkin, "la troisième révolution industrielle".
Un départ de solution à la problématique énergétique et donc environnementale y est présenté.

Et tu verras, il n'y est pas question de vivre sous un gros édredon dans une pièce à 0°C.
:)

Et sincèrement, ne nous leurrons pas, des solutions sont prêtes à être mises en place. Elles le seront quand le crash arrivera et que les politiques prendront (devront prendre?) leur responsabilité et arrêterons de dire AMEN aux lobbies.
Tant que des gens peuvent se faire de l'argent dans l'état actuel des choses, cela ne bougera pas. Quand nous serons obligés de faire la transition, se seront ses mêmes personnes qui seront aux manettes, car disposés à répondre à la demande.

Après, la vraie question pour ce qui concerne l'impact que nous laissons sur l'environnement est : Est ce qu'il sera trop tard?
Nous ne sommes pas devins, mais à en croire les études sur le passé de la Terre, il y a de fortes chances pour que l'environnement devienne difficilement vivable (viable?) pour une augmentation de la température donnée.
Seuls nos enfants (petits-enfants) pourront en juger

Mangouste | 15 novembre 2012 à 12h45
 
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Merci mangouste de croquer le cobra de mes états d'âmes...
Effectivement pour "vivre moins bien" (peut-être mieux ? ! ??!) il faut attendre la débâcle.
Et la nature humaine est si bien faite (?!??!!) que lobbies et politiciens sauront bien rebondir pour récupérer leurs billes.
À moins que...
I have a dream

micocharly | 15 novembre 2012 à 13h11
 
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Merci à Laurent Berthod pour des commentaires pleins de sagesse et de reflexions.
Là on touche le fond (je pensais qu'il était déjà atteint sur d'autres actu mais en fait non). Je redoute une rippe ou quelque chose du genre, pour expliquer la chute du niveau de réponse ...
Donc zoulou a des préjugés, les GdS aux USA ne polluent pas (aucun procès ...), l'écologie est une arnaque (je n'ai pas dit que les écologistes ne faisaient pas de connerie ...) et en France on a que des idées nulles (vouloir diminuer nos émissions de GES, d'utilisation du nucléaire, de consommations d'énergie, ...).

L'AIE donne une vision purement énergétique, sans prise en compte des GES, de l'environnement en générale, des populations, ...
Ce rapport dit que les GdS sont une super alternative, oui, si on ne prend que l'énergie ... Rien à redire là dessus.

Et sinon aux USA, youpi, grace aux GdS, on y vit vraiment mieux.
Avoir 3 boulot et ne pas réussir à joindre les 2 bouts, bosser 16h par jour et ne pas pouvoir se payer le moindre traitement médical et ce jusqu'à 70 ans ... Moi ça me fait trop rêver !

Transport en commun (SNCF n'aide pas vraiment mais je me passe de voiture depuis 2 ans), un appart pas trop mal isolé sur lequel quelques petits trucs font leur effet (joint de porte et de fenêtre, rideaux tirés tout les soirs (y pas de volet), fruits et légumes achetés au dépôt des producteurs locaux, peu de viande, un peu de poisson, ...

Pas de retour à la bougie, merci de faire peur !

Tombour | 15 novembre 2012 à 16h46
 
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L'AIE, ce sont des professionnels qui savent de quoi ils parlent. C'est pourquoi les écologistes qui se prononcent sur tout dont ils ignorent tout, les détestent.

Laurent Berthod | 15 novembre 2012 à 22h13
 
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La névrose obsessionnelle de la crise écologique et de l'épuisement des ressources naturelles, contrairement à ce que tentent de faire croire les écologistes, avec un certain succès dans notre pays à l’inculture technique sans pareil, ne sauvera pas l'humanité, mais la perdra.

Heureusement il y a les Brésiliens, les Chinois, les Américains des États-Unis et presque tous les pays dits sous-développés, dont la croissance nous laisse sur les starting-blocks !

Bon, s'il y en a qui croient que les firmes qui nous procurent ce dont nous avons besoin tous les jours peuvent le faire sans gagner de l'argent, ce sont de minables petits idéalistes qui n'ont aucune conscience des réalités. Ceci étant dit simplement pour contredire les slogans rebattus et absurdes sur les intérêts économiques et les lobbies !

Laurent Berthod | 15 novembre 2012 à 22h25
 
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"L'AIE, ce sont des professionnels qui savent de quoi ils parlent."

Ils savent tellement de quoi ils parlent qu'aucune projection sur l'évolution future du prix du baril dans leurs rapports annuels ne s'est jamais réalisée... Comment expliquez-vous cela, s'ils sont si compétents et bien plus au fait que les "minables écologistes" que nous sommes ? Si encore l'erreur était minime, mais franchement, là c'est risible (ou plutôt malheureux)

"C'est pourquoi les écologistes qui se prononcent sur tout dont ils ignorent tout, les détestent."

Pourquoi ceux qui les contestent seraient forcément des "écologistes", comme vous l'écrivez ? C'est pour le moins réducteur... Et d'ailleurs, écologiste, ce terme ne veut rien dire, il n'y a pas d'écolo/non écolo, on l'est tous plus ou moins, que vous le vouliez ou non.

Ceci sera ma dernière réponse, car franchement, j'ai un peu l'impression de perdre mon temps, et, à vrai dire, je ne pense pas que vous pensiez réellement ce que vous écrivez, tant c'est truffé d'énormités. C'est plutôt une façon de vous faire remarquer, et je ne vous ferai pas le plaisir plus longtemps de flatter votre égo.

laurent | 16 novembre 2012 à 10h33
 
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L'idée d'un mix énergétique avec une montée en puissance des énergies renouvelables et la réduction progressive des fossiles semble très lointaine...j'ai même l'impression que l'on fait marche arrière...

