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Actu-Environnement

L'alimentation représente un quart de l'empreinte carbone des Français

La consommation de viande et de produits laitiers tient une place prépondérante dans l'empreinte carbone de l'assiette des Français, selon l'Ademe. Revoir les régimes alimentaires et les modes de production réduirait ce poids.

Infographie  |  Agroécologie  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com

L'Ademe a évalué l'empreinte carbone de l'alimentation des Français et conclut qu'elle représente un quart de leurs émissions, dans une étude publiée à l'occasion du salon de l'agriculture, mardi 26 février. L'agence identifie deux leviers complémentaires pour réduire cet impact sur le climat : une amélioration des pratiques agricoles et une évolution des régimes alimentaires. L'étude sous-estime certainement l'impact carbone de l'alimentation puisqu'elle ne prend pas en compte les emballages ou encore le traitement des déchets.

La production agricole représente les deux tiers de cette empreinte carbone, loin devant les transports et la transformation. "Le méthane lié à la fermentation entérique des ruminants et aux effluents d'élevages, représente 44 % des émissions émanant de la production agricole. Le protoxyde d'azote issu principalement de l'usage de fertilisants azotés sur les sols agricoles, est responsable de 34 % de ces émissions", indique l'Ademe. Si deux tiers des aliments consommés sont d'origine végétale (céréales, fruits, légumes), les produits d'origine animale (laitages, viande) consomment près de 80 % des surfaces agricoles nécessaires à l'alimentation des Français. L'élevage est donc un gros poste d'émission.

Pour réduire cet impact, l'Ademe préconise l'optimisation de la fertilisation azotée et une meilleure valorisation des engrais organiques, l'introduction de couverts végétaux, le développement des légumineuses, la réintroduction des haies et le développement de l'agroforesterie, le maintien et l'optimisation de la gestion des prairies, l'optimisation des apports protéiques en alimentation animale et la valorisation des déjections en fertilisation et pour produire de l'énergie (méthanisation).

Le transport et la transformation constituent également des postes de consommation d'énergie élevés. En réorientant leurs pratiques alimentaires, les Français peuvent permettre de réduire leur empreinte carbone. "Par exemple, en privilégiant les produits locaux et de saison et en mangeant moins de viande mais de meilleure qualité et issue d'élevages de proximité".

Réactions37 réactions à cet article

 

Bonjour
Infographie intéressante, mais comme souvent limitée.
26 million d'ha, OK mais qui est capable de mettre une réalité derrière ? C'est combien du territoire français ? Combien de ces ha sont en fait dans d'autres pays ?
1/4 de l'empreinte carbone, ça semble beaucoup, mais quelle est la marge de marge de manœuvre ?
Et puis ce serait bien que l'ADEME complète en comparant divers régimes alimentaires : le statistiquement moyen ; le végétarien ; le uniquement bio ; le uniquement local...
Ça aiderait à faire des choix.

Viniasco | 27 février 2019 à 08h57
 
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Bonjour,
26 Mha, c'est l'équivalent de la surface agricole française (28 Mha). L'étude ne précise pas quelle part est située sur le territoire national. De plus, une partie des productions françaises sont dédiées à l'export.
Pour davantage d'informations, je vous conseille de lire la synthèse de l’étude : http://www2.centre-cired.fr/IMG/pdf/empreinte-carbone_alimentation_france_vf.pdf

Sophie Fabrégat Sophie Fabrégat
27 février 2019 à 09h45
 
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Ras le bol de la dictature anglophone et de ses serviles serviteurs. Pourquoi ne parle-t-on pas au salon de l'agriculture du "dénigrement des agriculteurs" au lieu de "ce que vous savez"

Ceci toute personne prétendant être totalement soucieuse de l'environnement et qui n'est pas au minimum végétarienne est totalement incohérente

Comme dit une "image" que je ne peux mettre ici "La défense de l'environnement commence dans votre assiette"

Un végétarien depuis 1972

Sagecol | 27 février 2019 à 10h34
 
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@Sagecol
Du point de vue environnemental, vaut-il mieux être carnivore (modéré) bio ou végétarien non bio ?
La question est honnête et je n'en connais pas du tout la réponse, même si le mieux serait évidemment d'être végétarien bio.

