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Pneus usagés : la valorisation énergétique s'est envolée en 2013

Déchets  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com

La valorisation énergétique des déchets pneumatiques a le vent en poupe. Ce n'est pas nouveau, mais le mouvement semble s'accélérer. C'est ce qui ressort des chiffres 2013 d'Aliapur, l'organisme en charge de la collecte et de la valorisation des pneus usagés, qui affichent pour la première fois un taux de valorisation énergétique supérieur à 50%.

En 2013, 54,89% des 249.192 tonnes de pneus usagés valorisées par Aliapur l'ont été dans le cadre de la valorisation énergétique. La progression de la valorisation énergétique est particulièrement frappante puisqu'en 2012 ce mode d'élimination ne représentait "que" 48,36% du total des pneus usagers traités par Aliapur.

Le grand perdant est le recyclage qui voit sa part réduite d'année en année : la valorisation matière ne représente plus que 28,08% des pneus traités, contre 33,32% en 2012 et 37,54% en 2011.

Quant à la réutilisation, elle est relativement stable. Après avoir représenté 17,40% et 18,32% des pneus usagés traités en 2011 et 2012, le rechapage et la vente d'occasion représentent 17,03% des pneus traités par Aliapur en 2013.

Agréer ou non Aliapur ?

Ces chiffres sont publiés au moment où l'Etat est sur le point de signer un décret encadrant la filière de traitement des déchets pneumatiques. Ce texte "introduit le principe d'objectifs plus précis, notamment en termes (…) de recyclage et valorisation des déchets de pneumatiques", expliquait le ministère de l'Ecologie à l'occasion de la mise en consultation du texte. Mais, contrairement à l'ensemble des autres éco-organismes en charge d'une filière de responsabilité élargie du producteur (REP), le projet de texte ne prévoit pas d'agréer Aliapur.

L'agrément de l'ensemble des éco-organismes figure pourtant de manière récurrente parmi les propositions visant à améliorer et à harmoniser le fonctionnement des filières REP. Le 15 mai, à l'occasion de l'examen en première lecture par l'Assemblée nationale du projet de loi sur l'économie sociale et solidaire (ESS), un amendement écologiste a été adopté afin d'étendre le dispositif de l'agrément à l'ensemble des filières REP. Directement visée, "la filière des pneumatiques (…) qui collecte quasi-intégralement les déchets de pneumatiques, mais dont les performances de recyclage ont diminué au cours des dix dernières années". Les députés estiment qu'"il est nécessaire d'accentuer le pilotage de cette filière par les pouvoirs publics, ainsi que le dialogue entre les parties prenantes, afin que l'ensemble des acteurs puisse se mobiliser autour d'un projet commun".

Réactions1 réaction à cet article

 

Quand les possibilités (techniques et financières) du recyclage ou d'une valorisation matière existe, dans un contexte de raréfaction des ressources, il me semble quasi abérrant d'en faire de la valorisation énergétique. Je crois que nous avons déjà assez de déchet pour mettre dans les incinérateurs reliés à des réseaux de chaleur. Et si il s'agit de produire de l'électricité, avec les pertes je ne serai pas surpris que la production électrique ne dépasse pas celle qui diffère entre la production d'un pneu neuf et celle d'un rechapage. A vérifier naturellement...

Tombour | 27 mai 2014 à 11h13
 
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