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L'algue jaune vient s'échouer en Guadeloupe

Biodiversité  |    |  Lauriane Rialhe  |  Actu-Environnement.com

Après l'île de la Martinique, l'algue sargasse, dite "algue brune" ou "algue jaune" de la couleur de ses flotteurs sphériques, s'attaque désormais aux plages guadeloupéennes. Inutile de faire un rapprochement hâtif avec les algues vertes de Bretagne : les algues sargasses ne sont pas invasives et ne produisent que très peu d'hydrogène sulfuré (H2S). L'agence régionale de santé (ARS) a effectué des analyses ces derniers jours à 1,5 mètre de profondeur des tas d'algue jaune. Les prélèvements réalisés ont évalué les émanations de sulfure d'hydrogène inférieures à 1 ppm (partie par million) seulement, contre 500 ppm pour les algues bretonnes. Le taux de danger "létal" pour dix minutes d'exposition est de 668 ppm.

D'après l'AFP, des tonnes d'algues en décomposition s'accumulent donc depuis plusieurs semaines sur les côtes des communes du sud de Grande Terre, d'une partie de la côte aux vents, et des îles du sud (Marie-Galante, la Désirade et les Saintes). Ces dépôts sur les îles de la Martinique et de la Guadeloupe proviendraient des côtes de Floride. Jean-Philippe Maréchal, directeur de l'Observatoire du milieu marin martiniquais (OMMM), affirmait la semaine dernière que "ces sargasses sont des algues pélagiques, c'est-à-dire qui se développent au large, notamment dans la mer des Sargasses, au nord. En raison des conditions environnementales, il y a dû y avoir un bloom de sargasses cette année dans cette région. Les vents et surtout les courants un peu plus importants cette année ont transporté ces algues sur les côtes des Petites Antilles".
Si ces algues ne semblent pas présenter de risque sanitaire, la Préfecture a préféré déconseiller aux personnes atteintes de pathologies respiratoires, notamment asthmatiques, de s'approcher de ces algues échouées. Le sulfure d'hydrogène est source d'une odeur nauséabonde qui rend difficile la fréquentation des plages concernées.

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