Viniasco | 27 février 2019 à 10h46
 
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@Sagecol : si vous avez la chance d'être "totalement soucieux de l'environnement " sans contradiction, je vous en félicite.
Mais j'en doute : respirer c'est émettre du CO2, don renforcer le changement climatique. Que signifie donc "totalement" ?
Pour moi, être totalement soucieux de l'environnement c'est avoir une empreinte écologique soutenable, c'est à dire généralisable à l'ensemble des 7,6 milliards d'êtres humains. Est-ce votre cas ?

Christophe Vieren | 28 février 2019 à 10h45
 
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@Viniasco : les impacts environnementaux de toute activité humaine (consommation de bien et de service) sont en effet (très) nombreux. généralement, lors des Analyses de Cycle de Vie, c'est à dire du Berceau à la tombe, sont définis une quizaine de types d'impacts (changement climatique, biodiversité, épuisement des ressources, impacts sanitaires, .....). C'est pourquoi il est rare qu'une activité soit sur tous les impacts meilleures que les autres.
Or donc entre "carnivore (modéré) bio" et "végétarien non bio ", difficile de conclure : bio => plus de respect de la biodiversité (entre autres avantages) , végétarien => plus de respect du climat (entre autres avantages). Qu'est-il plus important le climat ou la biodiversité ?
D'autres critères pourraient en outre également influer les impacts environnementaux de votre alimentation : provenance des aliments (locaux ou pas), produits de saison ou pas, produits transformés ou pas, ....

Christophe Vieren | 28 février 2019 à 10h54
 
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Excellente question,Viniasco. Je vous remercie de l’avoir posée

Remarque préalable : chaque fois que vous lisez ou entendez « Les Français », il faut vous dire que la suite n’est pas très sérieuse, car les Français ça n’existe, mais aussi parce que des petits Guyanais à poil font partie des Français et du dividende avec lequel on a obtenu un quotient forcément faux. En oubliant qu’une fraction non négligeable des habitants des la France ne sont pas français. Et que les nombreux touristes génèrent de la pollution et des déchets entre autres


Et c’est ainsi, par exemple au passage, que tous les chiffres Déchets de l’ADEME dont j’ai connu le département AVANT sa naissance, si je puis dire, en militant, puis en professionnel, sont faux et trompeurs

Quoique pionnier s’il en est de la démocratisation du bio, je ne peux pas vous répondre avec infaillibilité.

Alors que l’ACV est un concept – démodé ? - sujet à réserves. Faut-il comptabiliser pour calculer l’impact carbone de la production de votre botte de poireaux bio une fraction de la pollution engendrée en venant au boulot en voiture par le mécanicien du garagiste qui répare parfois le tracteur du maraîcher bio.


En fait si manger bio pollue moins votre corps déjà forcément très agressé par ailleurs , çà ne peut n’être que positif… y compris pour le climat, et la biodiversité

Il y a plusieurs raisons, qu’on ignore ou non la sentience animale, de ne pas manger de la viande surtout quand la bête ....

Sagecol | 28 février 2019 à 16h39
 
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Il y a plusieurs raisons, qu’on ignore ou non la sentience animale, de ne pas manger de la viande surtout quand la bête conçue artificiellement et vaccinée n’est pas nourrie localement elle aussi avec du bio, mais avec du soja, par exemple lié à la déforestation amazonienne et à la ruine des petits paysans de là-bas qu’on a contraint à vendre leur terre à vil prix

Quand on a compris cela, on n’est pas carnivore modéré même de viande bio, car on ne voit plus de raison à la modération, sauf pour ne pas faire de la peine à une maîtresse de maison qui vous a invité
Etc.

Sagecol | 28 février 2019 à 16h51
 
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@ Christophe Vieren
Je suis totalement soucieux de l'environnement, mais très imparfait et avec des contradictions permanentes ou occasionnels

"c'est avoir une empreinte écologique soutenable, c'est à dire généralisable à l'ensemble des 7,6 milliards d'êtres humains. Est-ce votre cas ?"