La solution idéale n'existe pas, j'entends bien, mais elle doit se trouver quelque part dans la diversité. S'obstiner à poursuivre l'extraction et l'utilisation de matières toujours plus chères (car plus difficiles d'accès et plus rares) avec tous les effets néfastes que l'on connaît pour l'Homme et son environnement, tout en tournant le dos le dos aux solutions alternatives reste pour moi un non sens.

Qu'on adhère à cette stratégie énergétique, c'est un point de vue, mais soutenir que c'est l'avenir, ou bien la seule solution viable, c'est fermer les yeux sur beaucoup de problèmes et sous estimer l'éventail des solutions techniques existantes.

Pour réagir à un propos tenu par M. Berthod sur l'abondance cette abondance (ou plutôt devrais-je dire l'impression d'abondance) engendre nécessairement (car c'est dans la nature profonde de l'Homme) des comportements de consommation frénétique qui mèneront tôt ou tard à la pénurie. J'exècre ce comportement, tout comme j'exècre toute aversion à l'évolution de nos sociétés vers un mode de consommation plus équilibré et durable, car il est révélateur d'un égoïsme profond doublé d'une incapacité totale à se projeter dans l'avenir.

Après moi le déluge!

AlexG | 16 novembre 2012 à 16h08
 
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Je vois que l IEA sort des points tres pertinents et d'actualité. Il y a eu tant de boulversements sur l'energie depuis 2004 qu'il faut suivre! la seule chose qui n'a pas changé est que les resources fossiles s'epuisent en particulier petrole et l'IEA semble enfin reconnaitre (j ai pas eu le rapport mais un commentaire) que sans le decollage des productions Iraquiennes la production de petrole globale n augmentera plus. Ca veut aussi dire que meme avec l'Iraq, ca ne durera pas logntemps avant la production commence doucement a decroitre. Et alors ca fera tres mal surtout en Europe ou on a guere qu'un peu de charbon en Allemagne.

Je comprends l'incentive lancée par l'IEA a l'Europe pour exoploiter gas de schiste comme principalement une manoeuvre pour tordre le bras aux 3 fournisseurs de gaz à l'Europe afin de baisser leurs prix (il n est pas interdit aux etat Europeens alors de maintenir ou relever meme les prix interieurs par des taxes comme la TIPP de l'essence.. au moins la rente ira t elle dans les caisses Europeennes au lieu de Russes, et autres...). ces rentes en Europe devraient alors soutenir des politiques dites de Resilience pour nous preparer a un avenir avec beaucoup moins d'energie primaire disponible.

Avec ou sans gas de schiste l'Eupoe a pour l'instant pris le chemin d augmenter l'emission de CO2 a cause de decisions dites ecologique: charbon va remplacer le nucleaire, et le gas est prerequi pour suppler à l'intermitence du vent et de l'ensoleillement.

alexandre | 20 novembre 2012 à 10h21
 
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Il y a toujours eu des optimistes et des croyants dans de la croissance perpétuelle, ou de la technologie salvatrice...ou je ne sais quelle autre illusion. Simple méthode Coué ou facilité due au contexte des 30+20 glorieuses. Le contexte change. Que des avantages ? (peut être aussi un déni d’erreurs ? mais là c’est du domaine des psys) et les inconvénients laissés aux prochaines générations. Et ce serait à eux de payer ? la pollution, le démantèlement des centrales nucléaires, les déchets pour des siècles ... et nos retraites, par la même occasion.
On voudrait tous que le rêve continue. Mais c’est fini les enfantillages, il faut arrêter de détruire cette planète.

Edi | 29 janvier 2013 à 13h01
 
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Edi devrait demander aux Chinois, aux Indiens, aux Brésiliens, ce qu'ils pensent de son discours malthusien.

Laurent Berthod | 29 janvier 2013 à 16h44
 
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Une vieille "écolo" qui songe à ses petits-enfants, eh oui je suis plus proche d'AlexG, de Laurent, d'Edi ou de Mangouste. Ce sera aussi mon dernier mot car une partie des Hommes vont dans le Mur et les autres regardent impuissants car seule la rentabilité à court terme compte. Economie, Proximité et Mixité énergétique peuvent être une réponse. mais voilà, nos "scientifiques", nos "ingténieurs" sont formatés, peu osent proposer des idées différentes et ceux qui osent n'ont pas la parole....Je dis bravo aux lanceurs d'alertes --dans tous les domaines

nicole | 29 janvier 2013 à 17h24
 
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la vieille "écolo" conseille à tous de regarder Arte "La Malédiction du gaz de chiste"

Laurent Berthod n'y croit pas et bien tant pis pour lui...en attendant je lui souhaite un puit à côté de chez lui...

nicole | 29 janvier 2013 à 17h30
 
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pour l'instant on ne sait pas stocker l'électricité ...donc il faut choisir soit le nucléaire soit le couple ENR / centrales a gaz ...et même charbon a en croire les articles qui apparaissent !!!! la reprise d'exploitation c'est pr bientôt !!!
la seul solution ...c'est la recherche et la recherche , les économies d'énergie , la géothermie , biomasse ...mais bon ça semble pas le chemin choisi par nos politiques qui préfére nourrir les multinationales !!!
A réduire le nucléaire on va tout droit vers le charbon et les gaz de schiste ....trés inquitant pour ce qui est du réchauffement de la planette .

poisson | 29 janvier 2013 à 17h48
 
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Compte tenu de la grande majorité de français qui croient à tous ces documentaires mensongers pondus juste pour leur faire peur pour l'audimat, c'est plutôt "Tant pis pour la France".

J'ai mal à mon pauvre pays.

Laurent Berthod | 29 janvier 2013 à 23h24
 
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