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Actu-Environnement

Aires protégées : Bérangère Abba lance le plan d'actions 2021-2023

Biodiversité  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com
Actu-Environnement Le Mensuel N°410 Cet article a été publié dans Actu-Environnement Le Mensuel n°410
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La stratégie nationale pour les aires protégées, dévoilée le 13 janvier par le Gouvernement, prévoit trois plans d'actions triennaux successifs. La secrétaire d'État à la biodiversité, Bérangère Abba, a dévoilé le premier de ces plans, qui couvre la période 2021-2023, à l'occasion d'une visite sur la réserve naturelle nationale des Étangs et rigoles (Yvelines).

Le plan vise sept objectifs déclinés en 18 mesures présentées sous forme de tableaux qui précisent la période couverte, le niveau de priorité de l'action et les instances chargées de la piloter. Le ministère de la Transition écologique rappelle quelques mesures prévues par ce plan : protection forte de 250 000 hectares de forêt, création ou extension de vingt réserves naturelles (dont celle des Étangs et rigoles dont la protection forte passe de 87 à 310 hectares), création de deux parcs naturels régionaux, protection de 6 000 hectares de littoral, intégration de 75 % des récifs coralliens au réseau d'aires protégées, dévelop-pement d'infrastructures d'accueil du public, renforcement des actions d'éducation et de contrôle des aires protégées.

Le ministère rappelle également les divers financements prévus pour les aires protégées : 60 millions d'euros (M€) dans le cadre du plan de relance. « Le réseau des réserves naturelles nationales (RNN) sera abondé de 6 millions d'euros supplémentaires dont trois millions d'euros pour des actions d'éducation à l'environnement et un million d'euros consacré aux nouvelles réserves créées », précise son communiqué. La loi de finances pour 2021 prévoit une augmentation de 10 M€ de crédits en faveur des aires protégées, ajoute le ministère.

Ces différentes mesures doivent permettre d'atteindre l'objectif de protéger 30 % des espaces terrestres et maritimes nationaux d'ici 2022, dont un tiers sous protection forte. Un objectif annoncé par Emmanuel Macron en mai 2019 et réactivé à l'occasion du One Planet Summit du 11 janvier dernier.

Réactions9 réactions à cet article

 

Un million d'euros consacré aux nouvelles réserves créées : on mesure à l'aune de ce budget national tout riquiqui les ambitions tout autant riquiquis de l'exécutif en la matière.
De même, ranger les parcs naturels régionaux dans la catégorie des espaces où la nature est réellement protégée est la poursuite d'une escroquerie qui dure depuis des décennies. La preuve : si des contraintes fortes de protection de la nature s'y imposaient, il n'y aurait plus aucune demande de création de PNR de la part des élus locaux.

Pégase | 20 janvier 2021 à 09h48
 
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"si des contraintes fortes de protection de la nature s'y imposaient, il n'y aurait plus aucune demande de création de PNR de la part des élus locaux."

Les PNR et autres sont délimités sur les terres les mieux conservées par les autochtones cher cheval ailé (zélé?) donc tant que la dictature verte n’aura pas pris le pouvoir, il faudra quand même compter sur ces propriétaires qui mettent a dispositions leurs terres.
Petit rappel de la charte des parcs : la charte des parcs identifie le maintien de l’agriculture dans les vallées et sa prise en compte dans les politiques locales comme des enjeux-clés pour la richesse
du patrimoine naturel et culturel. Le recul de l’agriculture, l’abandon de certains bâtis patrimoniaux et la pression d’urbanisation, peuvent modifier en profondeur les paysages identitaires. Le maintien ou la conduite raisonnée des espaces agricoles et pastoraux est essentiel pour préserver les milieux naturels de grande valeur écologique la diversité des paysages et l’identité du territoire. Il en va de même pour les autres activités économiques.
Le terme escroquerie, utilisé par des militants au service de la dictature verte en dit long sur la fragilité de notre démocratie.