Pouvez-vous développer, SVP, Merci

Sagecol | 28 février 2019 à 18h07
 
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Cette étude ne donne que des chiffres pour cette période actuelle. Que savons nous des chiffres d'il y a 10,20, 30, 40 ans? Etait-ce mieux? Pire?
Les problématiques sont toutes imbriquées les unes dans les autres, il n'y a pas , pour moi, UNE solution, sinon éventuellement que d'appliquer celle qui nous paraît la plus cohérente par rapport à notre perception et notre mode de fonctionnement.
Le bio est une imposture, surtout depuis que la grande distribution s'en est emparé. Allez plutôt sur vos marchés, voir les producteurs (pas les grossistes). Ils ne sont sans doute pas tous certifiés bios sans pour autant être toxiques, en tout cas pas plus que du bio canadien ou brésilien. Et personne n'empêche de faire soit même ses propres cultures (pour qui le peut).

nimb | 28 février 2019 à 22h50
 
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@Sagecol : pour que les activités humaines (= consommation en gros avec la production qui la nécessitent) puissent, avec la population actuelle7,6 milliards. Probablement 10-11 d'ici 2050) se pérenniser, chaque humain doit avoir une empreinte écologique de environ 1,6 ha. Aujourd'hui l'empreinte écologique moyenne d'un français est de 5,6 ha (et de 2,2 ha pour l'humain moyen).
Tout humain qui dispose d'une empreinte écologique supérieure à 1,6 ha (valeur se réduisant au fur et à mesure que la population mondiale croît) ne peut donc se considérer comme " totalement soucieux de l'environnement", exactement comme vous considérer qu'un terrien qui "n'est pas au minimum végétarienne est totalement incohérente".
Laissons à chacun le soin de gérer ses contradictions en fonction de ses désirs, plaisirs, contraintes, . . . Certains choisiront de réduire voire supprimer la viande, d'autres choisiront de supprimer des activités - qui ont toute un impact environnemental négatif - que vous avez choisi de conserver.
Si vous souhaitez connaître votre empreinte écologique, un calculateur parmi d'autres : https://www.wwf.ch/fr/vie-durable/calculateur-d-empreinte-ecologique
Notons que la plupart des calculateurs (celui-là je ne sais pas) ne prennent pas en compte dans l'empreinte écologique des individus, leurs consommations de services publics, c'est à dire tous ceux liés aux dépenses publiques hors prestations sociales monétarisées (RSA, pension, allocations, ...).

Christophe Vieren | 01 mars 2019 à 12h14
 
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@nimb : dire que le bio est une imposture me semble caricatural, voire faux. Bio signifie sans pesticide de synthèse. Et c'est déjà beaucoup.
Evidemment, cela ne dit rien sur la provenance et le mode de culture (en serre chauffée par exemple). Faute de telles informations, si l'on ne peut allez sur les " marchés, voir les producteurs (pas les grossistes)" ET les interroger sur leurs mode de production (serres chauffées, pesticides, ...) en faisant confiance à leurs déclarations, le bio n'est pas parfait, mais "statistiquement" mieux que le non bio. Et l'on peut éventuellement choisir du bio local (sur les marchés, il n'y a pas que du local non plus).

Christophe Vieren | 01 mars 2019 à 12h21
 
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@Sagecol : si l'ACV n'est pas parfaite et s'améliore chaque jour, cela reste le moins mauvais moyen d'estimer l'impact de nombreux produits. Faute de disposer de toutes les 'informations disponibles, on ne peut faire, hélas mieux.

Christophe Vieren | 01 mars 2019 à 12h26
 
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Voilà de la matière pour misanthropes. Certains se déchaînent depuis longtemps sur ce fil. Se nourrir a effectivement un impact sur l'environnement...
Bravo à l'ADEME dont, comme le rappelle brièvement l'exemplaire Sagecol (trois génuflexions, quatre ave et douze pater, Amen), la qualité scientifique des études est mondialement connue. Je rappelle que cette agence n'est pas dérangée, dans les "empreintes carbone", par des chiffres du genre 30 g +/- 1kg...

Albatros | 01 mars 2019 à 17h52
 
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Je salue l'intervention de nimb, très à propos quant à l'arnaque majuscule du bio.
Excellent week-end à tous.

Albatros | 01 mars 2019 à 17h54
 
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Bonjour
Un article qui montre comment réduire son bilan carbon par son alimentation : http://www.amaplescourgettes.eu/le-changement-climatique-le-giec-et-le-panier.html

sylvain Faivre | 03 mars 2019 à 07h05
 
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Sacré Albatros.

