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Actu-Environnement

Algues vertes : les agriculteurs bretons font leurs propositions

Agroécologie  |    |  Déborah Paquet Actu-Environnement.com
Chambres d'agricultures, syndicats, coopératives, organisations de l'agriculture et l'agroalimentaire en Bretagne se sont regroupés pour former un Comité, CAP Bretagne qui a pour mission de ''valoriser les initiatives prises par les agriculteurs bretons, plus particulièrement dans le domaine de l'environnement''. La prolifération des algues vertes fait partie des thèmes sur lesquels CAP Bretagne se positionne et propose des mesures précises. Tout d'abord, en amont d'actions sur les exploitations agricoles, le Comité soutient la généralisation du ramassage des algues directement en mer au niveau du rideau. Objectif : collecter les algues avant échouage et limiter l'ampleur de la marée de l'année suivante. Ensuite, au sein des territoires agricoles, deux sites expérimentaux vont permettre de tester des actions correctrices. Développement de l'exploitation du fourrage et méthanisation sont préconisés.

Deux zones tests

Les zones retenues se situent dans les Côtes d'Armor (22) et se caractérisent par un milieu récepteur en forme de baie plus ou moins ouverte, peu profonde et affichant un taux de renouvellement de l'eau plus ou moins faible.

La première est le bassin de Lieue de Grèves à Lannion qui réunit 170 exploitations, largement orientées vers l'élevage laitier sur 12.000 ha. En partenariat avec l'INRA, 12 fermes pilotes vont mettre en place sur 3 à 4 ans des démarches afin de limiter au maximum les fuites de nitrates. Au niveau de l'aménagement du territoire, CAP Bretagne souhaite favoriser le développement de systèmes plus herbagers pour limiter les fuites d'azote, grâce notamment à la production de fourrage. L'idée de co-méthanisation des déchets organiques et des déjections est également à l'étude.

La deuxième zone concernée est la Baie de Saint-Brieuc qui compte 1.900 exploitations réparties en productions variées : bovins lait et viande, porcs, aviculture, cultures annuelles… Elle regroupe 5 bassins versants sur 65.000 ha de surface agricole. Les propositions s'articulent autour d'une complémentarité entre production agricole et production énergétique. CAP Bretagne propose de convertir des cultures annuelles en cultures pérennes : fourrages à haute valeur protéique pouvant être déshydratés, ou biomasse. L'accent est mis sur la méthanisation : via les effluents d'élevage pour une meilleure valorisation de l'azote produit sur le territoire et une réduction de l'utilisation d'engrais chimiques, et via les algues vertes en utilisant notamment la chaleur excédentaire pour sécher les fourrages. CAP Bretagne souligne en outre l'importance de la mise en place d'un dispositif de suivi de l'azote dans le sol après récolte.

Les agriculteurs attendent maintenant que leur contribution soit prise en compte par l'Etat. Ils appellent les élus locaux et régionaux à les soutenir dans ce plan de lutte contre les algues vertes et pour la préservation de leur activité.

Réactions3 réactions à cet article

 
Algues vertes

Enfin !!!
Les professionnels agricoles prenne l'initiative de mesures pour régler le problème des algues vertes : c'est une première... Depuis toujours, les agriculteurs ont subi l'application de mesures décidées "ailleurs", sans vraiment être consultés. Résultat : justement, y a pas eu de résultats !
Cette fois, je suis persuadé que ça va changer très rapidement car il y a une réelle motivation.
Lmdhara

lmdhara | 17 décembre 2009 à 09h40
 
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hallucinant

Avant je buvais beaucoup de bière, et j'urinais énormément dans le vivier du voisin. Maintenant je bois moins de bière, et quand j'urine c'est dans mes toilettes : j'espère que les pouvoirs publics locaux et nationaux vont tenir compte de mes efforts, notamment au niveau de mes primes ...

collembole | 17 décembre 2009 à 13h57
 
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que font les services de l'état ?

depuis le temps que dure le problème, comment se fait-il que les services de la préfecture ou de la DDA n'aient pas encore construit une usine de compostage pour confiner la nuisance et récupérer du biogaz ? n'est-ce pas une élimination de déchets ?

lambada | 18 décembre 2009 à 23h27
 
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