ouragan | 20 janvier 2021 à 11h38
 
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Ils vont faire comment sans budget, piquer du jour au lendemain terrains et forêts privées sans les préempter et décider du jour au lendemain de cesser tout usage normal de son bien, défricher, couper les arbres etc. Donc démocratie à l'Américaine.
Par contre remettre les bords de mer dans l'état des années 50, 300 m minimum de landes à partir de l'estran je serais tout à fait pour, et voire finis ces crimes écologiques depuis ces années la et une pollution conséquente que villes et villages n'arrivent pas à surmonter, au travers des fosses septiques tout prend la direction de la mer.

pemmore | 20 janvier 2021 à 11h51
 
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" remettre les bords de mer dans l'état des années 50, 300 m minimum de landes à partir de l'estran je serais tout à fait pour" : cela ne reviendrait-il pas, pemmore, à "piquer du jour au lendemain terrains et forêts privées sans les préempter et décider du jour au lendemain de cesser tout usage normal de son bien" des propriétaires de biens immobiliers édifiés sur le littoral ?!

Pégase | 20 janvier 2021 à 15h00
 
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Vous êtes cocasse, ouragan ! Parce qu'avant chaque création de PNR, les propriétaires fonciers sont systématiquement vent debout. Ce qui est plutôt vain car il n'est en rien question qu'ils mettent "à disposition leurs terres" de je ne sais qui.
Et bien sûr que le maintien de certaines pratiques agricoles, celles qui sont extensives et diversifiées donc très souvent favorables à la biodiversité, est utile. Je n'ai jamais dit le contraire. Mais le faire systématiquement dire à vos contradicteurs, de même que les ériger en staliniens de l'écologie, est manifestement indispensable à votre obsession anti-écolo. Cela vous regarde, après tout.

Pégase | 20 janvier 2021 à 15h08
 
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@pegase
Pour ce que je connais, donc le petit coin de mes anciens, ça s'est passé à une époque ou les salariés parisiens vivaient dans l'aisance en gros 4 fois ce que gagnait un maraîchin et ont acheté la côte à vil prix, un genre de colonisation intérieure, à une époque ou les gens avaient à peine de quoi bouffer, on ne peut pas dire que ça été acheté mais cannibalisé.
On peut bien rembourser les terres à francs constants et on ne demande pas de payer la démolition.
Pour la petite histoire, François 1er est passé un jour sur la Corniche vendéenne et devant l'extrême misère des gens (rien ne pousse) a décidé de donner ces terres à but de vaines pâtures pour l'élevage de moutons de prés salés, mais comme c'était un bien commun la mairie s'en est emparée pour revendre, ces gens de la corniche, amis, famille n'ont strictement rien touché et continué une vie de misère pour certains, d'autres ont fini par s'en sortir.
Et quand on parle d'écologie faut voir comme c'est beau une lande avec des petites fleurs qui sentent bon, plein d'insectes, des lézards verts, escargots collés sur les tiges qui descend jusqu'à la mer, même les acacias (réglisse) se font tout petits pour ne pas gâcher le spectacle.
Pourquoi les Parisiens n'arrivent pas à comprendre ça?

pemmore | 20 janvier 2021 à 16h08
 
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Je partage l'avis déjà exprimé. Ce serait bien que le gouvernement arrête d'enfumer les gens avec leur PNR qui ne sont pas des outils de protection.
Quand est-ce que l'avis critique de vos journalistes va ressortir dans vos articles ?

ecovia | 20 janvier 2021 à 18h06
 
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@ecovia
Je vous invite à vous référer à la news précédente sur la stratégie : https://www.actu-environnement.com/ae/news/strategie-nationale-aires-protegees-objectif-30-pour-cent-2022-36877.php4

Laurent Radisson Laurent Radisson
20 janvier 2021 à 18h14
 
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@ ecovia : certains contributeurs ont à l'inverse parfois reproché, plutôt vertement (sic !), aux journalistes d'AE d'être un peu trop critiques à leurs yeux envers les causes humaines de régression environnementale, leur reprochant un manque de neutralité. De faire leur travail avec professionnalisme, en somme.
Pas facile tous les jours, le métier de journaliste d'information de qualité !

Pégase | 20 janvier 2021 à 18h26
 
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