Si vous n'étiez pas précieusement ici, il faudrait en trouver un autre

Je ne suis en rien exemplaire, mais j'ai fait aux dépens de mes modestes revenus du moment et comme futur retraité des choses rares d'intérêt général.

Ça m' a amené, entres autres, a bien connaitre l'ADEME Déchets et les faiblesses de ses analyses et conclusions.

L'illustration parfaite étant irrationalité du kilotage de déchets attribué chaque année à chaque Français (qui prend une majuscule)

Sur le fond du sujet il peut sembler évident, avec un minimum d'informations, qu'à défaut d'être un prudent végétalien pur sucre (roux évidemment !) ne pas manger de viande est meilleur pour sa santé (physique et méta-physique), pour de nombreux petits paysans de l'ex-Tiers-Monde et pour la planète.

Même si l'évolution climatique cyclique est multi-millénaire, ce qui ne nous dispensait pas de limiter ses impacts sur les humains de la fin du XX° siècle

Sagecol | 04 mars 2019 à 09h04
 
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Puisqu'il est question de choix nutritionnels, je souhaiterais, très sérieusement, avoir l'avis de l'un ou l'autre d'entre vous sur les questions suivantes

Qu'est-ce qui (a)  fait qu'un "fœtus de poule" est mâle  ou femelle ?

Une poule non couverte par un coq produit-elle autant d’œufs de même taille qu'une" poule mère"   ?

Serait-ce  vegétalement et anti-spécistement défendable  de manger des œufs  non fécondés pondus par une poule qu'on laissera(it) mourir de sa belle mort ?

Précision pour Albatros et équivalents : les végans que je ne suis pas et suis pas non plus en déplorant la violence contre-productive de certains refusent tout ce qui vient d'un animal, miel des abeilles inclus par exemple et veulent donc que les animaux "utiles" aux humains meurent de vieillesse.

A l'origine les poules pondaient-elles que "pour faire des enfants" ?

En sus de divers usages il semble qu'il y ait de bonnes choses dans l’œuf pour notre santé, même si elles sont probablement trouvables ailleurs dans les végétaux.

Sagecol | 04 mars 2019 à 09h21
 
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Juste une suggestion pour se faire une idée du "bio": lisez simplement les règlements (l'actuel 889/2008 et le 2018/848 qui le remplacera).
La connaissance de ce mouvement (fondé sur le dénigrement) est en fait le meilleur moyen de se faire une opinion.
La rencontre des grands prêtres des commissions "bio" est aussi très instructive sur le sectarisme ambiant (et l'obsession de la conservation des actuelles marges des Biocoop et consorts).
Excellent appétit.

Albatros | 04 mars 2019 à 19h55
 
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@Albatros : et comment se forge-t-on une "connaissance de ce mouvement fondé sur le dénigrement (de quoi ? De qui ?)

Quoi qu'il en soit, à la cupidité de l'UIPP et autres industries de l'agriculture intensive qui détruisent la biodiversité et notre sant à grand renfort de pesticides, je préfère "sectarisme ambiant (présumé) des commissions Bio" qui n'a au moins pas ces inconvénient ASSUREMENT mortifère !
Il y a probablement mieux que le bio si tant est que l'information soit facile à trouver et la vérification ou la confiance possible.

Christophe Vieren | 05 mars 2019 à 11h28
 
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Disons qu'il y a mieux que le bio AB et la peu fiable feuille verte étoilée européenne.

Il y a la prometteuse marque Bio Cohérence

Sagecol | 05 mars 2019 à 14h12
 
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Pas besoin d'écrire en majuscules pour analyser froidement la comm' des adeptes de la religion "bio". Juste regarder les méthodes que ne renieraient pas les mafieux (dont appels au boycott de concurrents) et identifier les financeurs des campagnes à la Seralini ou Veillerette. Quant à la "vérification de la confiance", analysez les pratiques et les "tolérances" des certificateurs (voir le rapport 2017 de la DGCCRF sur les tromperies du bio).
Concernant les industriels de la chimie, ils sont effectivement au moins aussi cupides que les margoulins du bio... sans le prétexte de la vertu.

