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Algues vertes en Bretagne : un nouveau plan de lutte pour la période 2017-2021

Eau  |    |  Rachida BoughrietActu-Environnement.com
Environnement & Technique N°361 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°361
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Un second plan de lutte contre les algues vertes qui touchent la Bretagne est "en préparation pour 2017-2021", a annoncé le comité régional de suivi du plan, réuni le 7 juillet à Rennes (Ille-et-Vilaine). Il succédera au plan, lancé en février 2010 par l'Etat, sur huit baies bretonnes, jusqu'en 2015.

Selon la préfecture de la Bretagne et la région, "les deux tiers des 3.000 agriculteurs des bassins versants des baies (représentant 75% de la SAU – surface agricole utilisée) se sont engagés dans la lutte contre les algues vertes. Cela s'est traduit par une très forte dynamique de contractualisation des Maec (mesures agroenvironnementales et climatiques) à partir de 2015". La préfecture et la région estiment qu'il "faut maintenant capitaliser sur le travail engagé et le prolonger".

La qualité de l'eau "s'améliore mais les échouages d'algues vertes ne sont pas pour l'instant en voie d'être réduits de manière durable", ont-elles souligné dans un communiqué commun. Dans toutes les baies, les concentrations de nitrates dans les eaux ont baissé en cinq ans, "de manière globalement supérieure à celle constatée en moyenne sur les cours d'eau bretons", ont-elles indiqué. La réduction "continue" des flux d'azote vers les baies étant le "seul levier aujourd'hui disponible pour limiter demain les proliférations excessives d'ulves, tout doit être mis en œuvre pour que la tendance à la baisse se poursuive", ont-elles ajouté.

Les orientations de ce futur plan seront adressées au Gouvernement d'ici septembre prochain, a précisé la région.

Réactions3 réactions à cet article

 

On peut toujours espérer voir la FNSEA comprendre que sa politique est désastreuse pour les eaux de Bretagne . Mais autant croire au père Noël .

sirius | 12 juillet 2016 à 13h55
 
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C'est assez logique : l'agriculteur compte moins que "l'agrobusiness", et les agriculteurs sont minoritaires dans leur propre système. La FNSEA est un syndicat de type stalinien (97% des chambres d'agriculture, où les exploitants n'ont que 21 sièges sur 43), dirigé par un industriel de tout ce qui est "autour" de l'agriculture et pèse plus qu'elle : engrais, pesticides, machinisme etc.... Dans ce système, l'agriculteur de base est la "variable d'ajustement " des bénéfices... des autres.

petite bête | 13 juillet 2016 à 11h03
 
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Je suis allée en Bretagne à Douarnenez cet été et j'ai pu constater que les algues vertes, bien qu'enlevées régulièrement, réapparaissent cycliquement. Certaines plages magnifiques sont condamnées et mêmes interdites aux promeneurs et aux baigneurs en raison des émanations toxiques dues à la décomposition de ces mêmes algues . Toute la campagne du Finistère est parsemée de fermes-usines concentrationnaires où les porcs ne voient jamais la lumière du jour, élevés pour être gazés dans des cages à l'abattoir. Les odeurs qui s'échappent de ces "élevages" rendent l'atmosphère aux alentours irrespirable. Voilà ce que nous imposent les mauvaises habitudes de la FNSEA , ce syndicat est une véritable CATASTROPHE. Le ministère de la transition écologique ne joue pas son rôle en n' accompagnant pas les éleveurs à changer RADICALEMENT leurs méthodes, il ne s'agit plus de faire mumuse avec des mesurettes de compensation ou d'amélioration, il faut prendre une fois pour toutes la VRAIE dimension du pb et y remédier drastiquement, donc plus d'élevage concentrationnaire, un point c'est tout. D'autres méthodes existent, il faut aider les éleveurs à réacquérir des terres pour y pratiquer un élevage en plein air digne de ce nom et faire réduire sa consommation de porc à la population. De toutes façons, on sera obligé d'y venir, donc autant commencer tout de suite, quand on sait qu'il faut plus d'une dizaine d'années pour éradiquer un mode de production inapproprié, toutes productions confondues.

gaia94 | 30 octobre 2017 à 17h09
 
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