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Algues vertes : finalisation de la charte de territoire de la Baie de Douarnenez

Après Saint-Brieuc, la Lieue de Grève-Lannion et la baie de Concarneau, la baie de Douarnenez vient à son tour de valider son projet de territoire de lutte contre les algues vertes. Un plan en deçà des espoirs des associations environnementales.

Eau  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com
Algues vertes : finalisation de la charte de territoire de la Baie de Douarnenez

Michel Cadot, Préfet de la région Bretagne, Thierry Burlot, Vice-président du Conseil régional chargé de l'aménagement du territoire et de l'environnement, et Paul Divanac'h, Président de la Commission locale de l'eau (CLE), ont présenté le 24 juillet le projet de charte de territoire de la Baie de Douarnenez (Finistère) prévu dans le Plan de lutte national contre les algues vertes 2010-2015 sur les côtes de 8 baies situées en Bretagne.

Trois projets de territoire -Saint-Brieuc, la Lieue de Grève-Lannion et la baie de la Forêt-Concarneau-Fouesnant-, déjà validés, sont actuellement mis en œuvre. La baie de Douarnenez "est le quatrième territoire qui finalise son projet avec le soutien financier de l'Etat, de la Région, du Département du Finistère et de l'Agence de l'Eau Loire Bretagne", indique le communiqué de la préfecture de région.

Après avis du comité scientifique en janvier 2012, "les engagements ont été renforcés" pour réduire de 200 tonnes les flux d'azote atteignant chaque année la mer, d'ici à 2015, a-t-elle précisé. Pour ce faire, la nouvelle feuille de route prévoit "une adhésion massive des agriculteurs" : 90% réaliseront un diagnostic d'exploitation d'ici 2014, permettant d'engager, par la suite, 66% des agriculteurs dans un contrat d'objectifs individuel. Au total, 7.000 ha seront concernés par des pratiques à plus basses fuites d'azote avec comme objectif "un gain de 140 tonnes" d'azote. Soit 40% de la surface agricole de la baie concernées par le plan, estime la préfecture.

3.500 ha feront notamment l'objet de nouvelles pratiques (gestion des prairies plus extensive, couverture des sols plus efficace) ou de changements de systèmes (conversion en herbe ou en agriculture biologique), selon la charte. Concernant le bio, "l'objectif est de tripler les surfaces actuelles". Une économie d'azote minéral de 30 t est aussi visée via une gestion optimale et  mutualisée des effluents d'élevage sur 2.700 ha. Cinq unités de méthanisation seront construites à l'horizon 2015 permettant également, "grâce à l'exportation du digestat issu des méthaniseurs", de réduire la pression azotée de 30 t d'azote sur le territoire, selon la préfecture. Une réduction de plus de 50 t de flux d'azote est également prévue au travers de la reconquête et d'un entretien des zones humides du territoire sur 500 ha.

Selon Le Telegramme, l'enveloppe budgétaire pour financer la mise en oeuvre de ce projet est de 11,2M€, dont 6,5M€ d'aides publiques (État, Région, conseil général, Agence de l'eau). La signature de la charte pourrait intervenir cet automne.

''Des espoirs déçus"

Mais Eau et Rivières de Bretagne a fait part hier de ''ses espoirs déçus" après la présentation du nouveau projet de territoire de la baie alors que "le développement d'algues vertes, ralentis par la météo maussade de ces derniers mois, semble reprendre", prévient l'association dans un communiqué. Eau et rivières dénonce ''un rendez-vous manqué" et l'exclusion des associations du processus et estime "très marginales" les "quelques avancées annoncées". L'association regrette un projet "dépendant essentiellement de l'engagement volontaire des exploitants". Elle déplore également "le choix de confier la maîtrise d'œuvre à la chambre d'agriculture, qui apparaît ainsi à la fois comme juge et partie dans ce dossier". Autre grief de l'association : les 5 projets de méthanisation, qui selon elle, "ne seront pas véritablement opérationnels avant 2015" et ne sauraient être "une solution pour éradiquer les marées vertes".

Pour Jo Hervé d'Eau et Rivières de Bretagne : "tel qu'il se présente, ce projet de charte s'inscrit plutôt dans la longue durée, et nous n'y trouvons pas suffisamment d'assurance pour lui accorder notre aval. S'il est mis en œuvre en l'état, nous prendrons date en restant vigilants et en espérant d'autres changements pour que disparaisse enfin la pollution de nos plages".

Réactions1 réaction à cet article

 

La méthanisation c'est sans doute très bien, notamment pour contribuer à l'autonomie énergétique des exploitations agricoles (utopie? quelle quantité d'énergie générée?) mais il me semble bien que l'azote minéral excédentaire n'est aucunement éliminé: il ne va pas dans le méthane (ça se saurait) et il reste donc dans les digestats. Quels volumes sont produits de ces digestats et que deviennent-ils?
L'azote est-il d'ailleurs le seul élément en cause? Quid d'autres éléments (phosphore)?

Albatros | 21 août 2012 à 16h53
 
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