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Airparif lance un calculateur d'émissions polluantes en fonction du mode de transport

Airparif veut sensibiliser les Franciliens grâce à un comparateur des émissions polluantes en fonction des modes de transport. L'outil est lancé à l'occasion de la Journée du transport public 2017 dont le thème est la pollution de l'air.

Transport  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

Dans le cadre de la Journée du transport public du 16 septembre, Airparif présente un outil Internet permettant de comparer les émissions polluantes en fonction du mode de transport. Alors que les transports sont la première source de pollution de l'air en région parisienne, l'association agréée de surveillance de la qualité de l'air (AASQA) souhaite sensibiliser les Franciliens aux émissions générées par leurs trajets quotidiens. Le comparateur doit permettre de "choisir ses déplacements de façon éclairée", explique Airparif.

Préoccupation des Franciliens

Jusqu'à maintenant, le calcul des émissions en fonction du mode de transport s'intéressait essentiellement aux rejets de gaz à effet de serre. Depuis octobre 2013, les prestataires de transport sont tenus d'informer leurs clients de la quantité de CO2 émise pour une prestation de transport de personnes, de marchandises ou de déménagement. L'obligation concerne toute prestation de transport ayant son point d'origine ou de destination en France et tous les modes de transport (aérien, ferroviaire, fluvial, maritime, routier). Parallèlement, des initiatives ont été prises par différents acteurs pour informer les usagers des transports sur la pollution de l'air à laquelle ils sont exposés lors de leurs parcours. En juillet 2016, Airparif a ainsi lancé l'application mobile Itiner'Air qui permet notamment de choisir l'itinéraire le moins exposé en fonction des conditions de pollution en temps réel.

Pour autant, peu de travaux ont été réalisés sur les émissions de polluants atmosphériques d'un trajet en fonction du mode de transport choisi. Seule Atmo Grand Est avait lancé un outil en ligne (appelée lui aussi Itiner'Air) pour évaluer l'impact des déplacements en Alsace. Pourtant, rappelle Frédéric Bouvier, directeur d'Airparif, "le transport est la principale source de pollution atmosphérique en Ile-de-France". Actuellement, 1,4 million de Franciliens sont exposés à un air ne respectant pas les normes européennes, essentiellement à proximité des axes routiers. Surtout, la pollution atmosphérique devient une préoccupation majeure des Franciliens, comme en témoigne l'engouement pour les projets permettant d'améliorer la qualité de l'air proposés aux Parisiens via le budget participatif de la mairie, explique le directeur d'Airparif. Avec ce nouvel outil, l'association agréée veut informer et sensibiliser les Franciliens sur la quantité de polluants émis lors de leurs trajets.

Concrètement, le calculateur des émissions polluantes compare six modes de déplacement : voiture, deux-roues motorisés, bus, métro et RER, tramway, vélo et marche. Pour la voiture et les deux-roues motorisés, le calcul se base sur la motorisation (diesel, essence, hybride ou électrique), le classement Crit'Air du véhicule et le nombre de passagers. Deux polluants sont pris en compte : les oxydes d'azote (NOx) et les particules fines (PM).

Premier focus sur la pollution de l'air

La présentation de ce calculateur à l'occasion de la journée du transport public n'est pas due au hasard. Organisée depuis 2007, cette journée s'est jusqu'à maintenant focalisée sur certains déplacements (domicile-travail en 2013 et loisir en 2014), certains usagers (les jeunes en 2012), l'amélioration des services (en 2011), ou encore sur les économies réalisées par les usagers (en 2008). Cette année, le mot d'ordre est "contre la pollution, vous avez la solution" et veut démontrer que choisir les transports en commun permet de préserver l'air que nous respirons.

Onze des 13 Régions métropolitaines (la Corse et les Pays de la Loire manquent à l'appel) participent à cette journée organisée par le GIE Objectif transport public, le Groupement des autorités responsables des transports (Gart) et l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP). Les événements organisés samedi 16 septembre sont essentiellement des tarifs spéciaux proposés par les réseaux de transports et des actions de sensibilisation à la qualité de l'air.

Réactions4 réactions à cet article

 

Dans les 8 modes sélectionnés, quid des transports aériens, lignes nationales et internationales, ? Les communes d'Orly et de Roissy ne sont-elles pas en Ile de France ? Comme pour les émissions polluantes de Tchernobyl qui furent naturellement arrêtées à la frontière française, les émissions polluantes des transports aériens seraient eux aussi naturellement évacuées hors des limites administratives Franciliennes ..........

Ris de Feu | 14 septembre 2017 à 10h09
 
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merci ;un très bon sujet j’espère que cette application devenu applicable a travers le monde

annaba | 14 septembre 2017 à 10h36
 
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Bonjour,

OK, oui Très Bien cette démarche cherchant à connaitre où est la pollution et à décider comment minimiser l'impact,
MAIS qu'en est-il de la prise en compte des PARTICULES au FREINAGE,
pour tous véhicules VL et PL sur routes ET sur RAILS, càd aUSSI dans les couloirs de Métros et RER, trains, etc...
Une analyse et proposition intéressante par Tallano technologies avec TAMIC. Voir site web pour explications, illustration et SOLUTION !
YA+KA mettre en place ASAP !
A+
Salutations
Guydegif(91)

Guy | 14 septembre 2017 à 21h06
 
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Pas très utile devant l'ampleur du problème de l'offre de transport dans notre région: davantage d'investissement est nécessaire (plutôt que des gadgets qui nous apprennent ce qu'on sait déjà: il vaut mieux ne pas se déplacer que se déplacer).
Plutôt que de pourrir la vie des gens comme le fait consciencieusement la Maire de Paris, les alternatives aux moyens individuels sont à développer (espoir d'une retombée en ce sens des JO puis de l'éventuelle expo universelle qui suivra).
Au-delà, le questionnement se fait pressant sur la nécessité réelle de la migration bi-quotidienne pour aller au turbin: télétravail, horaires décalés, etc. Qu'est-ce qu'on attend?

Albatros | 19 septembre 2017 à 11h10
 
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