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Aires marines protégées : l'interdiction des pêches destructrices est rapidement rentable

Biodiversité  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com

L'interdiction des techniques de pêche les plus destructrices dans les aires marines protégées entraînerait des bénéfices nets dès la quatrième année de son entrée en vigueur. Telle est la conclusion à laquelle parvient une analyse socio-économique réalisée par la News Economics Foundation à la demande de l'ONG européenne Seas at Risk.

Au bout de treize ans d'interdiction, chaque euro dépensé rapporterait 3,41 euros : en vingt ans, cela entraînerait un gain net cumulé de 8,4 milliards d'euros, explique France Nature Environnement (FNE) dans un communiqué. L'interdiction des techniques destructrices des fonds marins (chalut de fond, sennes démersales, chaluts à la pêche et à panneaux, pêche à la drague) aurait donc non seulement des effets directs sur la biodiversité mais produirait également rapidement des effets économiques. L'étude met en avant de nombreux avantages liés à ces interdictions : création de nouvelles activités de loisir, poissons plus gros et en plus grand nombre, régulation du climat, propreté de l'eau, piégeage du carbone et protection contre les phénomènes naturels extrêmes.

Alors que la Commission européenne travaille sur un programme permettant de répondre aux engagements de sa stratégie en faveur de la biodiversité et du Pacte vert pour l'Europe, Seas at Risk l'appelle à prendre en compte les résultats de cette étude. « Nous appelons la Commission européenne à amorcer la suppression de la pratique de pêche destructrice qu'est le chalutage de fond, en commençant par les aires marines protégées et les zones littorales sensibles, dans un proche avenir », conclut Andrea Ripol, responsable des politiques en matière de pêche chez Seas at Risk.

Réactions2 réactions à cet article

 

Protéger la nature est parfaitement rentable pour l'espèce humaine : la chose est tellement évidente que nos semblables Homo sapiens ssp financial et Homo sapiens ssp politica ne pouvaient y songer !
4 ans pour un retour sur investissement : cet horizon reste dans ce qu'un Risk manager peut accepter, non ?!
Même si les échelles de temps sont différentes d'une situation à l'autre, on peut aboutir à ce résultat pour toutes les autres atteintes à la biodiversité. Alors, objectivement, pourquoi s'en priver ?
Continuer à accepter de satisfaire l’appétit insatiable de sociétés qui exigent du cash immédiat quelles qu'en soient les conséquences pour la planète serait une impasse suicidaire.

Pégase | 26 mai 2021 à 09h21
 
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En 50 ans j'ai tout connu du désastre halieutique, juste après la guerre la pêche à Croix de Vie sortait à peine de la pêche avec des bâteaux à voile, diéselifiés avec ces fameux moteurs poyaux, et ça suffisait à alimenter les 9 conserveries, puis on est passés aux bâteaux motorisés, pêches côté, puis les chalutiers pour finir aux pélagiques, de plus en plus de moyens techniques, sans plus d'apports en criée, on ratissait la misère, le chant du signe est arrivé avec l'Europe et les pêcheurs espagnols, Croix de Vie, premier producteur d'anchois français après 500 ans d'activité a cessé toute fabrication, le peu restant éxigé par l'espagne.
Tant qu'on n'utilisera pas des moyens coercitifs on ne pourra pas empêcher les Espagnols de piller nos eaux comme d'habitude.
Pour moi les éoliennes flottantes ou fixes restent la meilleure solution.
Sans problème la population des poissons, crevettes, pourrait être multipliée par 10, le plancton ne manque pas.

pemmore | 26 mai 2021 à 14h08
 
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