Albatros | 05 mars 2019 à 14h27
 
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@Albatros : merci pour l'info sur Bio cohérence. Mieux que l'AB, il existe aussi Nature et Progrès si je ne m'abuse J'en ignorais totalement l'existence. C'eut été préférable de montrer la "supériorité" de ce label sur l'AB plutôt que de faire accroire que label AB n'est pas mieux que pas de label !

Je conclurais donc par un classement : Bio cohérence et/ou Nature et Progrès > Bio AB > AB européen > Pas de label ou label autoproclamé.
Car le parfait (ou présumé l'être) est l'ennemi du mieux !
Et à chacun de faire au mieux en fonction de ses possibilités de tout ordre.

Biocoop promeut également ce label si j'en crois wikipedia. ET chaque filière à ses défauts et qualité

_______________________
ps : Cela dit la caricature (appel au boycott = pratique mafieux !!!! Revois le Parrain !) ainsi que le dénigrement que tu fais de l'AB ressemble beaucoup à ce que tu leur reproches (sectarisme ambiant) et ne sert pas ton discours. Dommage !
Un peu de (bio) cohérence l'Albatros, stp.
Au moins pour le respect de ce magnifique oiseau.

Christophe Vieren | 05 mars 2019 à 15h57
 
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@Christophe Vieren : C'est pas le dénigreur quasi-systématique Albatros - à croire qu'il est payé par cette chère Mme Lambert - qui a évoqué Bio cohérence

En fait la marque (qui n'est pas un label) Bio Cohérence a été conçu par des gens estimant, sauf erreur (voir leur site) , que les labels bio français influencés regrettablement par Bruxelles dont la feuille verte est jugée peu fiable, n'étaient pas restés aussi réalistement exigeants qu'avant , y compris au niveau des contrôles.

Quoiqu'il en soit, alors qu'il y a d'autres labels fiables comme Demeter ou Organic, moins le produit est traité a fortiori "chimiquement", mieux c'est pour la santé et souvent plus c'est goûteux ce qui ne gâche rien.

Où est la logique électoraliste de Macron quand il dit qu'il faudra réduire les engrais de synthèse pour 2025 ? Si c'est mauvais, c'est mauvais.

Sagecol | 05 mars 2019 à 17h25
 
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@Sagecol : c'est à toi que devaient aller mes remerciements pour l'information sur l'existence de Bio cohérence (cf. mon message précédent à Albatros!

@Albatros : je ne retire donc que mes remerciements pour cette info dont je t'attribuais la paternité. Cela ne fait "qu'aggraver ton cas" puisque du coup, tu dénigres mais ne proposes aucune alternative . J'en arriverais presque à te soupçonner de rouler pour l'UIPP et tous ses acolytes !

Christophe Vieren | 05 mars 2019 à 17h28
 
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Le dénigrement du conventionnel est la pratique constante du bio.
L'alternative, c'est de ne pas se faire avoir par des étiquettes vertes ou plus vertes que vertes.
Et on retrouve encore l'accusation d'être "payé par X ou Y" dès qu'on a un avis divergent. Eh bien non, je ne suis payé ni par UIPP ni par FNSEA et je dispose de mon libre arbitre.
Sincères salutations.

Albatros | 05 mars 2019 à 18h49
 
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@Albatros : tu n'as pour l'instant pas apporté la moindre preuve qu'en achetant AB (le seul label que tu as dénigré) on se fait plus avoir qu'en achetant sans label ou des labels autoproclamés !
Oui, le label AB n'est pas parfait et a régressé en se calquant sur la législation européenne bien plus laxiste (autorisation d'un taux d'OGM 9 fois supérieur au seuil de détectabilité, soit 0,9% au lieu 0,1%, ...)
Oui les industriels se se font du gras sur le label AB !
Oui le cahier des charges AB ne contient aucune contrainte sociale. On le sait. Et les produits non AB NON PLUS
Oui le cahier des charges AB ne donnent aucun indication sur la "quantité" de transports contenue dans l'aliment ou le produit transformé (difficile de savoir ou sera vendu le produit). On le sait également. Mais les produits non AB NON PLUS !
Qu'il y ait des fraudes dans le label AB, oui probablement.
Cependant, jusqu'à preuve du contraire, il y a statistiquement beaucoup moins de pesticides sur les champs et dans les produits AB et a fortiori Bio cohérence ou Nature et Progrès ou Demeter !

