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Qualité de l'air intérieur : l'Anses travaille sur de nouvelles valeurs guides

L'Anses modifie sa méthode d'élaboration des valeurs guides de qualité de l'air intérieur. A cette occasion, elle propose aussi une liste actualisée de substances prioritaires. Présentation.

Bâtiment  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com
   
Qualité de l'air intérieur : l'Anses travaille sur de nouvelles valeurs guides
   

L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) vient de mettre à jour sa méthode d'élaboration des valeurs guides de qualité de l'air intérieur (VGAI). Cette mise à jour est accompagnée d'une actualisation de la liste des substances prioritaires.

Nouvelles substances prioritaires

Les VGAI sont "des valeurs sanitaires qui ont pour objectif de fournir une base pour protéger la population des effets néfastes pour la santé liés à une exposition de la pollution de l'air par une substance par inhalation et d'éliminer ou de réduire les contaminants ayant un effet négatif sur la santé humaine", rappelle l'Anses."Elles servent ainsi à aider les pouvoirs publics à fixer des valeurs de gestion de la qualité de l'air intérieur".

Suite à l'actualisation de la hiérarchisation des polluants par l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur (OQAI), l'Agence indique que les substances prioritaires à étudier pour l'élaboration de VGAI sont les suivantes : acétaldéhyde, acroléine, chloroforme, 1,4-dichlorobenzène, dioxyde d'azote, éthylbenzène et fluorène.

"Par ailleurs, une réflexion sera initiée sur la possibilité de construire des VGAI pour des substances appartenant à une même famille chimique et présentant des effets ou des mécanismes d'action communs (phtalates, aldéhydes, etc.)", indique Marc Mortureux, Directeur général de l'Anses, dans un avis publié en avril 2011.

Vers des valeurs guides pour les poussières intérieures

En outre, certaines substances présentes dans les environnements intérieurs, et plus particulièrement dans les poussières, n'ont pas été traitées. C'est le cas des composés organiques semi-volatils : phtalates, retardateurs de flamme bromés… "Pour ces substances, l'exposition par voie orale via les poussières peut être non négligeable, en particulier pour certains groupes de population comme les jeunes enfants", confirme l'Anses.

Aussi, afin de "s'inscrire dans une vision globale de l'exposition dans les environnements intérieurs", l'Agence a entamé un travail exploratoire sur la pertinence d'élaborer des valeurs guides pour les poussières intérieures (VGPI). Les substances prioritaires en la matière sont l'arsenic, le di-2-éthylhexylphtalate (DEHP), le plomb, le benzo[a]pyrène et le chrome.

"Les questions méthodologiques sur l'élaboration d'une VGPI et son articulation avec la VGAI restent complexes et font l'objet d'un exercice pratique pour le phtalate de di(2-éthylhexyle) (DEHP)", ajoute Marc Mortureux.

Sept valeurs guides déjà publiées

En 2007, l'Agence avait déjà publié une liste de douze substances prioritaires pour l'élaboration de VGAI.

Depuis cette date, des valeurs guides ont été publiées pour sept substances : le formaldéhyde, le monoxyde de carbone, le benzène, le naphtalène, le trichloroéthylène, les particules et le tétrachloroéthylène.

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