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Actu-Environnement

L'exposition individuelle des franciliens à la pollution atmosphérique sous surveillance

L'Afsset et Airparif ont dévoilé les résultats de la 2e journée de mesure de l'étude exploratoire visant à mieux connaître l'exposition individuelle des franciliens à la pollution atmosphérique. Une étape préliminaire à des recherches approfondies.

Risques  |    |  Carine Seghier Actu-Environnement.com
L'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) et l'association de surveillance de la qualité de l'air en Ile-de-France, Airparif ont dévoilé, le 30 novembre dernier, les résultats de la deuxième journée de mesure de l'étude exploratoire visant à mieux connaître l'exposition individuelle des franciliens à la pollution atmosphérique.

À partir d'un échantillon limité de franciliens, cette étude a pour objectif d'apporter de premiers éléments d'évaluation des différences d'exposition à la pollution tout au long de la journée pour des personnes utilisant des modes de transport différents et de comparer ces résultats au réseau de surveillance d'Airparif.

Pour ce faire, 150 franciliens volontaires (37% habitant Paris, 34% en petite couronne et 29% en grande couronne) ont participé à deux journées de mesure, les 13 février (volet hiver) et 12 juin 2007 (volet été). Les 150 personnes ont été réparties en cinq groupes (automobilistes, piétons, sédentaires, cyclistes et usagers des transports en commun). Chaque individu a été équipé d'un collier avec des échantillonneurs contenant des tubes à diffusion passive qui ont été analysés en laboratoire pour déterminer les concentrations de trois polluants : le dioxyde d'azote, le benzène et le formaldéhyde.

La deuxième journée de mesure de juin confirme les résultats obtenus l'hiver dernier mais n'apporte pas d'éléments nouveaux, indique Airparif dans un communiqué. Les résultats montrent notamment que les stations de mesure sont un «bon reflet» de l'exposition individuelle.

Ils révèlent également que les niveaux de benzène sont plus élevés chez les automobilistes. Le groupe de volontaire se déplaçant en voiture a été exposé en moyenne de 4µ/m3 le 13 février contre 2,4 µg/m3 pour les piétons et cyclistes. On retrouve cette tendance lors de la campagne du 12 juin, avec une moyenne de 3,2 µg/m3 pour les automobilistes contre 2,5 µg/m3 pour les autres, souligne l'association de surveillance de la qualité de l'air. Sa présence plus élevée chez les automobilistes s'explique par le fait qu'il s'agit d'un polluant caractéristique des émissions liées aux véhicules à essence.
Les deux organismes ont toutefois noté une variabilité importante des niveaux de benzène mesurés chez les automobilistes qu'ils expliquent par différents facteurs : le temps passé dans le véhicule ou la densité de trafic rencontrée à l'occasion des déplacements.

Les résultats montrent par ailleurs que les sédentaires sont plus exposés au formaldéhyde, un polluant représentatif de la qualité de l'air intérieur (colles de moquettes, meubles, produits d'entretien). Leur exposition a été en moyenne de 33 µg/m3 le 12 juin contre 23 µg/m3 pour les piétons et cyclistes.
Selon Airparif, les émissions de ce polluant semblent liées à la température puisque les niveaux concernant le formaldéhyde sont plus élevés en été qu'en hiver pour tous les groupes.

Quant au dioxyde d'azote, Airparif précise que les résultats restent à affiner. Les taux les plus élevés ont été enregistrés chez les usagers des transports en commun, les piétons et les cyclistes alors que ce polluant est caractéristique du trafic routier.

Reste que beaucoup de paramètres autres que le mode de transport entrent en jeu dans la mesure de l'exposition individuelle : les activités des individus, les lieux traversés, la qualité de l'air sur le lieu de travail ou chez soi. De ce fait ce travail exploratoire entre l'Afsset et Airparif sera poursuivi et approfondi en 2008 par des mesures spécifiquement ciblées.


* Le rapport complet de cette étude sera publié d'ici à la mi-décembre et sera mis à disposition du public sur les sites internet d'Airparif et de l'Afsset

Réactions4 réactions à cet article

 
Déclarer l"automobile adversaire de la santé.

