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Algues vertes : ''la cause la plus probable'' de la mort des animaux dans les Côtes d'Armor

Eau  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

Le 5 août, la préfecture des Côtes d'Armor a publié les résultats des analyses complémentaires réalisées sur les animaux trouvés morts dans le lit du Gouessant (Côtes d'Armor). ''En l'état actuel des données, les seuls résultats significatifs portent sur l'hydrogène sulfuré (H2S)'', émanation toxique des algues vertes, note la préfecture. Samedi, le secrétaire général de la préfecture a reconnu que les algues vertes étaient ''la cause la plus probable'' de la mort des animaux.

''Explorer toutes les pistes possibles''

Le ragondin retrouvé mort le 31 juillet dans l'estuaire du Gouessant présentait lui aussi du H2S dans les poumons (2,45 mg/kg), selon les résultats de l'analyse menée par les laboratoires de l'école vétérinaire de Lyon. La semaine dernière déjà, cinq sangliers autopsiés présentaient des traces de H2S dans les poumons et une laie présentait des traces de H2S dans le sang.

En revanche, la recherche d'autres produits toxiques s'est révélée infructueuse. Les analyses complémentaires réalisées sur sept sangliers (1 mâle, 3 laies et 3 marcassins) n'ont pas permis de mettre en évidence dans les bols alimentaires prélevés, la présence d'anticoagulants, d'insecticides organophosphorés, de carbamates et de chloralose (sauf pour une laie à 5μg/g). Mais la préfecture souhaite que de nouvelles recherches toxicologiques soient menées par l'école vétérinaire de Lyon sur d'autres types de molécules toxiques ''afin d'être certain d'avoir exploré toutes les pistes possibles''. Les résultats ne seront pas connus avant la fin de cette semaine.

Les recherches sur la présence éventuelle d'anatoxines de type A produites par des cyanobactéries dans le lit du Gouessant, réalisées par le laboratoire de l'école de santé de Rennes, sont également négatives.

Analyses atmosphériques : pas de risque immédiat pour les riverains

Par ailleurs, la préfecture a annoncé la mise en place de la mission de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) et d'Air Breizh de mesures atmosphériques et de mesures des émanations de gaz par les vases du Gouessant. ''Les première mesures permettent de constater, dans l'air ambiant de l'estuaire, l'absence de gaz toxique à des doses pouvant entraîner un risque immédiat pour la population riveraine''. Cependant, ''il est rappelé que les accès au cours d'eau du Gouessant et à la plage Saint Maurice de Morieux sont toujours strictement interdits''.

Septembre : signature du projet de territoire de Saint-Brieuc

Enfin, la préfecture indique que le projet de territoire du bassin versant de Saint-Brieuc devrait être signé en septembre entre l'ensemble des partenaires, pour un montant d'environ 25 M€. Il prévoit notamment des préconisations pour l'ensemble des exploitations portant sur les pratiques agronomiques (règles de fertilisation...), l'évolution des systèmes agricoles (introduction de nouvelles cultures ou prairies dans la rotation, changement de productions, passage au bio), les aménagements fonciers pour favoriser l'augmentation de la sole en herbe, l'implantation des haies, l'implantation des zones humides à l'échelle des baies (fait par collectivités locales) et à l'échelle de l'exploitation. Il devrait notamment fixer un objectif de reconversion de 9.000 ha de zones humides cultivées en prairies avec une gestion extensive des prairies en zones humides et de 145 exploitations en bio ou en système herbager.

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