En tout état de cause aucune activité humaine n'échappe aux fraudes. Et les produits non labellisés fourmillent d'exemples de fraudes. D'ailleurs faute de réglementation contraignante, elles n'ont même pas besoin de frauder pour nous vendre des produits toxiques !
Albatros, vous déclarez ne pas rouler (consciemment) pour la FNSEA ou l'UIPP. Probablement. Cependant vous en faites inconsciemment le jeu !

Christophe Vieren | 06 mars 2019 à 11h40
 
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Cher Monsieur.
La litanie de vos "Oui" me confirme dans l'opinion que le commerce bio n'est pas "meilleur" que le commerce conventionnel. Je ne dis pas qu'il est "pire", au contraire des thuriféraires du "bio" qui disent que les conventionnels sont tous des pourris (ça, c'est du dénigrement). Nombre de conventionnels travaillent très bien.
Quant à ma conscience, je vous remercie de lui foutre la paix et je souhaite rester maître de mes choix sans être abusé par les surenchères de pureté de la religion du "bio".
NB: j'ai longtemps bossé dans le contrôle et la certification, je vous assure que les mailles du filet que représente le contrôle sont assez large pour que la différence bio/non-bio soit infime.
Merci pour cet échange.
Sincères salutations.

Albatros | 06 mars 2019 à 12h30
 
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@Albatros : vous pouvez m'assurer ce que vous voulez au prétexte une vous auriez travaillé dans le contrôle et la certification, je doute que vous arriviez à me convaincre que le tonnage de pesticides de synthèse à l'hectare (ou au kg de produits si vous préférez) soit aussi important en Bio (AB ou autre label ou marque) qu'en non bio.

Même si de nombreux complots ont pu être mis en évidence de par le passé, vous aurez du mal à me faire croire à un complot entre entre les certificateurs et les producteurs AB. Ou alors il faudrait m'expliquer pourquoi les aliments AB contiennent (statistiquement) moins de pesticides que les aliments conventionnels.

Vous avez bien sûr le droit de ne pas apporter de crédit aux analyses de Générations Futures dont le combat depuis sa naissance a été la lutte contre les pesticides (de synthèse). Pour Que choisir qui arrivent aux mêmes conclusions, ce sera plus difficile de de démontret un conflit d'intérêt !

Maintenant que "Nombre de conventionnels travaillent très bien.", c'est tout à fait possible. Encore faudrait-il préciser ce que cela signifie ! N'utiliseraient-ils pas plus de pesticides que dans l'AB ou autre label bio ? C'est possible leur intérêt (financier) serait d'acquérir un label bio de leur choix !

Perso, urbain comme nombre de mes concitoyens, je ne connais pas d'agriculteurs en les déclarations desquels je pourrais avoir confiance !

Christophe Vieren | 06 mars 2019 à 14h32
 
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Qui a parlé de complot ?
Le seul reproche que je fais aux "bio" est le reproche qu'un laïc fait à une église: le besoin de "conversion", le culte de la "pureté" et la propension au dénigrement de tout ce qui n'est pas dans le dogme.
Les conventionnels font leur boulot avec les outils qui sont à leur disposition.
J'ai eu l'heur d'approcher quelques membres de commissions et syndicats "bio": ils sont surtout focalisés sur les marges générées.

Albatros | 06 mars 2019 à 15h13
 
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L’AB apporte MOINS de pesticides ? Sans doute. Mais de ce que j’en sais, on ne parle pas de produits SANS AUCUN PESTICIDE, juste que les aliments ne contiennent pas les pesticides qui sont présents sur une liste. C’est bien çà ? De la même manière, qui oblige un traditionnel non AB à utiliser TOUT pesticide autorisé ? Personne.
Les labels AB diffèrent selon les pays. Résultat : on peut se retrouver avec un AB argentin conforme au label local, mais pas au label français. Dès lors, pourquoi le retrouver en France sous AB, alors qu’à la limite, un français non AB est plus « propre »…
De tout ce que j’ai lu au sujet des produits AB, depuis 20 ans, on parle de non pesticides MAIS EN PLUS, on parle de produits au goût plus « vrai », de conditions sociales plus justes, de produits qui se conservent plus longtemps, etc…. un peu comme on nous a vendu le Développement Durable (environnement + social + équitable).
Depuis 20 ans, je vois ce qu’est devenu le AB … à vrai dire un peu comme le Développement Durable, on privilégie le 1/3 économie et on laisse les miettes pour le social et l’éthique.
(Fin du 1er message)