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Bonjour,

L'étude ne fait pas état des particules inhalées ?! Soyons réalistes, quand à partir de 2030, temps nécessaire au développement des cancers, nous verrons de manière significative l'impact de la diésélisation du parc automobile sur la morbidité des populations exposées depuis 10, 15 ans à la diéselisation outrancière du parc automobile français, l' industrie automobile aura sans doute pris le virage du moteur propre... Mais, qui prend en compte le travaux scientifiques du Pr. Zmirou ? L'Etat, les constructeurs, et ...les automobilistes, tout le monde s'en fiche. Dites que la TIPP sur le gas -oil devrait être alignée sur celle de l'essence, et vous verrez comment nous sommes, collectivement et individuellement, prêts à agir pour améliorer la qualité de l'air !

Sur ce je prends mon vélo pour les 4 kms qui me séparent de mon travail, pas tout à fait sûr que ce ne soit que bénéfice pour la ( ma) santé tant le sillage des véhicules, diésels notamment, nous est désagréable et néfaste dans l'instant, ....alors que penser des effets à long terme !?

Cyclopède.... qui ne demande qu 'a être démenti !

Auteur : Cyclopède

Cyclopède. | 13 décembre 2007 à 08h20
 
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Re: Déclarer l

tant que j"avais mon bureau à Paris, je faisais 7 km le matin et le soir (gare de montparnasse-bureau) plus ou moins dans la circulation.
il me semble que les franciliens sont un peu paresseux comparativement aux néerlendais par exemple. dans ces pays du nord, le froid n'est pas une excuse pour ne pas utiliser son vélo.
c'est le tout automobile en ville qui est à repenser. "en ville sans ma voiture" n'a eu lieu qu'à La Rochelle cette année.
Les émissions de particules ne sont pas imputables qu'aux véhicules diesel. toutes les installations de combustion, y compris les cheminées des maisons individuelles, sont à montrer du doigt.
il reste pas mal de travail avant d'éliminer toute forme de pollution.

seg | 13 décembre 2007 à 09h08
 
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Eh ben voyont

D'abord il faut s'avoir de quoi l'on parle l'orsque l'on parle de particules pour les véhicules diésel.Se sont des particules fines,très fines ou extra fines(pm 10,pm2,5,pm0,1) cela représente leur taille,et plus elles sont petites et plus elles pénètrent facilement dans les alvéolles pulmonaire pour ocasionner des cancers,des études semblent le prouver un peu partout dans le monde.Et par ailleur en ce qui concerne les cheminées il y en a deux catégories les industries qui ont fait beaucoup d'éfforts ces dernières années, il reste encore à faire et les particuliers avec deux types de cheminées, bois dont les particules sont grosses et peuvent ètres allergisante en forte quantité,mais pas cancérigène et les chaudières au fioul(gas-oil) qui sont nettement plus dangeureuses mais qui vont s'élliminer et tant mieux,à cause du prix.Enfin pour conclure c'est pas parce que il y a des cheminées que l'on doit omettre de parler des véhicules à moteur diésel,qui ont pour principale avantage d'ètre les moteurs les plus difficile à dépolluer et par conséquent les plus couteux et les plus polluant .

gazier | 14 décembre 2007 à 16h32
 
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Re:Eh ben voyont

ce que je voulais dire par rapport au vélo, c'est qu'il y a toujours plus de bénéfice sanitare à utiliser un vélo même si c'est en milieu urbain.
en ce qui concerne les particules, leur processus de formation, transport et élimination constitue ma formation et mon métier. Effectivement, les diesels sont d'importants emmetteurs de particules fines (PM10 et en-dessous) tout comme toutes les réactions de combustion. quant à leur dangerosité, il faut étudier leur composition chimique (HAP, COV adsorbé, etc) et pas seulement parler de taille fine ou ultra-fine. D'ailleurs pour moi les ultra-fines sont en dessous de 0,1 µm (en diamètre aérodynamique différent des dimensions réelles puisqu'assimilé à une sphère).
Il faut aussi arrêter de corréler systématiquement incidence sanitaire et "finesse" (dimension) des particules.
les particules supérieures à 10 µm peuvent également avoir une incidence sanitaire grave sur les voies respiratoires supérieures.
en résumé, les diesels sont à montrer du doigt tout comme les cheminées des particuliers, des industriels et bien d'autres émetteurs (les volcans mais là ça va être compliqué de régler le problème)
Ce sont tous les processus de combustion qui sont à traiter. Arrêter de faire brûler de l'encens est sans doute tout aussi important pour vos environnements intérieurs.
Pour le reste, il faut de réelles volontés politiques de vouloir changer les choses. Le Grenelle de l'environnement, hormis pour la prise de conscience, cela manque d'ambition.

seg | 15 décembre 2007 à 00h04
 
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