nimb | 06 mars 2019 à 21h18
 
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(Début du 2e message)
Pour en revenir au théoriquement « blanc » (bio), moi je vois du bio vendu en grande surface, avec les conditions de production de la grande distribution (grandes échelles) qui n’ont rien à voir avec celles du petit producteur : produits élevés sous serre, récolté comme les non-bios, donc pas mûrs, à des tarifs bien plus juteux (pour le magasin), convoyé par bateaux ou avions (super le DD !) mais au final, on se retrouve avec un produit pas meilleur ni pour le goût, ni pour le producteur. Juste avec un peu moins de pesticides. Super ! J’ai juste l’impression de ne pas avoir vidé mon porte monnaie pour la bonne personne, alors que normalement, çà fait partie du deal.
Quelqu'un parlait de marges.. ben oui, tout commerce se doit d'en faire, certes.... mais s'il pouvait en faire avec de vrais produits, comme la théorie le prétend, ce serait mieux.
Donc pour moi, le bio, j’ai beaucoup de mal, c’est beaucoup de « greenwashing » bientôt, à ce rythme, on arrivera à nous vendre de l’eau bio, ou même des clopes bios…… çà laissel’impression d’un attrape-gogos pour citadins. Et puis, manger bio, et en même temps, cramer 1 paquet de clopes par jour, et filer des jouets bourrés de plastifiants à son gamin … sais pas, çà manque de modestie, voire de logique. Je ne dis pas que je ne consomme pas AB. C’est juste que c’est un élément à considérer, mais il y a d’autres paramètres à adopter en même temps, pas que celui là.

nimb | 06 mars 2019 à 21h21
 
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Une dernière chose, concernant les tests de l'UFC ou autres assos de consommateurs. J'attends avec intérêt leurs explications pragmatiques sur ce que veulent dire leurs "traces". En laboratoire, on bosse par rapport à des limites quantifiables, du réel. Et je n'ai jamais rien lu de concret à ce sujet chez UFC..... au passage, ce genre d'organisme est là pour vendre du papier, et il ne s'en cache pas en réunions de normalisation.

nimb | 07 mars 2019 à 09h42
 
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Lisons juste les règlements bio (889/2008 et 2018/848) et dégonflons la baudruche...

Albatros | 07 mars 2019 à 13h38
 
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@Albatros : ah mais non ! Comme tu sembles les avoir lus en long en large et en travers, tu vas nous en faire l'exégèse pour nous démontrer que le nouveau cahier des charges des produits bio permettra d'utiliser autant de pesticides de synthèse (entre autres saloperie) que dans le conventionnel où près de 200 substances actives sont autorisées en open bar (liste ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_substances_actives_de_produits_phytopharmaceutiques_autoris%C3%A9es_par_l%27Union_europ%C3%A9enne)
D'avance un grand merci ;-)

Christophe Vieren | 07 mars 2019 à 15h13
 
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@nimb : il n'y a rien à expliquer concernant les substances en trace et les substances quantifiables : une substance en trace signifie qu'au moins une molécule a été détectée dans un échantillon mais que cette faible quantité trouvée ne permet pas d'en extrapoler une quantité moyenne dans le produit dont est issu l'échantillon.

Christophe Vieren | 07 mars 2019 à 15h19
 
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La notion "open bar" est absolument fausse et dénigrante. Le lien est juste la liste de ce qui est autorisé (wiki).
L'image du bar est appropriée: quand vous entrez dans un bar, vous ne consommez pas tout ce qui est présenté, à moins de pratiquer un alcoolisme dément. Un peu de mesure.
Vous êtes marrant avec "au moins une molécule".
Avec ma plus grande considération.
Excellente soirée.

Albatros | 07 mars 2019 à 15h50
 
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